FIL INFO – Mobilisation de CRS, interpellation pour « association de malfaiteurs« , crainte de constitution d’une Zad… La contestation d’un projet immobilier sur les Jardins de la Buisserate à Saint-Martin-le-Vinoux est source de nombreuses crispations. Appelant toujours au dialogue, l’association de défense dénonce par voie de communiqué une « répression policière« .
« Si la population est terrorisée, c’est par la police, certainement pas par ses jardiniers« . Ainsi s’exprime l’association Les Jardins de la Buisserate dans un communiqué. Opposés au projet de construction sur le terrain de la Buisserate à Saint-Martin-le-Vinoux, les membres de l’association dénoncent la « répression policière » dont ils se disent victimes. Et appellent à une « concertation sincère« .

Des cars de CRS pour accompagner une manifestation devant les Jardins de la Buisserate © Photo Facebook
Dernier épisode en date? « Samedi [19 septembre, ndlr], la manifestation festive de soutien à vélo (…) a été accueillie par 15 bus et une centaine de CRS venus de Marseille, aussi nombreux que les cyclistes« , écrit l’association. Quinze jours plus tôt, six personnes suspectées de vouloir établir une Zad étaient interpellées, puis déférées devant un juge pour « association de malfaiteurs« . Des personnes que l’association dit, au demeurant, ne pas connaître.
La « stratégie de Tarnac » à Saint-Martin-le-Vinoux ?
« Cette réponse démesurée fait écho à la présence de vigiles de moins en moins affables, ou à celle de la Brigade anti-criminalité pour s’opposer à la visite des jardiniers« , estime l’association. Qui ne manque pas d’établir un parallèle avec l’intervention des forces de l’ordre durant une manifestation contre le projet Neyrpic à Saint-Martin-d’Hères. Mais aussi avec « la grotesque mise en scène de “l’ensauvagement grenoblois” à Grenoble« .
Pour les défenseurs des jardins de la Buisserate, la stratégie serait la même: « Le modèle choisi est bien sûr « l’Affaire Tarnac », ridicule coup de Jarnac avorté qui prétendait transformer les placides épiciers de Tarnac en une menace à l’ordre républicain« , écrit-elle. Tout en s’interrogeant sur l’identité des « commanditaires de cette farce répressive« : la Ville de Saint-Martin-de-Vinoux? La Métropole de Grenoble? Alpes-Isère Habitat? « Tous clament leur bienveillance« , ironise le communiqué.
Et les membres de l’association de lancer un appel au dialogue, « pour envisager sereinement le futur des Jardins avec les Saint-Martiniers« . Dans le ton qui, naturellement, leur est propre: « Chères institutions, si vous nous écoutiez, vous connaitriez nos propositions, vous sauriez qu’elles sont plus prometteuses que votre béton et plus riantes que vos lacrymos« . Avant de conclure en rappelant leur présence devant les jardins de la discorde, tous les dimanches à 17 heures.
Florent Mathieu










