EN BREF – Pour répondre aux problèmes liés à l’insécurité à Grenoble, le nouveau groupe politique Retrouver Grenoble lance une pétition « contre l’inaction de la municipalité ». Il souhaite ainsi mettre en lumière cette situation afin que les pouvoirs publics s’emparent du sujet.
Officiellement lancé le 27 septembre 2024, le groupe politique Retrouver Grenoble1fondé par Jean-Charles Colas-Roy, ex-député macroniste, Marie-José Salat, ancienne élue socialiste, Pierre-Édouard Cardinal, directeur général de Minatec, Bruno Salagnat, retraité ayant longtemps œuvré au sein du Parti socialiste et Dominique Grand, ex-encarté macroniste avait, dès le départ, critiqué vertement la municipalité grenobloise sur sa façon de gérer la ville, et plus précisément l’insécurité. « La sécurité est un problème structurel à Grenoble et la municipalité n’y a apporté aucune réponse. Ce alors même que le premier devoir d’un maire, c’est de protéger ses habitants », avait ainsi critiqué Pierre-Édouard Cardinal, membre fondateur du groupe, lors de la réunion de lancement.
Pour aller plus loin, Retrouver Grenoble a lancé une pétition en ligne à l’adresse des Grenoblois. L’objectif ? « Interpeller les pouvoirs publics afin d’assainir une situation plus que délétère. » Démarrée le 28 octobre 2024, elle avait recueilli 155 signatures le 30 octobre à 21 heures.
Des agressions en hausse, selon Retrouver Grenoble
Le groupe explique que, ces dernières années, les « actes délictueux hyperviolents » se multiplient. « Règlements de comptes, trafic de drogue, fusillades en plein centre-ville, circulation d’armes lourdes, guerre des gangs, hausse des actes de délinquance et fort sentiment d’insécurité » font désormais partie du quotidien des Grenoblois, selon lui.

Un fourgon de transports de fonds avait été attaqué le 10 octobre 2024 et des coups de feu échangés en plein centre-ville de Grenoble. © D’après compte X de CerfiaFR
Retrouver Grenoble cite notamment l’attaque du fourgon convoyeur de fonds au croisement des cours Berriat et Jean-Jaurès, le 10 octobre 2024. Ou encore le classement de la Direction générale de la sécurité intérieure, faisant apparaître Grenoble au sixième rang des communes les plus dangereuses de France. Et de préciser : « Ce classement avait été réalisé avant l’été et la rentrée meurtrière qu’a connue la ville. »
Retrouver Grenoble ajoute que les cambriolages ont, eux, augmenté de 21,02 % entre 2022 et 2023. Les vols dans les véhicules, de 19,3 %. Les vols violents de 18,5 %. Et qu’en 2023, il y a eu 15 115 crimes et délits pour 157 477 habitants, soit une hausse de 5,7 % en un an.
Des idées pour répondre aux problèmes d’insécurité
À l’issue de la pétition, Retrouver Grenoble souhaite mettre en place des Assises de la sécurité, en lien avec l’Etat, la Région Auvergne-Rhône-Alpes, le Département de l’Isère et Grenoble Alpes Métropole.
Le rôle de ces assises ? Donner aux policiers municipaux « les moyens d’accomplir leurs missions », par exemple, en généralisant le port d’armes. Mais aussi déployer un maillage de vidéosurveillance et élaborer une « politique de sécurité en bonne intelligence avec l’ensemble des acteurs locaux et nationaux ».
Enfin, le groupe souhaite « redonner toute sa place aux politiques de prévention et de cohésion sociale, d’ouverture (notamment culturelle, sociale et sportive) pour limiter le phénomène de cloisonnement entre les quartiers prioritaires de la ville et les zones d’activité économiques ».



9 réflexions sur « Règlements de comptes, trafic de drogue, fusillades… Le groupe politique Retrouver Grenoble lance « une pétition contre l’inaction de la municipalité » »
En plein accord avec l’analyse et la démarche.
La municipalité actuelle s’est totalement trompée de diagnostic et de réponse
Retrouver Grenoble comme lieu de vie et de vivre ensemble
Retrouver une ville apaisée
À part l’amplifier, qu’à donc fait Marie-jose Salat avec Destot pour éviter l’évolution actuelle de Grenoble, sur l’évolution de toujours plus de logements sociaux qui ont importé partout pauvreté, violences et traffics ? 🤔
Signé bien sûr.
Mais ça ne changera pas à Grenoble sans un maire qui remplisse son devoir et sa fonction d’officier de police judiciaire, respectant ainsi ce que demande la République Française.
Non seulement les LFIcolos sont incapables de ces responsabilités fondamentales, mais ils les refusent et même ils les combattent. Après 10 ans de ça, ils en sont maintenant réduits à accuser les autres du désastre qu’ils ont engendré.
Bonjour, je n habite pas Grenoble, mais hatitant proche de Grenoble, je trouve que la sécurité est plus assurée.
Hélas, 3 fois hélas, le Maire aussi sectaire que psycho-rigide, ne bougera pas…
Malgré l’obligation légale d’agir pour tout Maire !
Les assureurs renoncent, les recruteurs peinent à embaucher, et les grenoblois tremblent et subissent, mais notre Melon d’Or s’en f… royalement !
Seule fois où je vais à Grenoble en voiture bim on me visite et vol le véhicule. A qques km de là elle reste des jours parfois ouverte sans aucuns soucis. Cette ville defraie la chronique par ses fait et violence. Que font les FO ?
Bonjour,j aime ma ville,je suis acteur du bien vivre depuis longtemps,et je ne reconnais plus Grenoble,si je peux participer a retrouver un bien être au quotidien.
Je suis entièrement d’accord avec votre pétition.. Habitant Grenoble même tout est insécurité et désolation.