FLASH INFO – Une tentative d’évasion pour le moins originale s’est déroulée à la prison de Grenoble-Varces lundi 26 août 2024 au soir. Selon le syndicat Force ouvrière Justice, le détenu est parvenu à dégrader le caillebotis de la fenêtre de sa cellule disciplinaire, avant de descendre du troisième étage jusqu’à des toits situés deux étages plus bas, en utilisant une corde faite avec sa couverture.
Une fois sur les toits, le jeune homme de 23 ans n’a toutefois pas eu l’occasion de sortir de la prison de Varces, comme le rapporte Le Dauphiné libéré. Il y a en effet été interpellé par la gendarmerie ainsi que par une unité des Équipes régionales d’intervention et de sécurité de l’administration pénitentiaire. Il a par la suite été placé en garde à vue. Le détenu était déjà connu pour plusieurs délits dont le trafic de stupéfiants, note encore le quotidien.
Si le caractère très cinématographique de la tentative d’évasion peut faire sourire, elle n’amuse pas du tout le syndicat Force ouvrière. Lequel, tout en désignant lui-même le jeune homme comme un « acrobate« , juge l’incident à la fois « inédit« … et « prévisible« . En cause, à ses yeux? La surpopulation et le manque de personnels au sein de l’établissement pénitentiaires de Varces, un « cocktail » que l’organisation syndicale affirme dénoncer « depuis de nombreuses années« .

Un détenu « acrobate » a tenté de s’évader de la prison de Grenoble-Varces mais a été rapidement interpellé. © Place Gre’net
« À l’heure actuelle, nous n’avons pas d’agent dédié au quartier disciplinaire, pourtant un secteur particulièrement sensible. L’intérim est assuré tant bien que mal par l’agent d’étage, qui a déjà fort à faire avec ses tâches quotidiennes« , souligne Force ouvrière. Le syndicat demande donc la création d’un poste pérenne sur ce secteur, et plus généralement « une révision de l’organigramme vieillissant […] pour prendre en compte l’évolution des missions des personnels et pouvoir abonder dans l’effectif en conséquence« .
La prison de Grenoble-Varces n’en est pas à sa première tentative d’évasion. En 2018, pour rappel, un détenu avait tenté de s’évader en profitant d’une visite médicale au CHU Grenoble-Alpes, à l’aide d’armes dissimulée dans les toilettes de l’hôpital.
Des faits de violence sont également déjà survenus dans l’établissement, comme l’agression de deux gardiens en janvier 2018, ou des tirs d’arme automatique sur les voitures de la direction en 2020. Sans oublier l’assassinat d’un détenu en 2008, abattu par un sniper alors qu’il se trouvait dans la cour du centre pénitentiaire.







