EN BREF – Le 1er décembre est, depuis 1988, la Journée mondiale de lutte contre le Sida. Un rendez-vous annuel auquel participe la Ville de Grenoble et plusieurs associations partenaires via des actions symboliques dédiées à la lutte contre le VIH, mais aussi contre les discriminations des personnes séropositives. Des actions menées en vue « d’aboutir à des Alpes sans Sida en 2030 », aux côtés des autres villes et départements concernés.
Si le Sida fait moins la une de l’actualité et qu’un traitement existe pour accompagner les personnes qui en sont atteintes, la maladie demeure incurable et aucun vaccin n’existe encore pour la prévenir. C’est pourquoi la Ville de Grenoble mène une opération de communication, notamment en illuminant le Palais des sports en rouge, du 27 novembre au 3 décembre 2023. Mais aussi en accrochant des rubans rouges, symboles de la lutte contre le VIH depuis les années 1990, aux cabines du téléphérique de Grenoble-Bastille depuis le 27 novembre.
De plus, la Ville de Grenoble diffuse du 16 novembre au 1er décembre un visuel sur des affiches, ainsi que sur les écrans du réseau Tag. La municipalité rappelle par ailleurs avoir obtenu le label « Ville engagée contre le Sida » en 2017 et avoir signé la charte de l’association Élus locaux contre le Sida. Vendredi 1er décembre 2023, l’adjointe de Grenoble Laura Pfister signera en outre la Déclaration de Paris pour rejoindre le réseau des Villes sans Sida. Une démarche à laquelle s’associe également le Département de l’Isère (voir encadré).

Comme tous les ans (ici en 2022), plusieurs associations tiendront un stand pour sensibiliser et informer sur la question du Sida sur le marché de Noël. Rendez-vous est donné le samedi 2 décembre. © Florent Mathieu – Place Gre’net
« La Ville de Grenoble apporte son soutien financier aux associations qui luttent contre le sida, en lien avec les publics vulnérables ou de réduction des risques en milieu festif », indique la municipalité. Parmi ces associations, Aides, Sida Info Service, Tempo, SOS Homophobie et le CoreVIH Arc-alpin seront présentes sur le marché de Noël le samedi 2 décembre pour tenir un stand d’informations et de sensibilisation, avec des échanges, des distributions de plaquettes et naturellement de préservatifs.
Environ 1 000 personnes seraient séropositives à Grenoble, note la Ville, avec une personne par semaine découvrant qu’elle est séropositive en Isère. S’il est impossible de savoir combien d’Isérois sont atteints sans le savoir, les chiffres montrent que les dépistages ont diminué de 14 % entre 2019 et 2021, conséquence de la crise sanitaire. La prise en charge reste pour sa part efficace : 99 % des personnes atteintes du VIH sont suivies médicalement.
Des Alpes sans Sida en 2030 ?
Le 1er décembre 2023, outre la Ville de Grenoble et le Département de l’Isère, les municipalités d’Annecy et de Chambéry ainsi que les Départements de Savoie et de Haute-Savoie rejoindront le mouvement mondial des Villes et territoires sans Sida. Ceci à l’occasion d’une cérémonie organisée à Annecy, sous l’égide du CoreVIH Arc-alpin, qui porte pour objectif « d’aboutir à des Alpes sans Sida en 2030″.
« Nous avons pris le temps de travailler un engagement réfléchi et signifiant, avec les villes et conseils départementaux. Il était essentiel pour nous que ce ne soit pas un engagement de façade », explique Olivier Épaulard, président du CoreVIH. Comment éradiquer le VIH ? « Cela passe par un travail en bonne intelligence entre les structures associatives, les hôpitaux, les centres de dépistage, de santé sexuelle, d’addictologie, ET les villes et conseils départementaux », insiste-t-il.
La stratégie se déploie selon quatre axes : l’intensification du recours au dépistage, le traitement rapide des personnes identifiées comme porteuses du VIH, l’accès facilité aux différentes méthodes de protection (préservatifs, traitements après une prise de risque ou préventif), et l’information sur la maladie comme sur ceux qui en sont porteurs pour lutter contre les discriminations.


