FLASH INFO – Inscrite dans la convention entre la Métropole de Grenoble et Area en 2017 dans le cadre des aménagements connexes à l’A480, la promenade entre les ponts du Vercors et Esclangon a finalement disparu des tablettes. De quoi susciter un (petit) débat lors du conseil métropolitain du vendredi 11 juillet 2025 et poser la question de l’accès aux berges ou à l’eau sur le territoire.
Il n’est plus question de promenade sur le Drac entre les ponts du Vercors et Esclangon, côté Grenoble. C’est ce qu’il est ressorti des échanges, lors du conseil métropolitain du vendredi 11 juillet 2025, concernant une convention entre l’intercommunalité et Area dans le cadre des « ouvrages connexes à l’A480« .
Si la réalisation d’un carrefour giratoire sur Sassenage et la réalisation d’une passerelle piétons-cycles sur l’Isère sont toujours à l’ordre du jour, le projet de promenade initialement inscrit dans la convention de 2017 a été retiré. Le vice-président en charge de l’Espace public Sylvain Laval l’a signifié, sans donner plus d’explications dans un premier temps.
Un abandon lié au refus d’Area de financer ces aménagements
C’est, sans surprise, l’opposant fontainois Laurent Thoviste qui a ramené le sujet sur la table, en constatant que l’abandon en question était lié au refus d’Area de financer ces aménagements. Et celui-ci de plaider pour que le sujet soit de nouveau étudié ultérieurement, en jugeant notamment que cette promenade permettrait de faire une boucle avec la voie verte rive gauche, et « d’offrir des espaces de fréquentation [et de] loisirs« .

La promenade prévue entre le pont du Vercors et le pont Esclangon a été retirée de la convention unissant Area et la Métropole de Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Réponse de Sylvain Laval? « Nous sommes sur une zone totalement inondable qui relève du domaine public de l’État. Nous n’avons absolument pas la main« , a indiqué le vice-président. Et d’ajouter: « S’il y a un jour des souhaits d’aménagement, […] je ne suis pas sûr que cela relève de la Métropole, mais [cela] pourrait relever des compétences communales, le moment venu. Mais je vous souhaite quand même bien du courage pour aller faire bouger le cadre réglementaire sur des zones de cette complexité à la fois technique et en termes de risques! »
La question « fondamentale » de l’accès aux berges et aux rivières
Moins catégorique, le président de la Métropole Christophe Ferrari a posé la question « fondamentale » de l’accès aux berges et aux rivières. Non sans mentionner la zone en-dessous du Pont-de-Claix, qui « devient une piscine l’été » alors que la baignade y est interdite. « Les questions caniculaires ne font que s’accroître, tant dans l’intensité que dans la durée, et nous avons un véritable sujet d’accès à l’eau dans ces territoires« , a ajouté l’élu. Ce avant de conclure: « Tout ceci doit être à un moment donné reposé intelligemment, et je fais confiance aux maires pour poser ces sujets. »









