FLASH INFO – Des gendarmes de la brigade de recherches de Saint-Marcellin ont interpellé huit personnes, lundi 15 septembre 2025 en Isère. Les militaires les soupçonnaient d’avoir piégé un automobiliste en se faisant passer pour des policiers avant de le séquestrer et lui soutirer 75 000 euros en cryptomonnaies. Seuls trois d’entre eux ont fait l’objet d’une mise en examen par un juge d’instruction aux chefs de « séquestration, extorsion et association de malfaiteurs ».
Les gendarmes de la brigade de recherches de Saint-Marcellin ont interpellé, lundi 15 septembre 2025, huit personnes soupçonnées d’avoir séquestré pendant plusieurs heures un automobiliste à Têche, non loin de Saint-Marcellin, avant de lui dérober 75 000 euros en cryptomonnaies, a rapporté franceinfo citant des sources concordantes.
L’affaire remonte à la nuit du 18 au 19 février 2024. De faux policiers circulant à bord d’un véhicule équipé d’un gyrophare et vêtus de blousons frappés du mot « Police » avaient alors intercepté un automobiliste qui venait juste de céder un quad contre une somme en liquide.
Croyant à un véritable contrôle, le conducteur a coupé son moteur et les a laissés approcher de son véhicule avant qu’ils ne le menottent et le contraignent à garder la tête recouverte d’un sac. Séquestré pendant environ quatre heures, il n’a recouvré sa liberté qu’après avoir cédé à la pression de ses ravisseurs, qui lui ont imposé le transfert de 75 000 euros en cryptomonnaies.
Trois des suspects mis en examen par un juge d’instruction
Après voir été placés en garde à vue durant 96 heures par les limiers saint-marcellinois, seuls cinq d’entre eux ont finalement été libérés. Les trois autres, âgés de 24 à 30 ans, ont fait l’objet d’une comparution devant un juge d’instruction du tribunal judiciaire de Grenoble, vendredi 19 septembre.
Le magistrat instructeur les a mis en examen pour « séquestration, extorsion et association de malfaiteurs », une incrimination qui expose les mis en cause à de lourdes peines. Subsiste toutefois une interrogation. En effet, les enquêteurs cherchent désormais à établir si les malfrats ont ciblé leur victime parce qu’il détenait des cryptomonnaies ou s’il n’en est rien.










