EN BREF – Quatre organisations syndicales alertent les présidents de M Tag, du Smmag et de la Métropole de Grenoble sur la « maltraitance sociale » au sein de la société de transports grenoblois. Les organisations mettent en cause les « plans d’économies » adoptés depuis la sortie de la crise sanitaire, conduisant notamment à une réduction des effectifs. Résultat? Depuis le mois d’août, l’offre de transports serait (discrètement) revue à la baisse, faute de personnels suffisants.
De la « maltraitance sociale » au sein de la société M Tag (désormais M Reso)? C’est ce que dénoncent les syndicats Force ouvrière, Solidaires, Unsa-Saps et CFE-CGC dans une lettre ouverte adressée aux présidents de la Tag (Jean-Paul Trovero), du Smmag (Sylvain Laval) et de la Métropole de Grenoble (Christophe Ferrari). Les organisations fustigent « les différents plans d’économies » validés depuis la sortie de la crise sanitaire, qu’elles jugent responsables d’une « dégradation du service rendu aux usagers et [d’une] détérioration [des] conditions de vie au travail ».

Sylvain Laval (président du Smmag) et Christophe Ferrari (président de la Métropole de Grenoble) sont les destinataires (avec le président de M Tag Jean-Paul Trovero) de la lettre ouverte rédigée par les organisations syndicales. © Florent Mathieu – Place Gre’net
« Depuis de nombreux mois, nos organisations syndicales dénoncent cette inquiétante évolution auprès de vos services, dans l’espoir d’une intervention pour infléchir cette stratégie antisociale et destructrice pour les personnels de M Tag », déclarent les syndicats dans leur courrier. Et s’ils conviennent avoir été entendus par le président de M Tag durant un comité social et économique extraordinaire en 2022, ils n’en estiment pas moins « qu’aucune solution durable n’a été proposée pour mettre fin à cette stratégie fallacieuse et à la maltraitance sociale qui en découle ».
Une baisse de l’offre de transport sur le réseau
Dans le détail? Les quatre syndicats pointent du doigt la baisse des effectifs de M Tag, une « augmentation de la productivité des agents », ou encore un recours de plus en plus important à la « sous-traitance low-cost au détriment d’emplois de qualité et durables ». Des éléments qui constituent à leur yeux les grandes lignes du nouveau contrat d’obligations de service public signé entre le Smmag et la Tag en juillet 2024, loin du portrait qu’en avait dressé Sylvain Laval dans les colonnes du Dauphiné libéré, évoquant modestement « un des plus beaux contrats de l’histoire des transports de ce territoire ».

Les syndicats indiquent que l’offre de transport est actuellement « adaptée » sur le réseau M Tag pour cause de situation de sous-effectif. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Les organisations syndicales pointent aussi du doigt la mise en place, durant le mois d’août, d’un plan de transport adapté « pour pallier [le] sous-effectif » causé par un grand nombre d’arrêts-maladie. Un plan de transport adapté? « Une baisse de l’offre de transport », traduisent les syndicalistes et qui devrait être prolongée jusqu’à la fin du mois de novembre. Ceci sans qu’aucune communication n’ait été réalisée à l’intention des usagers… ni même, notent les syndicats, à celle des élus du conseil syndical.
Que répondent les trois destinataires du courrier, auxquels les syndicats demandent par ailleurs une audience? Sollicitée par Place Gre’net, la Métropole indique que le président Christophe Ferrari « préfère ne pas s’exprimer sur ce sujet important qui concerne le Smmag ». Le Smmag, pour sa part, nous « suggère » de contacter M Tag, en estimant que le sujet concerne « directement » la société. Quant à M Tag, elle indique « ne pas avoir de commentaire particulier » à faire… et que « les présidents [Trovero, Laval et Ferrari, ndlr] se concertent et répondront aux intéressés en temps voulu ». Et ceux qui aiment la transparence prendront le train.











Une réflexion sur « Les syndicats dénoncent une « maltraitance sociale » à M Tag et une baisse de l’offre de transports pour cause de sous-effectifs »
Rappelons que MM Destot puis Mongaburu sont à l’origine du fort endettement actuel. Fini le temps des cigales…