Les municipales à La Tronche mettent la question du logement à l’honneur

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FOCUS – Bertrand Spindler, le maire sortant de La Tronche, se présente ce dimanche 15 mars contre Pascale Le Marois et Edouard Tournel. Le sujet du logement, sous toutes ses déclinaisons, sera au cœur des enjeux.

 

 

La Tronche © Wikipedia

La Tronche © Wikipedia

La Tronche, qui a connu trois man­dats de gauche sur quatre depuis 1995, chan­gera t’elle de camp dimanche ? Face à la liste divers gauche « La Tronche, pour vous et avec vous » de Bertrand Spindler, se pré­sentent deux can­di­dats.

 

Pascale Le Marois, élue d’op­po­si­tion et ancienne adjointe de la majo­rité pré­cé­dente, mène « Unis pour la Tronche », une liste des­ti­née à « défendre et pré­ser­ver le cadre de vie » des Tronchois.

 

A la tête d’une liste divers droite « Un nou­veau visage pour la Tronche », Edouard Ytournel.  Son équipe, plu­rielle, se com­pose de 75 % de novices en poli­tiques et 25 % d’an­ciens élus de la com­mune. Actifs, étu­diants, retrai­tés… les pro­fils des colis­tiers sont divers.

 

 

« Non à la Grenoblisation de La Tronche ! »

 

Les deux adver­saires reprochent à Bertrand Spindler ses prises de posi­tion en tant que vice-pré­sident de la Métro. Ainsi, l’é­quipe de Pascale Le Marois affirme que « le cadre de vie de la com­mune […] est menacé » du fait de l’ac­tion de l’an­cienne muni­ci­pa­lité.

 

 Pascale Le Marois © Unis Pour La Tronche

Pour Pascale Le Marois, le maire sor­tant ne construit pas La Tronche pour ses habi­tants mais pour les objec­tifs de la Métro dont il est le vice-pré­sident. © Unis Pour La Tronche

« Contrairement à ses affir­ma­tions, le maire sor­tant ne construit pas La Tronche pour ses habi­tants mais pour les objec­tifs de la Métro dont il est le vice-pré­sident. »

 

D’ailleurs, « Unis pour la Tronche », com­po­sée d’an­ciens élus et de nou­veaux issus des dif­fé­rents quar­tiers de la Commune,  est sou­te­nue par l’an­cien maire Hervé-Jean Bertrand-Pougnand. Celui-ci, qui a éga­le­ment réa­lisé 27 ans de man­dat comme conseiller muni­ci­pal dans la com­mune, avait gagné la lutte contre le pro­jet de rocade nord.

 

De même, en pré­face de son pro­gramme, Edouard Ytournel déclare qu’il faut « stop­per la col­lu­sion entre la muni­ci­pa­lité et la Métro […] et nous réap­pro­prier les sujets rela­tifs à la qua­lité de vie à La Tronche ». Et la liste qui affirme sur sa page Facebook « Non à la Grenoblisation de La Tronche ! » de tacler : « notre com­mune doit-elle deve­nir un quar­tier de Grenoble ? Ou […] conser­ver son iden­tité qui nous est si chère ? »

 

 

Un refus marqué de la sur-urbanisation

 

Bertrand Spindler © La Metro.fr

Bertrand Spindler © La Metro.fr

Le refus de la supré­ma­tie des pro­jets métro­po­li­tains, lié à une volonté de main­te­nir la qua­lité de vie, consti­tue donc la colonne dor­sale des deux pro­grammes d’op­po­si­tion. Sans oublier le rejet de la sur-urba­ni­sa­tion, sur lequel s’af­frontent direc­te­ment les can­di­dats.

 

Le maire sor­tant porte ainsi un pro­jet de des­truc­tion à venir de l’an­cien Hôpital mili­taire, afin de construire des immeubles allant jus­qu’à 8 étages, et 314 loge­ments, dont près de la moi­tié de loge­ments sociaux. Il sou­haite éga­le­ment construire, à Depagne, sur la rue Pont-Prouiller et sur le site de l’an­cienne poste, un total de 121 loge­ments.

 

Ce que contestent Edouard Ytournel et Pascale Le Marois : « La métro­po­li­sa­tion vise à la concen­tra­tion de popu­la­tion qui implique une urba­ni­sa­tion maxi­mum, affirme la can­di­date d’op­po­si­tion. Cette den­si­fi­ca­tion à outrance de la popu­la­tion se fait et se fera au détri­ment de ceux qui habitent déjà la com­mune et de ceux qui vou­draient la rejoindre. »

 

 

Le logement comme enjeu

 

Les loge­ments vacants sont un autre des points sur les­quels la muni­ci­pa­lité sor­tante est cri­ti­quée. Bertrand Spindler a d’ailleurs répondu direc­te­ment à la ques­tion dans une affiche publiée sur son site de cam­pagne.

 

Edouard Ytournel © Un nouveau visage pour La Tronche

Edouard Ytournel © Un nou­veau visage pour La Tronche

« 360 loge­ments vacants c’est exact MAIS : 60% de ces loge­ments sont vacants moins d’un an (chan­ge­ment d’oc­cu­pant), une part concerne des rési­dences secon­daires […] Au final, moins de 10% de ces loge­ments le sont vrai­ment (+/- 30%). »

 

Et celui-ci de s’a­dres­ser per­son­nel­le­ment à ses adver­saires en leur ren­voyant une part de res­pon­sa­bi­lité dans la situa­tion, qui remon­te­rait au man­dat pré­cé­dent.

 

Il cite ainsi le cas du bâti­ment Depagne : « Acheté beau­coup trop cher par la com­mune en 2011, M. Ytournel étant conseiller muni­ci­pal et Mme Le Marois, adjointe. Il fau­drait que la com­mune inves­tisse 400 000 euros pour qu’un opé­ra­teur puisse enga­ger la réha­bi­li­ta­tion. »

 

Avant de prendre à par­tie Edouard Ytournel sur un ton acide : « Le pro­blème des loge­ments vacants ne se règle pas d’un coup de baguette magique. Encore moins quand le pré­tendu magi­cien a créé le pro­blème ! »

 

Laure Gicquel

 

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