La pollution de l’air en baisse dans l’agglomération grenobloise, mais les inégalités accrues face au covid-19

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FOCUS – Avec le confinement, la pollution de l’air a notablement baissé dans l’agglomération grenobloise, notamment le long des grands axes routiers. C’est ce que démontre sans grande surprise un bilan réalisé par Atmo sur les quinze premiers jours de confinement. Mais des études montrent aussi que la pollution de l’air accroît les effets d’une contagion par le Covid-19.

 

 

Marché de l'Estacade pendant le confinement © Florent Mathieu

Marché de l’Estacade pen­dant le confi­ne­ment © Florent Mathieu

Ce n’est pas une sur­prise. Mais un bilan, dressé après quinze jours de confi­ne­ment par le réseau des asso­cia­tions Atmo, vient le confir­mer : les mesures d’i­so­le­ment ont un effet béné­fique sur la qua­lité de l’air en France. Notamment sur les pol­luants émis majo­ri­tai­re­ment par le tra­fic rou­tier.

 

« Une dimi­nu­tion des concen­tra­tions de dioxyde d’a­zote (NOx) pou­vant atteindre 80 % en proxi­mité rou­tière a été obser­vée », sou­ligne l’as­so­cia­tion. En Auvergne Rhône-Alpes – ter­ri­toires parmi les plus tou­chés et dans le col­li­ma­teur de Bruxelles pour ses dépas­se­ments chro­niques des valeurs régle­men­taires – la pol­lu­tion au NOx émise par le trans­port non rou­tier a ainsi connu une baisse de 82 %. Une chute dras­tique vrai­sem­bla­ble­ment à mettre à l’ac­tif du trans­port aérien, qua­si­ment cloué au sol.

 

 

En deux semaines, la baisse du trafic routier a fait baisser les émissions de NOx de 49 %

 

Le ter­tiaire, lui, enre­gistre une baisse de 72 %. Quand le trans­port rou­tier, qui reste le pre­mier émet­teur haut la main de dioxyde d’a­zote, affiche une dégrin­go­lade de 49 %. Toutes sources confon­dues, la baisse de ce pol­luant est ainsi de 37 % sur la région, grâce notam­ment à un tra­fic rou­tier qui a été divisé par trois ou quatre en quinze jours.

 

Un air moins pollué mais plus d'inégalités face aux risques - L'A480 est bouchée à plusieurs heures de la journée.

L’A480 est bou­chée à plu­sieurs heures de la jour­née.

 

Ce qui est vrai pour le dioxyde d’a­zote l’est moins pour les par­ti­cules fines. De fait, ces pous­sières ne sont pas seule­ment émises par le tra­fic. Mais aussi et sur­tout par le chauf­fage au bois. Résultat ? Une baisse toutes sources confon­dues limi­tée (- 7 %) qui est en par­tie due à la hausse (+ 6 %) enre­gis­trée par le sec­teur rési­den­tiel et un chauf­fage accru en cette période de confi­ne­ment.

 

 

Le confinement a permis de s’éloigner du seuil de vigilance de la pollution au NOx

 

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Commentaires 1
  1. Aucune étude ne montre quoi que ce soit. Il n’y a aucune cor­ré­la­tion et encore moins de cau­sa­lité entre le COVID_19 et la pol­lu­tion.

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