FLASH INFO – La préfecture de l’Isère a procédé à l’évacuation du campement installé depuis plusieurs semaines entre le cours Berriat et la gare de Grenoble, sur le secteur de l’Estacade. Une opération réalisée le lundi 26 août 2024 au matin, avec « mise à l’abri des dix-sept personnes qui s’y trouvaient« , indiquent les services de l’État, qui précisent avoir répondu à une « demande du maire de Grenoble« .
Pour la préfecture, l’évacuation du campement du cours Berriat était devenue indispensable « compte tenu des conditions d’hygiène et de salubrité du site« . Et celle-ci de décrire des occupants « en situation de vulnérabilité sociale et / ou de fragilité avérée« , qui ont été prises en charge par l’État, la Ville et la Métropole et accompagnées « vers des solutions adaptées en lien avec leur situation individuelle« . Les services préfectoraux concluent en décrivant « une mise à l’abri [s’étant déroulée] sans incident, avec humanité et dignité« .
Contactée par Place Gre’net, la Ville de Grenoble confirme qu’un arrêté a été signé par le maire Éric Piolle en date du 8 août pour mettre fin au « bidonville« , ceci en raison « de graves problématiques d’hygiène et de sécurité sur le site« . Elle précise encore que des travailleurs sociaux de la Ville et du CCAS étaient présents lors de l’évacuation, « afin d’être particulièrement vigilant-es au respect des droits humains« .

En 2019 déjà, un campement avait pris positon sur le site de l’Estacade durant plusieurs mois avant d’être évacué. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Selon la municipalité, des personnes ont été dirigées vers un hébergement d’urgence, d’autres ont rejoint le dispositif d’aide au retour volontaire, et d’autres encore le dispositif national d’asile. Des solutions variées qui ne satisfont pas totalement la Ville. Celle-ci se montre ainsi critique sur le dispositif d’aide au retour volontaire: « sans adhésion des personnes, la Ville de Grenoble doute fortement de son efficacité« , fait-elle savoir, en prônant le droit à l’hébergement de toute personne.
Autre bémol: trois personnes « non reconnues mineures par le Département de l’Isère » ainsi qu’une famille sont restées sans solution à la fin de l’évacuation du campement. « La Ville maintient sa vigilance auprès des services de l’État pour [qu’elles] bénéficient elles aussi d’une solution au plus vite« , note la municipalité. Le site de l’Estacade a déjà fait l’objet de plusieurs occupations par le passé, qui s’étaient déjà conclues par des évacuations.
Également sollicité par Place Gre’net, le Département de l’Isère indique avoir été présent lors de l’évacuation du camp « au titre de [sa] mission de protection maternelle et infantile (PMI) avec le suivi santé des femmes enceintes, des mères et de leurs enfants de moins de 6 ans« . Tout en décrivant un processus « relativement rodé » qui implique l’État, l’intercommunalité référente, la commune, son CCAS et, donc, le Conseil départemental.
Image de une: Évacuation du campement de l’estacade en novembre 2019. © Florent Mathieu – Place Gre’net











2 réflexions sur « Le campement cours Berriat évacué par les forces de l’ordre sur demande de la Ville de Grenoble »
En ce même endroit, en 2019, le préfet avait dit qu’il y avait « des passeurs voire des dealers », tous bienvenus à Grenoble où LFI-Les-Verts dit que l’hébergement est inconditionnel.
https://www.placegrenet.fr/2019/11/20/campement-gare-de-grenoble-demantele/531551
On en peut plus des discours hypocrites de la mairie. On les a pas entendus concernant l’immigré clandestin qui gérait le trafic de drogue à l’immeuble le Carrare, et ce n’est qu’un exemple.
https://www.placegrenet.fr/2024/08/25/echirolles-un-suspect-ecroue-apres-la-decouverte-darmes-sur-le-point-de-deal-de-limmeuble-le-carrare/634749