FLASH INFO – Le syndicat Force ouvrière M Tag l’avait annoncé la veille en fin de journée : le droit de retrait des conducteurs de bus et de trams se maintient mercredi 6 novembre 2024, après une première journée sans transports en commun sur l’agglomération grenobloise le mardi 5. Au final, seuls quelques rares bus circulent. Un arrêt de travail qui fait suite aux menaces subies par un agent de la part d’un individu équipé d’une arme de poing.
« La direction ne s’est pas rendu compte de la gravité des faits et refuse de reconnaître le droit de retrait », déclarent les membres de la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) de M Tag par voie de communiqué. La réunion entre la direction et les organisations syndicales représentatives qui s’est tenue mardi 5 novembre à 14 h 30, alors que la circulation des véhicules prenait fin sur l’ensemble du réseau, n’a en effet pas apporté satisfaction.
Et de poursuivre : « Notre direction essaye de minimiser et de banaliser les faits et ne parle que de productivité, tout en expliquant que le droit de retrait des salariés est abusif et illégitime ». Ce non sans accuser la direction de M Tag d’exercer un véritable « chantage » sur les agents « en indiquant qu’elle fera une retenue de salaire pour le personnel qui aura exercé son droit de retrait ». Aux yeux des représentants du personnel, le risque est pourtant toujours présent puisque l’auteur des menaces n’a pas été appréhendé.

Le site de M Tag informe ses usagers du retrait de ses conducteurs faisant suite à un « incident de sûreté ».
Dans son propre communiqué, M Tag reconnaît d’ailleurs que « ce type d’évènement de menace, d’insulte et d’agression se produit trop souvent sur le réseau de transport grenoblois envers les conducteurs, agents de contrôle de prévention et d’information, agents commerciaux, agents de maîtrise d’exploitation, mainteneurs et les autres personnels présents sur le terrain ». La direction affirme également son soutien à l’égard des personnels concernés, « qui exercent un service essentiel pour les publics des quartiers et des villes environnantes ».
« Dans un contexte national difficile sur la sécurité dans les villes, nous faisons au mieux pour protéger nos agents au quotidien et prendre les mesures adaptées et proportionnées suivant les circonstances », ajoute-t-elle. Ce en actant elle aussi le fait que la réunion du CSSCT « n’a pas permis de trouver les conditions d’une reprise de l’activité ». Le tout sur fond de tensions avec les syndicats, qui accusent la société (publique) M Tag de « maltraitance sociale ».

