FLASH INFO – Le vote des députés de l’Isère n’a pas réservé de surprises au moment d’accorder ou non confiance à la politique générale du gouvernement Bayrou, au soir du 8 septembre 2025. Côté gauche et droite de la droite, huit députés ont ainsi voté en faveur de la chute du Premier ministre, tandis que la députée macroniste et la députée LR se sont prononcées en faveur de la confiance.
L’issue était prévisible et le Premier ministre n’a pas réussi à inverser la tendance: les députés ont (largement) voté contre la déclaration de politique générale de François Bayrou le 8 septembre 2025 au soir, entraînant de facto la chute de son gouvernement. Sur les 558 députés votants, 194 ont voté la confiance au Premier ministre et 394 se sont prononcés en sa défaveur. Un scrutin réservant très peu de surprises au niveau national… et aucune en Isère.
Sur les dix députés isérois, huit ont voté contre le gouvernement Bayrou. C’est le cas, à gauche, des Écologistes Cyrielle Chatelain (2e circonscription) et Jérémie Iordanoff (5e circo), de la socialiste Marie-Noëlle Battistel (4e circo), et des Insoumises Élisa Martin (3e circo) et Sandrine Nosbé (9e circo). C’est aussi le cas à droite de la droite, avec les votes négatifs des députés RN Alexis Jolly (7e circo) et Thierry Perez (10e circo), et de la députée UDR Hanane Mansouri (8e circo).

Sur X, la députée LFI de la troisième circonscription de l’Isère s’est affichée en train de voter contre le gouvernement Bayrou. © X – Élisa Martin
Quid des deux votes en faveur du maintien du gouvernement Bayrou? Ceux-ci proviennent de Camille Galliard-Minier (1re circonscription), membre du parti présidentiel, et de la députée LR Sylvie Dezarnaud (7e circonscription). Un vote de confiance encore plus attendu de la part de cette dernière, suppléante de Yannick Neuder, nommé ministre de la Santé en décembre 2024 au sein du gouvernement François Bayrou, désormais démissionnaire.
Les parlementaires isérois n’ont pas non plus dévié de la ligne de leur formation. Ainsi, la LFI Élisa Martin a-t-elle fustigé « la politique de caste de Macron« , avant de considérer que le départ du président de la République était « la seule issue possible« . Alexis Jolly, pour sa part, estime qu’Emmanuel Macron n’a que deux choix: la démission ou la dissolution. Ceci alors que le RN, comme l’a indiqué Thierry Perez, est en ordre de marche en cas de nouvelles législatives.








