REPORTAGE VIDÉO – À l’appel d’un collectif, des commerçants et des habitants du quartier Saint-Bruno, à Grenoble, se sont rassemblés samedi 23 novembre 2024 sur la place éponyme pour dénoncer une situation inquiétante et exiger davantage de sécurité. Ils ont appelé de leurs vœux un plan d’action structuré et concerté impliquant la préfecture, le procureur et la municipalité, afin de mieux lutter contre les violences liées aux trafics de stupéfiants et de cigarettes pour retrouver un environnement apaisé.
« Quand ils trafiquent, il n’y a pas trop de bruit mais, quand la police arrive, ça crie. Ils sont en bas avec des radios, des chaises et ils hurlent d’un bout à l’autre de la rue pour se parler. Bon, voilà, je suis venu en soutien et je me dis qu’il y aurait peut-être d’autres actions à faire que de venir avec un drapeau blanc. » Le drapeau blanc évoqué par Michel Henot, retraité, est celui qu’ont brandi en signe de paix de très nombreux habitants et commerçants réunis à l’appel du Collectif Saint-Bruno, samedi 23 novembre 2024.
Ce rassemblement citoyen organisé non loin de la dragonne de la place éponyme visait à dénoncer la situation inquiétante qui prévaut dans un quartier confronté à la montée des règlements de comptes entre bandes rivales et à l’insécurité croissante liée aux trafics de stupéfiants et de cigarettes.

Des habitants, commerçants et sympathisants ont participé au rassemblement. © Joël Kermabon – Place Gre’net
En tout cas, un ras-le-bol généralisé relayé par le collectif qui souhaite parler d’une seule voix « pour ne pas politiser le débat », assure son porte-parole. Ses revendications ? « Un plan d’action structuré et concerté impliquant la préfecture, le procureur et la municipalité ». Ce pour faire face à une situation qui se dégrade de jour en jour dans ce quartier populaire, les fusillades se succédant à un rythme accéléré et perturbant la vie des habitants.
Rien que le week-end du 16-17 novembre, des coups de feu ont retenti sur la place Saint-Bruno, ainsi que dans le parc Paul-Valérien-Perrin jouxtant la rue de New-York. Qui plus est, des élèves de l’école élémentaire Anthoard n’ont pu sortir « qu’accompagnés d’adultes, tandis que des sorties scolaires ont dû être annulées », déplore le collectif, qui pointe « une situation anormale ».
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5 réflexions sur « Grenoble : la colère et l’inquiétude des habitants du quartier Saint-Bruno confrontés aux fusillades »
À cette heure-là Éric Piolle dormait tranquillement dans son lit au Japon. Alors a-t-il au moins pensé à leur envoyer une jolie carte postale ?
C’est bien le problème, « ne pas politiser », « drapeaux blancs », etc…tant de molesse ne va jamais faire reculer la délinquance et les trafiquants. Nous sommes englués dans les lois européennes qui nous asservissent et empêchent d’éradiquer rapidement ces trafics. Lorsque qu’on parle de guerre contre les trafics, ce n’est pas avec des drapeaux blancs qu’il faut agir. Les trafiquants ne tirent pas avec des pistolets à bouchons! Il faudrait des unités comme la BOPE au Brésil, qui pacifient ces secteurs avec des pouvoirs étendus et ensuite remettre une police de proximité, lorsque le ménage est fait
Désintox est-en vacances ?
Posez plutôt cette question à Maud Tavel, l’adjointe invisible à la tranquillité peinarde 🌼, la cheffe de la police municipale désarmée, pardon apaisée 😂.
Tous ces braves gens ne vont-ils pas encore revoter pour les mêmes élus dogmatiques aux prochaines élections municipales, plus soucieux de servir leur idéologie que la population dont en fait ils n’ont rien à faire ?