DÉCRYPTAGE – Le futur RER1réseau express régional métropolitain d’aire grenobloise franchira une première étape avec la construction de la halte ferroviaire au niveau du pôle d’échanges multimodal « Pont de Claix-L’étoile » en 2024. Pour ce premier chantier, les collectivités n’ont pas lésiné sur leur participation financière, d’autant que la Région n’a pas voulu participer. Ce qui amène à s’interroger sur la capacité du territoire à trouver un milliard d’euros pour mettre en service le RER, à l’horizon 2035.
La construction de la halte ferroviaire à Pont-de-Claix, au niveau du nouveau pôle d’échanges multimodale de Pont-de-Claix-L’étoile, aura bien lieu en 2024. Une première victoire pour le Smmag2Syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise et les collectivités qui œuvrent, depuis quelques années, à l’arrivée d’un RER métropolitain dans l’aire grenobloise. Un RER qui devrait entrer en service en 2035, si le calendrier des travaux s’avère respecté, estime SNCF Réseau.

La halte ferroviaire du centre-ville de Pont-de-Claix déménage au pôle d’échange multimodal Etoile. La ligne sera desservie par le RER métropolitain. © Mairie de Pont de Claix
« Le timing a pu être tenu », se félicitent les différents partenaires impliqués dans le financement de ce chantier, qui représente un investissement de 5,7 millions d’euros. Un effort d’autant plus important que la Région Auvergne-Rhône-Alpes n’a pas voulu participer au tour de table. « Fort heureusement, l’État a, lui, accepté de relever le montant de sa participation à 50% salue Sylvain Laval, président du Smmag, ce qui n’était pas son intention de départ. »
Respecter le calendrier était un impératif pour le président du Smmag, alors que ces types de travaux se programment et s’anticipent très en amont. Car les fenêtres de tir ne sont pas légion au regard de divers aléas de gestion de trafic. « Un éventuel report de chantier n’aurait pu se faire avant trois ans« , précise Sylvain Laval.
DES TER TOUTES LES QUINZE OU TRENTE MINUTES
Le nouveau service express régional métropolitain (Serm) doit permettre de désengorger les routes de région grenobloise et de faciliter les déplacements de ses habitants en transports en commun. Le tout en réduisant les distances entre le cœur de la métropole, le péri-urbain et le milieu rural.
Avec la mise en service de TER3trains express régionaux très fréquents, les gares seront ainsi desservies tous les quarts d’heure ou toutes les demi-heures. L’armature du Serm se compose de trois lignes : deux lignes ouest-est, l’une reliant Rives à Brignoud, l’autre Saint-Marcelin à Grenoble-Universités-Gières. Sur l’axe nord-sud, la troisième ligne du RER métropolitain reliera Grenoble à Clelles-Mens.
Le CPER, une source potentielle de financement du RER… en cours de négociation
Le refus de la Région de financer la halte ferroviaire interpelle tout de même Sylvain Laval. Ce dernier avoue «ne pas comprendre» car «la Région a aidé sur ce type d’opérations par le passé».
Mais les temps semblent avoir changé. La Région veut désormais recentrer ses investissements sur sa compétence ferroviaire qui comprend l’acquisition, la rénovation du matériel roulant et le bon fonctionnement des réseaux.
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7 réflexions sur « Un nouvel impôt local financera le futur RER métropolitain de Grenoble »
2035 quelle blague !
Et même pas capable de trouver 1 milliard en 10 ans ?
C’est la faillite à tous les étages.
Nous Grenoblois n’avons plus les moyens de nouvelles hausses d’impôts locaux! Devons nous quitter la ville pour esperer pouvoir joindre les 2 bouts pendants que les élus Grenoblois et métropolitains dilapident et gaspillent NOTRE ARGENT? 😡
I have a dream.
La ville de Grenoble finançant ce qui est utile à ses habitants plutôt que la coupe des arbres de la place Victor Hugo et de la rue Aymon de Chissé, la fête des tuiles, les voyages de son pseudo maire en avion vers Rio ou en voiture avec chauffeur pour aller prendre le TGV loin de Grenoble.
La halte ferroviaire de Pont-de-Claix est un investissement de 5,7 million d’euros sur un montant total de projet RER de 1 milliard d’euros. Si on prend comme indicateur d’avancement du projet le montant des sommes engagées, alors on peut considérer que nous en sommes à 0,57 % du projet RER….
Suggérer une »taxe foncière additionnelle » peu de temps après l’augmentation historique de cette taxe à Grenoble, il fallait quand même oser….! Seuls les propriétaires emprunteront le RER ?
Quid de la gratuité des transports en commun revendiquée par certains ?
Il faut sortir des utopies et bien trouver une contribution raisonnablement partagée entre contribuables et consommateurs, d’autant plus que les investissements et les coûts de maintenance et fonctionnement sont gigantesques.
Je ne peux lire malheureusement l’article en entier mais j’espère bien que l’éventuel impot ne s’appliquera pas aux habitants de Grenoble qui payent déjà très cher pour habiter sur place et qui n’ont pas les moyens de financer des transports pour des gens qui vivent plus confortablement en dehors de la ville !
Comme le disait Lino Ventura dans une réplique culte: Les cons ça osent tout c’est à cela qu’on les reconnaît !!!!!