CHRONIQUE – Place Gre’net s’associe à la radio RCF Isère chaque lundi midi dans la chronique L’Écho des médias. Notre objectif? Revenir sur une actualité, décrypter une information… ou révéler les coulisses du traitement d’une nouvelle. Pour cette chronique sur RCF épisode 113 du lundi 7 avril 2025, retour sur les droits de réponse que nous a adressés la Ville de Grenoble.
« Aujourd’hui, nous allons parler de droits de réponse. Et plus précisément des droits de réponse que la Ville de Grenoble a adressés à Place Gre’net et que nous avons publiés la semaine dernière. C’est suffisamment rare, du moins pour ce qui concerne notre média, pour que nous prenions le temps d’évoquer la chose.
Les droits de réponse en question, deux pour le prix d’un, concernaient, d’une part un article que nous avions publié sur les critiques dont font l’objet les Ateliers de projet mis en place par la municipalité, et d’autre part les problèmes qu’avaient rencontrés un certain nombre d’électeurs grenoblois pour pouvoir voter aux dernières européennes ou législatives. Le premier est signé par les adjoints Annabelle Bretton et Gilles Namur, et le second par le maire Éric Piolle en personne.
Et ces droits de réponse nous interrogent. Nous ne reviendrons pas sur le fond. Les articles en question comme les droits de réponse de la Ville sont accessibles sur notre site. Chacun pourra donc, s’il le souhaite, se faire son opinion.
Des droits de réponse qui interrogent
Ce qui nous a laissés un peu perplexes, et nous l’avons mentionné en préambule des deux textes, c’est que Place Gre’net avait évidemment sollicité la Ville de Grenoble dans le cadre de la rédaction de ces deux articles. Lorsque l’on fait face à des critiques ou des affirmations aussi sévères, il est naturel de se tourner vers l’entité mise en cause pour recueillir sa réaction, ses rectifications, ses mises au point, etc.
Nous avions donc adressé des courriels à la Ville de Grenoble, qui nous avait répondu, et nous avions publié ses éléments de réponse dans nos articles. Notons au passage que certaines de nos demandes sont restées sans réponse. Par exemple, concernant les Ateliers de projet, nous avions sollicité un entretien avec Annabelle Bretton. Une demande qui est restée lettre morte.
La légitimité de la Ville à répondre n’est pas remise en cause, certainement pas. Mais en tant que média, nous pouvons tout de même nous interroger sur le fait que la Ville choisit de répondre de façon relativement succincte à nos demandes, pour ensuite nous adresser des droits de réponse.
Tout le monde peut changer d’avis, considérer qu’il a oublié de dire quelque chose, et demander un ajout ou une précision. De même, nous pouvons faire des erreurs en tant que journalistes. « Errare journalistum est!« . Une demande de correction peut, dès lors, fort heureusement être adressée. Mais le droit de réponse proprement dit est une procédure dont personne ne devrait user à la légère.
Droits de réponse… ou « articles »?
Et ce qui nous interroge encore plus, c’est que, dans sa notice explicative aux deux droits de réponse, la Ville de Grenoble les décrit comme des « articles« . Mieux encore, elle accompagnait ses textes de propositions d’images censées les illustrer. De là à se demander si la Ville ne voulait simplement pas utiliser l’espace d’un média indépendant pour exprimer son point de vue sans que celui-ci souffre de la moindre contradiction, il n’y a qu’un pas que nous n’avons pas, à ce stade, encore franchi.
Bref, Place Gre’net partage totalement le souhait exprimé par la Ville de Grenoble d’un journalisme « plus juste et plus transparent« , comme elle nous l’a indiqué. C’est même précisément ce à quoi nous nous attelons. Encore faut-il que les institutions jouent le jeu. »
Retrouvez la chronique RCF 113 dans sa version radiophonique en cliquant sur le lecteur ci-dessous.
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Une réflexion sur « Chronique Place Gre’net – RCF : Retour sur deux droits de réponse de la Ville de Grenoble »
Je n’ai fait que parcourir.
Ayant été du projet TV Grenoble dans les années 2000,
je me verrai bien rédacteur en chef de Grenerf , un pur journal de nos élus de la mairie.
NB: Mais pour éviter la surcharge, je me contenterais de 2 colonnes : Celle de droite et celle de gauche.
(Pour les image => C’est trop de boulot).