FLASH INFO – Un nouvel incident est survenu sur le réseau de transports de l’agglomération grenobloise, dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 novembre 2024. Vers une 1 h 30 du matin, sur la ligne de tram B au niveau de l’arrêt Alsace-Lorraine, un individu a fait usage d’une « bombe lacrymogène » contre le conducteur depuis l’extérieur de la rame, comme le rapportent des sources internes à M Tag. La police nationale, pour sa part, évoque un « produit légèrement orangé« .
Le conducteur de tramway agressé au gaz lacrymogène a été pris en charge par les secours et conduit au CHU Grenoble-Alpes pour des soins au niveau des yeux. La rame est, quant à elle, restée immobilisée plusieurs dizaines de minutes à quai, « dans l’attente des services de l’identité judiciaire pour connaître la nature du produit utilisé par l’agresseur« . Ce qui a bloqué une partie de la circulation nocturne.
Une fois les prélèvements effectués par les services de police, ces derniers ont autorisé le retour de la rame au dépôt de Gières vers 3 heures du matin, vendredi 8 novembre. De quoi permettre de libérer par la même occasion un tram A, également immobilisé, lequel a regagné le dépôt d’Eybens. À 3 h 30, le conducteur était encore en observation à l’hôpital. Son état de santé le lendemain de l’agression n’est pas encore connu.

Un nouvel incident a eu lieu sur le réseau de transports de l’agglomération avec l’usage de gaz lacrymogène dans un tram B à l’arrêt Alsace-Lorraine vers 1 h 30 le vendredi 8 novembre. © Florent Mathieu – Place Gre’net
L’événement s’inscrit dans un contexte particulier, alors que le réseau M Tag a été fortement perturbé mardi 5 et mercredi 6 novembre, après un droit de retrait massif exercé par les salariés de la société de transports. Celui-ci avait été observé alors qu’un agent de contrôle venait d’être menacé par un individu équipé d’une arme de poing, au sein d’un bus de la ligne 16, sur la commune d’Échirolles. Une source de tensions entre syndicats et direction, laquelle a contesté la légitimité du droit de retrait et entend effectuer des prélèvements sur salaire.
Pour l’heure, les organisations syndicales n’indiquent pas si un nouveau droit de retrait est à l’étude après cette nouvelle agression. De son côté, M Tag ne signale aucune perturbation sur son réseau, autrement que pour des travaux.







