ÉVÉNEMENT – Le Festival international du film de montagne d’Autrans souffle ses quarante bougies à l’occasion de son édition 2023, qui se tient du mercredi 29 novembre au dimanche 3 décembre. Et si ses organisateurs regardent le passé avec émotion, ils se tournent aussi résolument vers l’avenir. « Nous sommes impatients, en croisant nos regards, d’ouvrir de nouvelles voies, d’écouter de nouveaux récits, tant le monde de la montagne recèle de vies singulières et passionnées« , annoncent-ils.
Le Festival international du film de montagne d’Autrans n’est pas n’importe quel festival: il est en effet le plus ancien festival de France sur le thème de la montagne. Ceci sans cesser « de questionner ces territoires des hauteurs, de sonder l’équilibre de tous les vivants qui l’habitent et d’aborder, au fil d’une programmation exigeante, ce qui fait la particularité des habitants des altitudes et des énergies qu’on y rencontre« , revendiquent encore ses organisateurs.
En compétition pour cette édition 2023? 58 réalisations sont à l’affiche, sélectionnées sur plus de 460 propositions. Dans le détail, le festival propose 37 films documentaires, dont six sont des premières réalisations, 8 courts-métrages de fiction et 13 courts-métrages d’animation. Évènement international oblige, les œuvres viennent autant de France que d’Italie, d’Espagne ou de Suisse… sans oublier d’autres territoires de montagne comme le Canada, la Colombie ou la Turquie.

Une affiche toute en poésie pour la quarantième édition du Festival international du film de montagne d’Autrans. © Fifma
C’est autour du thème des « repères » que s’est dessinée cette édition. Tant les repères qui aident le montagnard à retrouver son chemin jusque vers les sommets, « qu’ils soient physiques ou symboliques« , que les repères de populations de montagne dont « les fondements culturels sont menacés« . « La culture est essentielle aux hommes. Elle accompagne leur histoire et leur permet de ne pas s’égarer complètement. […] Et dans cette culture, il y a les lieux qu’on aime. Les identifier, en parler nous définit« , explique l’équipe du festival.
Et pas question, là encore, de parler de passéisme. « Les repères du passé sont les perles de nos rêves, ils constituent aussi la matière première des documentaires, ils sont refaçonnés dans les fictions. Ainsi, ils n’appartiennent plus seulement au passé mais ils nourrissent notre présent« , assure Isabelle Nicoladzé, présidente du festival. Tandis qu’Hubert Arnaud, maire d’Autrans, voit dans ces repères une aide pour « se tourner vers l’avenir« .
Programmation et informations pratiques sont à retrouver sur le site du festival.










