EN BREF – Après deux renvois successifs, l’influenceur Imad Ould Brahim, alias « Imad Tintin », accusé de « provocation directe à un acte de terrorisme » comparaissait pour la troisième fois devant le tribunal judiciaire de Grenoble, le 23 mai 2025. Le parquet a requis une « requalification à la baisse » des faits reprochés, après une nouvelle traduction de ses propos par un expert agréé. Le tribunal a mis sa décision en délibéré au 10 juin 2025.
L’influenceur d’origine algérienne habitant Échirolles, Imad Ould Brahim, alias « Imad Titin » ou encore « Blédard de luxe » comparaissait pour la troisième fois devant les juges du tribunal correctionnel de Grenoble, vendredi 23 mai 2025. En cause : une vidéo ayant cumulé des centaines de milliers de vues, publiée sur les réseaux sociaux et supprimée depuis.
Son procès avait déjà été renvoyé à deux reprises. La première fois lors d’une comparution immédiate où il avait demandé du temps pour préparer sa défense. La deuxième audience, où il était jugé sur le fond, avait quant à elle tourné court. Son avocat avait en effet d’emblée contesté la teneur violente de ses propos tenus en arabe dialectal, selon lui mal traduits.
La première traduction de la fameuse vidéo, après l’interpellation de l’influenceur le 3 janvier 2025, indiquait que ce dernier appelait à « brûler vif, tuer et violer sur le sol français ». Il avait alors été accusé de « provocation directe à un acte de terrorisme » .
Le tribunal avait toutefois ordonné un supplément d’informations via une nouvelle expertise judiciaire et renvoyé l’affaire au 24 mai 2025, le temps de traduire le plus fidèlement possible les déclarations du ressortissant algérien.
Les faits de « provocation au terrorisme » requalifiés en « menaces »
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