FLASH INFO – Magali Guillot, maire de Saint-André-le-Gaz et conseillère communautaire des Vals du Dauphiné, a été définitivement condamnée par la cour d’appel de Grenoble à deux ans de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité. Et ceci pour des accusations d’abus de biens sociaux et d’abus de confiance dans sa gestion de l’Ehpad Les Pérolines. L’ex-élue indique avoir adressé sa démission à la préfecture de l’Isère.
Magali Guillot, maire de Saint-André-le-Gaz et conseillère communautaire des Vals du Dauphiné (dont elle fut présidente), a été condamnée par la cour d’appel de Grenoble à deux ans de prison avec sursis, 20 000 euros d’amende et trois ans d’inéligibilité, lundi 8 décembre 2025. L’élue avait été mise en cause en 2021 pour sa gestion de l’Ehpad Les Pérolines et accusée d’abus de biens sociaux et d’abus de confiance.
Rappel des faits ? En décembre 2019, la société gérée par Magali Guillot avait cessé de reverser des loyers aux trois propriétaires des chambres de la résidence. Le tribunal de Bourgoin-Jallieu avait intimé l’ordre de verser les sommes demandées, le 11 août 2020. Mais, malgré la décision de justice, les propriétaires s’étaient heurtés à un silence total de la société comme de l’élue.

Magali Guillot aux côtés de Jean-Pierre Barbier, quand l’élue exerçait la fonction de vice-présidente à la Santé au sein du Département de l’Isère. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Une situation à laquelle s’étaient ajoutés des soupçons d’enrichissement personnel, Magali Guillot ayant encaissé à son propre usage des chèques provenant des Pérolines ou de pensionnaires. Plaidant la bonne foi, la maire de Saint-André-le-Gaz avait quand même reconnu avoir perçu 30 000 euros, sur fond de manipulation par un ex-compagnon.
En avril 2025, Magali Guillot avait finalement été reconnue coupable par la justice. L’élue n’avait alors fait appel que de sa condamnation à trois ans d’inéligibilité. Toutefois, la cour d’appel a appris, lors de l’audience du 8 décembre, que la mise en cause s’était entretemps désistée de cet appel. Une procédure rendant dès lors sa condamnation définitive. Une lettre de démission a d’ores et déjà été envoyée à la préfecture, a‑t-elle indiqué au Dauphiné libéré.
Reste désormais à la commune de Saint-André-le-Gaz de désigner un nouveau (ou une nouvelle) maire, pour les quelques mois de mandat restants avant les municipales de mars 2026. À noter que Magali Guillot avait également figuré au sein de l’organigramme du Département de l’Isère, où elle avait occupé la fonction de vice-présidente en charge de la Santé. Une délégation qui lui avait été retirée au moment où la presse s’était fait l’écho de sa mise en cause judiciaire.
Crédit photo de une © Magali Guillot – Facebook



Une réflexion sur « Magali Guillot, maire de Saint-André-le-Gaz, définitivement condamnée à trois ans d’inéligibilité »
Pas de dépaysement à Valence pour enterrer l’affaire ? C’est seulement quand ça concerne le mentor Eric de Laurence Ruffin et le soutien Elisa du type parachuté par LFI ?