Guy Tuscher et Bernadette Richard-Finot, conseillers municipaux de l'opposition du groupe Ensemble à Gauche, samedi 3 novembre 2018 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Tribune libre | Exclusion de sept élus de la majo­rité à Grenoble : “le des­pote et les crocodiles”

Tribune libre | Exclusion de sept élus de la majo­rité à Grenoble : “le des­pote et les crocodiles”

TRIBUNE LIBRE – Anciens conseillers muni­ci­paux évin­cés de la majo­rité Piolle fin 2016, Bernadette Richard-Finot et Guy Tuscher reviennent, le 10 avril 2023, sur l’exclu­sion de sept élus de la majo­rité gre­no­bloise dans un texte inti­tulé « Le des­pote et les cro­co­diles1L’expression « ver­ser des larmes de cro­co­dile » signi­fie pleu­rer en ver­sant des larmes hypo­crites des­ti­nées à émou­voir et trom­per l’en­tou­rage. ». Anouche Agobian, Maxence Alloto, Pascal Clouaire, Hakim Sabri, Barbara Schuman, Laure Masson et Amel Zenati ont perdu leurs délé­ga­tions le 24 mars 2023, après avoir cri­ti­qué la hausse de 25 % de la taxe fon­cière. Avant, pour les cinq pre­miers, de quit­ter le groupe Uma (Une métro­pole d’a­vance) pour créer leur propre groupe au conseil métro­po­li­tain. D’où l’i­ro­nie de Bernadette Richard-Finot et Guy Tuscher, qui fus­tigent autant les méthodes d’Éric Piolle que le silence des sept élus à l’é­poque de leur exclusion.

Vendredi 7 avril, nous avons vu le der­nier acte des exclu­sions de la majo­rité Piolle avec la créa­tion d’un nou­veau groupe poli­tique métro­po­li­tain par les cinq élus métro­po­li­tains de ce groupe de sept élus muni­ci­paux. On ne sait com­ment le nom­mer selon l’im­por­tance qu’on lui accor­de­rait ou le point de vue qu’on adop­te­rait : « Le clan des 7 ? Les 7 samou­raïs ? Les 7 salo­pards ? Les cro­co­diles ?… » Vaste programme !

Les sept élus exclus de la majorité de Grenoble. © Manuel Pavard - Place Gre'net

Les sept élus exclus de la majo­rité de Grenoble. © Manuel Pavard – Place Gre’net

Après les « départs » de Sadok Bouzaiene2Démissionnaire dès août 2020 soi-disant pour conve­nance per­son­nelle alors que le revi­re­ment d’Eric Piolle sur le bur­qini en était la cause prin­ci­pale , Hosny Ben-Redjeb, Chloé Le Bret et Enzo Lesourt (non élu)3Démissionnaires res­pec­ti­ve­ment pour cause de relé­ga­tion, d’intrusion du cabi­net ou d’engagements sala­riaux non tenus et « l’ex­clu­sion » de Lionel Picollet, c’est au tour des membres de ce groupe de subir les foudres du maire et du groupe majo­ri­taire. Ils avaient pour­tant pris toutes leurs pré­cau­tions en votant quand même « pour » le bud­get auquel ils étaient oppo­sés (sic!) et envoyé au front celle d’entre eux qui avait le moins à perdre, la non-adjointe Laure Masson.

Mais à la muni­ci­pa­lité de Grenoble désor­mais, la simple parole de défiance vaut exclu­sion immé­diate « On reven­diquait juste le droit de s’exprimer. » (Les 7 “exclus”, DL du 26/03/23). Il est déci­dé­ment très, très… loin le temps où les élus Verts-Ades-Alternatifs, membres émi­nents de l’exécutif muni­ci­pal, refu­saient de voter la tota­lité du bud­get4Voir les compte-ren­dus des séances du conseil muni­ci­pal du 18 décembre 2006 (bud­get pri­mi­tif 2007) et 17 décembre 2007 (bud­get pri­mi­tif 2008)… sans être exclus séance tenante !

Au cours de la confé­rence de presse qu’ils ont don­née pour annon­cer la créa­tion de leur groupe d’opposition muni­ci­pale, “Les 7…” ont com­paré, à juste titre, le maire à Emmanuel Macron pour « son manque d’empathie et son auto­ri­ta­risme » allant jusqu’à affir­mer qu’« Eric Piolle fai[sai]t comme Macron, avec un 49 – 3 à la gre­no­bloise ».

Pourtant, dès 2014, le ver (Vert ?) était entré dans le fruit.

Des exclu­sions de la majo­rité dès 2016 par Ades interposée

Le pre­mier “exclu” de la majo­rité fut un non élu, Bruno de Lescure. Artisan impor­tant du pro­gramme (les 120 enga­ge­ments) et de la can­di­da­ture rouge-verte-citoyenne à l’é­lec­tion muni­ci­pale de 2014, il avait choisi de ne pas être élu et d’être le repré­sen­tant de l’Ades (parti local gre­no­blois) auprès du groupe de la majo­rité muni­ci­pale du man­dat 2014 – 2020 aux réunions hebdomadaires.

Bruno de Lescure, désigné par un vote public et "sans candidat", tête de liste de La commune est à nous, samedi 15 février 2020 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Bruno de Lescure, dési­gné par un vote public et « sans can­di­dat », tête de liste de La com­mune est à nous, samedi 15 février 2020 © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

La majo­rité et le maire qui sup­por­taient de plus en plus dif­fi­ci­le­ment les rap­pels de Bruno de Lescure aux 120 enga­ge­ments en matière de démo­cra­tie et d’ur­ba­nisme notam­ment, ont fini, par l’action conju­guée de deux élus Ades, Pierre Mériaux et Laurence Comparat, ainsi que par son pré­sident, Vincent Comparat, à le faire exclure de la repré­sen­ta­tion auprès des élus en 2016 et ensuite du CA de l’Ades lors de l’AG 2017 par des méthodes sta­li­niennes éprouvées.

Et puisque Guy Tuscher tenait le même dis­cours, il lui a éga­le­ment été indi­qué la porte de sor­tie. A l’époque, nous n’avons jamais entendu Amel Zenati, membre du CA depuis 2015, et Hakim Sabri, membre de longue date du CA, pro­tes­ter contre ces exclusions.

Au sein de l’Ades il est bon de rap­pe­ler que son ancien pré­sident (et ex-adjoint aux écoles), Jean-Marc Cantèle avait dès jan­vier 2014 quitté l’as­so­cia­tion en désac­cord sur la dési­gna­tion de Piolle comme tête de liste, augu­rant ce qui allait se produire.

Dés 2015, le chan­tage à la délé­ga­tion du maire

Si en tout début de man­dat, cette majo­rité s’est pen­chée sur le pro­jet de grand ser­vice public de l’éne­rgie, désor­mais perdu corps et biens, il n’est pas inutile de rap­pe­ler l’épisode du plan lumière où le maire a imposé à sa majo­rité de confier la concep­tion, la réa­li­sa­tion, l’exploi­tation, la main­te­nance de l’éclairage public de la Ville à un consor­tium privé Bouygues/Vinci asso­cié à Soitec… Et non, par exemple, à une régie muni­ci­pale digne de ce nom, comme pour l’eau, confor­mé­ment à ce que nous avions pro­fessé tout au long de la campagne.

Pour Eric Piolle si les élus de base pou­vaient voter selon leur choix (à condi­tion qu’ils ne soient pas nom­breux), les adjoints devaient se pro­non­cer obli­ga­toi­re­ment « pour » au risque de perdre leurs délé­ga­tions. Dès 2015, l’autoritarisme, que d’aucuns feignent de décou­vrir aujourd’hui, était déjà bien présent.

C’est ainsi qu’en l’espace de quatre heures (le temps entre le conseil muni­ci­pal et la réunion de groupe au cours de laquelle Eric Piolle avait pro­fessé ses ami­caux “conseils”) nous sommes pas­sés de six abs­ten­tion­nistes + cinq « contre » à seule­ment cinq contre… Envolés les adjoints-abstentionnistes !

En 2016, la charte du groupe bafouée

Ceux qui pen­saient être dans une muni­ci­pa­lité de gauche, éco­lo­giste, citoyenne et sur­tout démo­cra­tique allaient vite déchan­ter quand Eric Piolle a, là encore, après de pseudo-sémi­naires bud­gé­taires où aucun docu­ment n’était laissé à la dis­po­si­tion des élus, imposé le plan dit de « sau­ve­garde des ser­vices publics », un véri­table plan d’aus­térité qui condui­sait, entre autres, à fer­mer trois biblio­thèques dans les quar­tier populaires.

Lundi 25 septembre 2017, devant l'hôtel de Ville de Grenoble, las après plus d'un an de lutte, et suite au refus du maire de donner suite à la demande de votation citoyenne, le collectif Touchez pas à nos bibliothèques organise l'enterrement et la crémation des trois bibliothèques Prémol, Alliance et Hauquelin ainsi que celle de la participation citoyenne.© Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Lundi 25 sep­tembre 2017, devant l’hô­tel de Ville de Grenoble, las après plus d’un an de lutte, et suite au refus du maire de don­ner suite à la demande de vota­tion citoyenne, le col­lec­tif Touchez pas à nos biblio­thèques orga­nise l’en­ter­re­ment et la cré­ma­tion des trois biblio­thèques Prémol, Alliance et Hauquelin ainsi que celle de la par­ti­ci­pa­tion citoyenne.© Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Quand six mois avant le vote, nous avions demandé (Bernadette Richard Finot et Guy Tuscher) tous les docu­ments bud­gé­taires chif­frés puis la révi­sion de ce plan, nous nous sommes heur­tés à un refus ferme et défi­ni­tif. A l’épo­que, aucun des nou­veaux « exclus » pré­sents ne nous avait sou­te­nus dans notre demande.

Dès lors, confor­mé­ment à la charte du groupe majo­ri­taire de l’é­poque qui l’au­to­ri­sait, nous avions pré­venu que nous nous abs­tien­drons sur le vote du bud­get. Mal nous en a pris car nous venions de com­mettre là un crime de lèse-majesté. Les petites mains de la majo­rité muni­ci­pale (Laurence Comparat et Claus Habfast co-pré­si­dents du groupe) se sont mises en action, jouant tour à tour sur l’affectif « Nous sommes une grande famille… » et la menace « Ça va être l’enfer pour vous… ».

En 2023, les tech­niques (infor­ma­tion incom­plètes et floues, pres­sions indi­vi­duelles…) n’ont mani­fes­te­ment pas changé : « Quand on demande des pré­ci­sions sur le bou­clier cli­ma­tique et social, on ne nous répond que par bribes. », « On nous a convo­qués un par un pour que de nous-mêmes nous ren­dions nos délé­ga­tions. » (DL du 26/03/23). Et dire qu’il a fallu près de sept ans à cer­tains, dont un ancien adjoint à la démo­cra­tie locale, pour s’a­per­ce­voir que ces tech­niques posaient un vrai pro­blème démocratique…

Une abs­ten­tion trans­for­mée en exclu­sion deux heures avant le conseil

Et deux heures avant le conseil, comme annoncé par Claus Habfast, ce fut effec­ti­ve­ment l’enfer qui s’invita lors de la réunion de pré-conseil : une modi­fi­ca­tion de la charte du groupe majo­ri­taire non ins­crite à l’ordre du jour était pré­sen­tée subrep­ti­ce­ment en fin de réunion et votée en urgence à l’unanimité (moins deux voix, les nôtres). Tout élu de la majo­rité se devait doré­na­vant de voter posi­ti­ve­ment le bud­get. Les « aven­tu­riers » qui vote­raient autre­ment s’excluraient ainsi d’eux-mêmes5Une quasi-para­phrase du célébre gim­mick inventé par les Guignols de l’info « Brice !!!! tu t’exclus toi-même du mou­ve­ment !!!! » qui ponc­tuait la fin des sketchs réunis­sant le couple éco­lo­giste infer­nal : Antoine Waechter, le secré­taire natio­nal des Verts de l’é­poque qui incar­nait la frac­tion « khmer vert » des Verts, et Brice Lalonde, le Vert libé­ral-cen­triste oppor­tu­niste !

Manœuvre gro­tesque qui a donc conduit à notre exclu­sion et nous en a appris beau­coup sur nos petit(e)s cama­rades qui, non contents de voter cette modi­fi­ca­tion de der­nière minute (aucune voix n’a man­qué à l’ap­pel), ne s’y sont à aucun moment oppo­sés. Parmi eux, Pascal Clouaire, Hakim Sabri…

Des pro­tes­ta­tions de « crocodiles »

Aussi, les entendre aujourd’hui se plaindre (à juste titre) « [d’a­voir] été excom­mu­niés lors d’un véri­table pro­cès poli­tique » (DL du 26/03/23) alors que, pour cer­tains, ils ont accepté de faire par­tie des 40 compli­ces du nôtre nous fait fran­che­ment rigo­ler à défaut de nous faire pleurer.

Le sum­mum est atteint quand ils déclarent « (…) impo­ser 25 % sans en par­ler à la popu­la­tion, ce n’est pas notre concep­tion de la démo­cra­tie. Et dire qu’Éric Piolle se fai­sait le chantre de la démo­cra­tie par­ti­ci­pa­tive. » (DL du 26/03/23). Quelle est donc la concep­tion de la démo­cra­tie de ce groupe des sept parmi les­quels on trouve deux anciens adjoints à la démo­cra­tie locale qui se sont par­ti­cu­liè­re­ment illus­trés dans nombre de dos­siers où jus­te­ment la popu­la­tion n’a au final pas eu du tout son mot à dire ? Pour n’en citer que deux :

- Laure Masson était l’adjointe à la démo­cra­tie locale du man­dat Destot 2008 – 2014 qui a refusé pen­dant six mois d’or­ga­ni­ser un débat sur le méga-pro­jet Esplanade (1 200 loge­ments dans le pro­jet ini­tial) rendu obli­ga­toire par le dépôt d’une péti­tion ayant recueilli 20 000 signa­tures, s’y est fina­le­ment réso­lue en juin 2013 pour, au terme du débat, enter­rer toute concertation.

- Pascal Clouaire, lui, s’est dis­tin­gué en juillet 2017 à la stu­pé­fac­tion de tout le conseil, en jus­ti­fiant l’in­jus­ti­fiable : l’annula­tion arbi­traire par le maire de la vota­tion en octobre 2017 de la péti­tion contre la fer­me­ture des trois biblio­thèques de quar­tiers populai­res, vota­tion qui aurait dû obli­ga­toi­re­ment suivre le désac­cord entre les por­teurs de la péti­tion et la muni­ci­pa­lité.

Toutes ces larmes de reproches bien tar­dives nous font donc imman­qua­ble­ment pen­ser à celles du cro­co­dile ! « Ah ! le pauvre ani­mal… » aurait pu écrire Molière (cf. Tartuffe : “Ah, le pauvre homme !”).

En effet, au-delà des simi­li­tudes entre les pra­tiques du maire-des­pote et celles du pré­sident-des­pote par­ti­cu­liè­re­ment en ce qui concer­ne leur néga­tion des corps inter­mé­diaires (asso­cia­tions d’habitants, syn­di­cats), nulle criti­que de fond de leur part du sys­tème qui per­met au chef de l’arc dit huma­niste de broyer qui lui résiste :

1- le tout-pou­voir du maire alloué par la loi (et tant décrié avant 2014, beau­coup moins maintenant…)

2- la sou­mis­sion de chaque conseiller muni­ci­pal grâce aux délé­ga­tions (900 €/mois pour les conseillers délé­gués, 2 200 € pour les adjoints) dis­tri­buées à tous les conseillers de la majo­rité dans le der­nier mandat !

3- l’ins­tau­ra­tion du “groupe unique majo­ri­taire” avec sa charte qui, grâce à la sou­mis­sion de cha­cun, per­met l’ex­clu­sion. La seule véri­table inno­va­tion « démo­cra­tique » de 2014 (elle n’avait jamais été dis­cu­tée avant l’élec­tion par l’équi­pe de cam­pagne) des Verts et de Piolle – sur une sug­ges­tion de Vincent Comparat (Ades) – qui, forts de leur expé­rience des man­dats socia­listes de 1995 à 2008, avaient bien com­pris que, s’ils ne vou­laient pas subir ce qu’ils avaient fait subir aux socia­listes (un véri­table débat démo­cra­tique public et plu­ra­liste), il fal­lait impo­ser “l’unanimisme obli­ga­toire” en empê­chant la créa­tion de tout sous-groupe… comme celui dans lequel ils sié­geaient qui leur per­met­tait une expres­sion libre et indépendante.

Des anec­dotes croustillantes

Devant la dif­fi­culté qu’il y avait à accep­ter un bud­get d’aus­té­rité en 2017, on peut rap­pe­ler l’a­nec­dote amu­sante qu’un jour­nal local révé­lera un peu plus tard : la pre­mière adjointe (dépu­tée depuis) jouait l’a­veu (men­son­ger) à ses petits cama­rades insou­mis qu’elle avait voté ce plan « sans faire gaffe », en se trai­tant d’un nom d’oi­seau que nous n’é­cri­rons pas ici.

Tout aussi amu­sant : le néo-révolté Enzo Lesourt s’est abon­dam­ment épan­ché dans la presse sur la per­son­na­lité d’Eric Piolle qu’il vient, par sur­prise, de décou­vrir. Ce char­mant com­pa­gnon de route a été la tête pen­sante du maire, l’au­teur de tous ses dis­cours creux (« le che­min », « la mai­son com­mune », « l’arc huma­niste » etc), le sou­tien indé­fec­tible de toutes les déci­sions de son patron, de l’or­ga­ni­sa­tion de son cabi­net, omni­pré­sent dans l’ombre dans tous les moments (et les plus emblé­ma­tiques, notam­ment sur l’inculpation pour le mar­ché de la Fête des Tuiles), l’ar­ti­san de son échec aux pri­maires éco­lo­gistes. Il a validé si ce n’est impulsé tous les choix de son « mentor ».

Enfin, l’Ades qui ne cri­tique pas aujourd’hui la hausse de 25 % de la taxe fon­cière mais qui, à l’époque criait au loup, au scan­dale poli­tique et social sur le simple fait d’oser évo­quer une hausse de 2 %, nous arrache un petit sou­rire narquois.

La Boétie nous ensei­gnait dès 1560 dans son fameux « Discours de la ser­vi­tude volon­taire » que la sou­mis­sion … est en effet un acte volon­taire. Cinq cents ans plus tard, on aurait pu croire à l’é­vo­lu­tion posi­tive des pra­tiques poli­tiques, l’ac­tua­lité nous montre que ce n’est pas gagné !

Bernadette Richard-Finot et Guy Tuscher

Rappel : Les tri­bunes publiées sur Place Gre’net ont pour voca­tion de nour­rir le débat et de contri­buer à un échange construc­tif entre citoyens d’opinions diverses. Les pro­pos tenus dans ce cadre ne reflètent en aucune mesure les opi­nions des jour­na­listes ou de la rédac­tion et n’engagent que leur auteur.

Vous sou­hai­tez nous sou­mettre une tri­bune ? Merci de prendre au préa­lable connais­sance de la charte les régis­sant.

Place Gre'net

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3 réflexions sur « Tribune libre | Exclusion de sept élus de la majo­rité à Grenoble : “le des­pote et les crocodiles” »

  1. On (ne) peut (que) déplo­rer l’idée que ce se fait Éric Piolle de la démo­cra­tie au sein d’un conseil muni­ci­pal mais cet épi­sode déplo­rable n’est une sur­prise pour per­sonne et cer­tai­ne­ment pas pour les fameux « sept » ; ils savaient per­ti­nem­ment ce qu’il allait se pas­ser quand ils ont fran­chi les porte du Conseil.
    S’ils n’étaient pas d’accord, il fal­lait voter contre ; ils avaient le choix. Cette posi­tion entre deux ne les honore pas vrai­ment. Personnellement je ne com­prends pas.

    sep article
  2. Et ça n’empêchera pas qu’il soit réélu !
    Écolo bobo c’est tou­jours mieux que le reste !
    Les Grenoblois sont des veaux

    sep article
  3. Un des­pote de cita­delle qui a fini der­nier à la pri­maire des melons verts. Tout le monde en rigole encore.
    Mais qui peut comp­ter sur les gardes du corps zélés de son « arc huma­niste » hai­neux et vermoulu.
    Alan CONFESSON (@AlanConfesson) 18 juil. 2020 : Ce qui vient de se pro­duire au #CMetro de Grenoble Alpes Métropole est d’une extrême gra­vité. En vou­lant à tout prix conser­ver le pou­voir, Christophe Ferrari a com­mis un par­jure : se faire élire avec les voix de la droite et de l’extrême-droite.
    Antoine BACK ✊🌻🤘😎 (@abkgrenoble) July 17, 2020 : Elu avec les voix de la #droite et de #LREM, le déshon­neur de la #gauche locale a désor­mais un visage : celui de M. Ferrari

    sep article

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