REPORTAGE VIDÉO – Après les 80 ans de la Libération fêtés en 2024, la Ville de Grenoble a une nouvelle fois célébré l’anniversaire de la remise de la Croix de la Libération par le général de Gaulle. Une cérémonie qui a eu lieu au monument aux morts du parc Paul-Mistral, mercredi 5 novembre 2025, en présence du général Burkhard, nouveau président et délégué national de l’ordre de la Libération.
« C’est une histoire de famille », a confié avec émotion Olivier Treillard, représentant isérois de l’Association nationale des amis de Jean Moulin, mercredi 5 novembre, lors de la cérémonie d’anniversaire de la remise de la Croix de la Libération. Une distinction qui avait valu à la Ville de devenir « Compagnon de la Libération ».
Ce titre attribué également à Paris, Nantes, Vassieux-en-Vercors et à l’Île de Sein avait été remis le 5 novembre 1944, sur la place Pasteur, par le général de Gaulle au maire de l’époque, Frédéric Lafleur, ancien résistant.

Grenoble, 5 novembre 2025. La cérémonie d’anniversaire de la remise de la Croix de la Libération s’est déroulée au parc Paul-Mistral avec le maire Eric Piolle, Pauline Girardot, directrice de cabinet de la préfète de l’Isère, et le général Thierry Burkhard (écharpe rouge). © Louis Servonnat – Place Gre’net
Par décret du 5 novembre 1944, le général de Gaulle avait également cité la ville de Grenoble à l’ordre de l’Armée et lui avait décerné la Croix de guerre 1939 – 1945 avec palme. Une récompense militaire pour des actions de guerre exceptionnelles.
Une mémoire vivante qui s’éteint
« C’est une reconnaissance : celle du sang versé et du courage de femmes et d’hommes devenus extraordinaires par leur refus de la soumission », a commenté Éric Piolle, maire de Grenoble, lors de son allocution. Un discours en lien avec ceux de Pauline Girardot, directrice de cabinet de la préfète de l’Isère, et de l’ancien chef d’état-major des armées, le général Thierry Burkhard, président-délégué national de l’Ordre de la Libération depuis le 1er octobre 2025.
« C’est la consécration de ce que les réseaux de résistance ont accompli, en contribuant à libérer notre pays du joug nazi, au péril de leurs vies », a souligné Eric Piolle. Qui a aussi rappelé le devoir de mémoire lié à ces événements.
Un devoir d’autant plus essentiel que les derniers témoins de la Résistance s’éteignent peu à peu. Grenoble a d’ailleurs perdu le 30 octobre 2025, Vincent Malerba, âgé de 100 ans qui incarnait la mémoire vivante de la Résistance grenobloise.


