Pour le Dr Patricia Pavèse, infectiologue au CHU de Grenoble, l'espoir d'un vaccin dans les six premiers mois de l'année prochaine.

Covid-19 : le dépar­te­ment de l’Isère vire au rouge la veille de la mani­fes­ta­tion des Gilets jaunes

Covid-19 : le dépar­te­ment de l’Isère vire au rouge la veille de la mani­fes­ta­tion des Gilets jaunes

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EN BREF - Comme attendu, l'Isère vire au rouge. Le département étant classé en vulnérabilité élevée sur la base du taux d'incidence, le préfet voit ses moyens renforcés pour tenter de contenir la propagation du Covid-19. Il peut ainsi fermer des établissements ou interdire des rassemblements. Pour l'heure, aucune mesure n'a été annoncée.

 
 

Covid-19 : l'Isère vire au rouge avant les Gilets jaunes.© Anissa Duport-Levanti - Place Gre'net

Le classement en zone rouge dépend du taux d'incidence. calculé sur la base des tests PCR © Anissa Duport-Levanti - Place Gre'net


L'Isère est passé dans le rouge. Dans une allocution ce vendredi 11 septembre, le Premier ministre Jean Castex a confirmé le passage du département en zone de vulnérabilité dite élevée*.
 
Un classement lié au seul taux d'incidence. Dès lors qu'il approche le chiffre de 50 nouveaux cas de Covid-19 pour 100 000 habitants enregistrés en une semaine, le département monte en grade. Même s'il ne le dépasse pas.
 
« Un département avec un taux d'incidence inférieur peut être classé par anticipation en zone rouge si ce taux est en augmentation ou bien s'il est géographiquement proche d'un autre département avec un taux d'incidence élevé », prévoient ainsi les services du Premier ministre.
 
Pour l'Isère, la question ne se pose pas. Avec un taux d'incidence passé à 70,4, le département a franchi le rubicon depuis quelques jours maintenant. Un taux d'incidence calculé à partir des résultats des tests PCR dont la fiabilité – pour cause de trop grande sensibilité notamment – est sujette à controverse.
 
 

« Cette progression ne s’explique pas par l’augmentation du dépistage »

 
Mais, pour Santé publique France, « l'épidémie continue sa progression et touche fortement les jeunes ». « L’épidémie progresse en France de manière exponentielle et cette progression ne s’explique pas par l’augmentation du dépistage, souligne l'agence nationale de santé publique. En effet, depuis le mois de juillet, les dépistages ont été multipliés par un peu plus de deux, et le nombre de cas de Covid-19 a été multiplié par 12. »
 

Document Santé Publique France


 
Quid des autres indicateurs ? Ils ne rentrent manifestement pas en ligne de compte dans le classement. Ni le nombre de personnes testées positives : 153 en Isère à la date du 7 septembre, d'après Santé publique France. Ni le taux de positivité (6,7 %). Pas plus que le nombre d'hospitalisations (45 à la date du 10 septembre), d'admissions en réanimation et soins intensifs (6) ou le nombre de décès : 153 depuis le 1er mars mais aucun depuis le 21 juin.
 
 

45 hospitalisations en Isère et six admissions en réanimation liées au Covid-19

 
Au CHU de Grenoble, où le nombre d'hospitalisations était il y a quelques jours de 12, dont 3 en réanimation, on estimait l'activité liée au Covid-19 encore marginale. Jusqu'à quand ? Depuis la fin du mois d'août, les courbes, relativement stables depuis le début de l'été, amorcent une légère remontée.
 

 
Mais dans un système hospitalier à bout de souffle, qui doit encore rattraper le retard médical et chirurgical généré par la crise printanière, la perspective d'un nouvel afflux de patients inquiète.
 
« L’impact sur le système de soins reste à ce jour modéré, mais est en constante augmentation depuis six semaines, pointait Santé publique France le 3 septembre. Les passages aux urgences pour suspicion de Covid-19 ont augmenté de 10 % entre les semaines 35 et 34 (2 816 et 2 556 passages). La même tendance est observée pour le taux d’admission en réanimation, qui a augmenté de 21 % entre les semaines 35 et 34 (210 et 174 admissions). »
 
 

Pouvoirs du préfet renforcés : les rassemblements peuvent être interdits

 
Le classement en zone rouge peut-il permettre de circonscrire la propagation du virus ? Il donne en tout cas des pouvoirs renforcés au préfet. Comme celui de fermer des établissements recevant du public ou des lieux publics. D'interdire les marchés, voire les rassemblements. À quelques heures de la manifestation de rentrée des Gilets jaunes, aucune mesure en ce sens n'a toutefois été annoncée.
 
Patricia Cerinsek
 
* Quatorze départements, dont l'Isère, rejoignent les 28 territoires déjà classés en rouge. Dans la région Auvergne Rhône-Alpes, outre l'Isère, le Puy-de-Dôme, la Loire, le Rhône et l'Ain sont désormais classés en zone de vulnérabilité élevée.
 

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Simon Grange

Auteur

0 commentaire sur « Covid-19 : le dépar­te­ment de l’Isère vire au rouge la veille de la mani­fes­ta­tion des Gilets jaunes »

  1. Franchement, avec toutes ces connais­sances juri­diques, admi­nis­tra­tives, médi­cales… je ne com­prends pas que GAM ne soit pas AU MOINS notre président !
    Franchement, que font tous ces autres gugusses…

    sep article
  2. Franchement, avec toutes ces connais­sances juri­diques, admi­nis­tra­tives, médi­cales… je ne com­prends pas que GAM ne soit pas AU MOINS notre président !
    Franchement, que font tous ces autres gugusses…

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  3. Quand on cherche, on trouve toujours

    sep article
  4. Quand on cherche, on trouve toujours

    sep article
  5. L’état et le gou­ver­ne­ment n’u­ti­lisent pas le taux d’in­ci­dence mais le taux de tests posi­tifs, ce qui n’est pas la même chose !
    Mensonges et mani­pu­la­tions à tous les étages
    Connerie totale ! Arrêtez de relayer les imbé­ci­li­tés du gou­ver­ne­ment. En France sur plus de 7 mil­lions de tests on en trouve env. 3% de posi­tifs. Statistiquement, c’est du domaine de l’er­reur. Si on rajoute que sur ces 3% de tests posi­tifs, 25 à 40% sont des faux posi­tifs, il n’y a plus d’épidémie.
    D’autant qu’en France on uti­lise trop de cycles sur les tests PCR, alors qu’on sait qu’au delà de 20, le nombre de faux posi­tifs aug­mente de manière expo­nen­tielle au point de rendre les tests pas fiables… L’Italie et l’Allemagne uti­lisent 20 cycles, la France et l’Espagne vont jus­qu’à 46 (alors qu’à 35 on sait qu’on a 1 virus, lit­té­ra­le­ment 1 et pas 2).. Et après on s’é­tonne. Tests trop sen­sibles, plein de faux positifs.
    Donc les chiffres dont le gou­ver­ne­ment et les auto­ri­tés nous bom­bardent sont (a) issus de tests peu fiables et (b) ne sont pas ceux qui per­mettent de déter­mi­ner s’il y a une épi­dé­mie et de la résoudre, puisque les tests ne pré­cisent ni la charge virale ni le nombre de cycles…
    Tout cela n’est que du coloriage.
    On se fout du tx de repro­duc­tion et on se fout du nombre de tests positifs.
    Ce qui compte est le vrai tx d’in­ci­dence c’est à dire le nombre de nou­veaux MALADES diag­nos­ti­qués pour 100 000 habi­tants et non pas le nombre de tests posi­tifs. Il n’aug­mente pas de manière signi­fi­ca­tive et reste plus d’une dizaine de fois infé­rieur au seuil épidémique.
    Ce qui compte est le nombre de décès. Il est en baisse tendancielle.
    Ce qui compte c’est la capa­cité de soin. Tx d’oc­cu­pa­tion des lits en réa dans l’Isère = 7.3% (donc 92.7% des lits ne sont pas occupés!)
    On se fout de nous. Le rouge, ce n’est pas le Covid mais plu­tôt les dépar­te­ment où les gens sont très, très en colère, vus par le ren­sei­gne­ment intérieur.
    Le virus est tou­jours là (7 variants dont la viru­lence est gran­de­ment réduite). Le Virus n’est pas la mala­die. La situa­tion n’est plus épi­dé­mique, il s’a­git donc pro­té­ger les per­sonnes les plus sus­cep­tibles de déve­lop­per la mala­die – ce qu’on ne fait pas – et soi­gner les malades, ce qu’on fait tou­jours mal.

    sep article
    • PC

      11/09/2020
      20:50

      Le taux d’in­ci­dence cor­res­pond au nombre de tests posi­tifs pour 100 000 habitants.

      sep article
      • Non, en épi­dé­mio­lo­gie le tx d’in­ci­dence cor­res­pond au nombre de nou­veaux malades. Tester posi­tif au Sars n‑Cov n’est pas avoir déve­loppé la mala­die COVID 19. Les asymp­to­ma­tiques ne sont pas malades.

        sep article
  6. L’état et le gou­ver­ne­ment n’u­ti­lisent pas le taux d’in­ci­dence mais le taux de tests posi­tifs, ce qui n’est pas la même chose !

    Mensonges et mani­pu­la­tions à tous les étages

    Connerie totale ! Arrêtez de relayer les imbé­ci­li­tés du gou­ver­ne­ment. En France sur plus de 7 mil­lions de tests on en trouve env. 3% de posi­tifs. Statistiquement, c’est du domaine de l’er­reur. Si on rajoute que sur ces 3% de tests posi­tifs, 25 à 40% sont des faux posi­tifs, il n’y a plus d’épidémie.
    D’autant qu’en France on uti­lise trop de cycles sur les tests PCR, alors qu’on sait qu’au delà de 20, le nombre de faux posi­tifs aug­mente de manière expo­nen­tielle au point de rendre les tests pas fiables… L’Italie et l’Allemagne uti­lisent 20 cycles, la France et l’Espagne vont jus­qu’à 46 (alors qu’à 35 on sait qu’on a 1 virus, lit­té­ra­le­ment 1 et pas 2).. Et après on s’é­tonne. Tests trop sen­sibles, plein de faux positifs.
    Donc les chiffres dont le gou­ver­ne­ment et les auto­ri­tés nous bom­bardent sont (a) issus de tests peu fiables et (b) ne sont pas ceux qui per­mettent de déter­mi­ner s’il y a une épi­dé­mie et de la résoudre, puisque les tests ne pré­cisent ni la charge virale ni le nombre de cycles…
    Tout cela n’est que du coloriage.
    On se fout du tx de repro­duc­tion et on se fout du nombre de tests positifs.
    Ce qui compte est le vrai tx d’in­ci­dence c’est à dire le nombre de nou­veaux MALADES diag­nos­ti­qués pour 100 000 habi­tants et non pas le nombre de tests posi­tifs. Il n’aug­mente pas de manière signi­fi­ca­tive et reste plus d’une dizaine de fois infé­rieur au seuil épidémique.
    Ce qui compte est le nombre de décès. Il est en baisse tendancielle.
    Ce qui compte c’est la capa­cité de soin. Tx d’oc­cu­pa­tion des lits en réa dans l’Isère = 7.3% (donc 92.7% des lits ne sont pas occupés!)
    On se fout de nous. Le rouge, ce n’est pas le Covid mais plu­tôt les dépar­te­ment où les gens sont très, très en colère, vus par le ren­sei­gne­ment intérieur.
    Le virus est tou­jours là (7 variants dont la viru­lence est gran­de­ment réduite). Le Virus n’est pas la mala­die. La situa­tion n’est plus épi­dé­mique, il s’a­git donc pro­té­ger les per­sonnes les plus sus­cep­tibles de déve­lop­per la mala­die – ce qu’on ne fait pas – et soi­gner les malades, ce qu’on fait tou­jours mal.

    sep article
    • PC

      11/09/2020
      20:50

      Le taux d’in­ci­dence cor­res­pond au nombre de tests posi­tifs pour 100 000 habitants.

      sep article
      • Non, en épi­dé­mio­lo­gie le tx d’in­ci­dence cor­res­pond au nombre de nou­veaux malades. Tester posi­tif au Sars n‑Cov n’est pas avoir déve­loppé la mala­die COVID 19. Les asymp­to­ma­tiques ne sont pas malades.

        sep article

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