Un nouveau terrain de futsal à Échirolles destiné à développer le foot féminin

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EN BREF – La Coupe du monde féminine de football 2019 a laissé des traces sur son passage. En l’occurrence, un nouveau terrain de futsal inauguré le 26 février dernier, sur le plateau du stade Auguste-Delaune d’Échirolles. De quoi doper la pratique, notamment féminine, de cette discipline sportive proche du football.

 

 

Inauguration du terrain de Futsal au stade Auguste Delaune à Echirolles - avec Christophe Ferrari et Renzo Sulli - mercredi 26 février 2020 © Ambre Croset

Inauguration du ter­rain de Futsal au stade Auguste Delaune à Echirolles – avec Christophe Ferrari et Renzo Sulli – mer­credi 26 février 2020 © Ambre Croset

Nouveau ter­rain de jeu pour les pra­ti­quants… et sur­tout les pra­ti­quantes de fut­sal à Échirolles. La Ville vient en effet d’i­nau­gu­rer un nou­veau ter­rain syn­thé­tique sur le pla­teau du stade Auguste-Delaune.

 

Une inau­gu­ra­tion en grandes pompes en pré­sence de Christophe Ferrari, pré­sident de la Métropole, Renzo Sulli, maire d’Échirolles, Yannick Belle, vice-pré­sident de la Métropole en charge du sport, et de Pascal Parent, pré­sident de la Ligue Auvergne Rhône-Alpes de foot­ball.

 

« Ce ter­rain a voca­tion à déve­lop­per le foot fémi­nin » au sein de la ville, se féli­cite le maire, et de « per­mettre à Delaune de deve­nir un site foot­bal­lis­tique ». Le ter­rain, d’une super­fi­cie de 1 200 m², a été offert à Grenoble-Alpes métro­pole par la Fédération fran­çaise de foot­ball et la Ligue de foot­ball ama­teur, dans le cadre de la Coupe du monde fémi­nine. Soit une valeur de 45 000 euros.

 

Jeunes jouant au foot sur le nouveau terrain de futsal du stade Auguste Delaune à Echirolles - 26 février 2020 © Ambre Croset

Jeunes jouant au foot sur le nou­veau ter­rain de fut­sal du stade Auguste-Delaune à Echirolles. le 26 février 2020 © Ambre Croset

 

L’équipement est fina­le­ment revenu à la com­mune d’Échirolles suite à la sélec­tion de son pro­jet de déve­lop­pe­ment du fut­sal et de fémi­ni­sa­tion de la dis­ci­pline. De quoi par­ti­cu­liè­re­ment pro­fi­ter aux équipes fémi­nines FC Échirolles et FC Picasso, ainsi qu’à l’association Vie et Partage Futsal.

 

Qu’est-ce que le futsal ?

 

Le fut­sal, contrac­tion en espa­gnol de « fút­bol de salón », est une dis­ci­pline spor­tive proche du foot­ball, née en Uruguay il y a 90 ans. Nommé « foot­ball en salle » par la Fifa, cette dis­ci­pline se joue sur un sol en dur. Deux équipes de cinq joueurs s’affrontent dans des matchs de deux mi-temps de vingt minutes. Ce sport connaît aujourd’hui un réel engoue­ment, avec une aug­men­ta­tion de 12 % des licen­ciés en cinq ans.

 

 

Le foot au féminin

 

De fait, la Coupe du monde fémi­nine en juin 2019 a donné l’oc­ca­sion au ter­ri­toire métro­po­li­tain de dyna­mi­ser cette pra­tique spor­tive au sein des fédé­ra­tions alen­tours. Car la pré­sence des huit équipes inter­na­tio­nales fémi­nines au Stade des Alpes de Grenoble a sus­cité un réel engoue­ment.

 

Allemagne-Nigeria (3-0), huitième de finale de la Coupe du monde féminine de football, au stade des Alpes, le 22 juin 2019 . © Laurent Genin

Allemagne-Nigeria (3−0), hui­tième de finale de la Coupe du monde fémi­nine de foot­ball, au stade des Alpes, le 22 juin 2019 . © Laurent Genin

D’autre part, cette com­pé­ti­tion a per­mis, si besoin était, de mon­trer que le foot n’est pas seule­ment un sport mas­cu­lin. Une valo­ri­sa­tion du foot au fémi­nin qui a eu un fort impact dans les clubs par­tout en France.

 

Rien qu’en Isère, le nombre de licen­ciés a crû de 4 % en un an, ce qui repré­sente près de 3 000 fémi­nines sur les 33 000 licen­ciés pra­ti­quants.

 

De quoi faire dire à Pascal Parent, pré­sident de la Ligue Auvergne Rhône-Alpes de foot­ball, que « la pra­tique fémi­nine du foot­ball n’est plus une anec­dote » désor­mais.

 

Ambre Croset

 

 

Amina Ghafir, présidente de l'AS-Grésivaudan, présente lors de l'inauguration du terrain de futsal au stade Auguste Delaune à Echirolles, mercredi 26 février 2020 © Ambre Croset

Amina Ghafir, pré­si­dente de l’AS-Grésivaudan. © Ambre Croset

« Une petite fille n’a plus peur aujourd’hui de dire “J’aime le foot” »

 

Pour la pré­si­dente de l’AS-Grésivaudan, Amina Ghafir, la Coupe du monde fémi­nine a réel­le­ment eu un impact posi­tif.

 

« J’ai été agréa­ble­ment sur­prise de voir des petites filles inté­grer les équipes à la ren­trée », s’est-elle réjoui lors de l’inauguration du ter­rain.

 

Pour elle pas de doute : il s’a­git à la fois d”« une volonté des petites filles mais aussi des parents. La société a changé aujourd’hui. Le foot fémi­nin s’est déve­loppé ». Une évo­lu­tion des men­ta­li­tés qui s’ex­plique, selon elle, par le fait que le foot fémi­nin com­mence à être « reconnu pro­fes­sion­nel­le­ment ».

 

 

 

 

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