Confinement, déconfinement… les salles de spectacle de l’agglo face à la crise

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ENQUÊTE – Alors que le gouvernement a réautorisé leur réouverture, après plus de trois mois d’arrêt et de « silence », comment les salles de spectacle ont-elles fait face à la crise du coronavirus ? Comment voient-elles leur présent et l’avenir alors que les règles restent strictes ? État des lieux dans l’agglomération grenobloise.

 

 

de gauche à droite : le réalisateur Michel Michel Szempruch et Patrick Seyer. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Le réa­li­sa­teur Michel Szempruch et le met­teur en scène Patrick Seyer. © Joël Kermabon – Place Gre’net

L’heure est enfin au décon­fi­ne­ment dans les salles de spec­tacle… Dans les zones vertes, les salles de spec­tacle et de théâtre ont appris le 27 mai qu’elles pour­raient rou­vrir le 2 juin, à condi­tion de res­pec­ter les règles sani­taires strictes avec espa­ce­ment des fau­teuils et port du masque obli­ga­toire. Mais de fait, la plu­part sont res­tées fer­mées au public, un spec­tacle ne s’im­pro­vi­sant pas à la der­nière minute…

 

Comment le sec­teur de la culture va-t-il se remettre de ce long moment de para­ly­sie et se remettre en marche ? Les inter­mit­tents du spec­tacle n’ont pas man­qué d’ex­pri­mer leurs inquié­tudes face à l’a­ve­nir du sec­teur, à tra­vers des mani­fes­ta­tions orga­ni­sées dans Grenoble les 2 et 6 juin der­niers.

 

Nous avons recueilli les témoi­gnages d’un panel de salles de l’ag­glo­mé­ra­tion1La Rampe – La Ponatière d’Échirolles, l’Amphithéâtre de Pont de Claix, l’Hexagone Scène natio­nale Arts/Sciences à Meylan, le Théâtre(s) de Grenoble, le Prunier sau­vage, Le Pacifique CDCN, l’Espace 600, et la Bobine à Grenoble, la Source de Fontaine et L’Ilyade à Seyssinet – Pariset. Des struc­tures cultu­relles très dif­fé­rentes par leurs sta­tuts, leurs mis­sions et leurs finan­ce­ments, mais toutes fra­gi­li­sées.

 

Retour sur plus de trois mois de paralysie dans le milieu de la culture

 

Les salles de spec­tacle ont été les pre­mières struc­tures publiques frap­pées par le coro­na­vi­rus. Avec, dès le dimanche 8 mars, l’in­ter­dic­tion des ras­sem­ble­ments de plus de 1 000 per­sonnes. Un nombre qui a baissé à 100 per­sonnes le 13 mars, avant le confi­ne­ment et une fer­me­ture géné­rale des salles le 14 mars der­nier. Ainsi les spec­ta­teurs ont-ils dû, mal­gré eux, déser­ter les salles obs­cures, les moments de com­mu­nion et de ras­sem­ble­ment autour du « spec­tacle vivant ». Une expres­sion qui (re)prend aujourd’hui tout son sens. Le 2 juin der­nier, les salles ont enfin pu rou­vrir mais dans des condi­tions de dis­tan­cia­tion sociale dras­tiques.

 

 

Des salles vides mais avec des équipes en télétravail

 

Malgré les portes fer­mées, les salles et les scènes vides, le tra­vail a per­duré avec une orga­ni­sa­tion par­ti­cu­lière pour faire face à une crise sans pré­cé­dent. Certaines équipes ont retrouvé leurs bureaux ou les scènes et cou­lisses, depuis le 12 mai der­nier. Cependant, la plu­part des théâtres sont res­tés fer­més au public, sauf quelques ten­ta­tives ou « expé­riences artis­tiques hors les murs » qui ont vu le jour en juin pour un nombre de spec­ta­teurs res­treint.

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Commentaires 1
  1. Triste, pour ma part j’ai raté.e le spec­tacle « pro-migrant-fémi­nisto-euro­péeen » . C’est dom­mage pour l’inclusivité.e.s .

    J’attend avec impa­tience, la repré­sen­ta­tion de « coro­na­vi­rus » qui sor­tira en février 2021 avec l’aide des sub­ven­tions de la col­lec­ti­vi­tée. Le pro­fes­seur Raoult sera joué par une femme racisé pour notre plus grand bon­heur. J’ai hâte.

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