Biomax, la centrale 100 % bois de la Métropole de Grenoble, va entrer en service

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FIL INFO – La Métropole de Grenoble a officiellement inauguré la centrale 100 % bois Biomax sur le quartier de la Presqu’île à Grenoble. L’occasion de vanter une nouvelle fois les caractéristiques énergétiques et environnementales de la nouvelle unité de chaleur et d’électricité, alimentée par une production de bois intégralement locale.

 

 

À la veille de sa mise en service industrielle prévue pour le mois de mars, la Métropole de Grenoble a très officiellement inauguré la centrale 100 % bois Biomax, située sur le quartier de la Presqu’île à Grenoble. La fin d’un processus de près de deux ans, avec un lancement des travaux en 2018, suivi de plusieurs phases d’essais à chaud et à froid et l’allumage de sa première flamme en février dernier.

 

Inauguration de la centrale Biomax © Grenoble-Alpes Métropole - Lucas Frangella

Inauguration de la centrale Biomax. © Grenoble-Alpes Métropole – Lucas Frangella

 

Le principe de Biomax ? Une unité de chaleur et de production d’électricité entièrement alimentée en bois, capable d’alimenter 20 000 foyers en chauffage et 10 000 en électricité, soit au total une production annuelle de 220 GWh. Le tout exploité et entretenu par 17 salariés sur le site, des emplois par définition non délocalisables. « Chiffre auquel il convient d’ajouter les emplois indirects », estime la Métro.

 

 

Du bois local et peu polluant, vante la Métro

 

D’où provient le bois venant alimenter la centrale ? « La totalité (…) est locale puisque la distance moyenne d’approvisionnement est de 52 kilomètres autour de Grenoble », soulignent les services métropolitains. Les forêts concernées se situent ainsi en Isère et en Savoie et se veulent toutes « durablement gérées ». « Cette démarche favorise l’économie locale et contribue à une gestion durable de la ressource », insiste la Métro.

 

La centrale Biomax © Grenoble-Alpes Métropole - Lucas Frangella

La centrale Biomax © Grenoble-Alpes Métropole – Lucas Frangella

 

Cette dernière vante aussi un excellent bilan environnemental de l’exploitation du bois. « Le bois est une énergie quasiment neutre en émission de CO2 car il rejette, lors de sa combustion, le CO2 qu’il a capté pendant sa croissance », explique encore la Métro. Biomax devrait ainsi générer une forte diminution des oxydes d’azote (- 70 %) et des particules fines (- 30 %) par rapport à la centrale au fioul qu’elle remplace.

 

Si le chauffage au bois individuel représente entre 55 et 75 % des émissions annuelles de particules selon les saisons, « le chauffage urbain représente uniquement 1 % des émissions de particules du secteur résidentiel sur la Métropole alors qu’il permet d’alimenter 18 % des foyers », décrit enfin la Métropole. En mettant en avant « les systèmes de traitement des fumées les plus performants, avec une qualité des rejets mesurée en continu ».

 

Florent Mathieu

 

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Commentaires 2
  1. Il y a de quoi fortement douter au vu des coteaux entiers qui captaient du CO2 mais ont été rasés autour de Grenoble pour alimenter les chaudières municipales.
    D’autant plus que selon une publication de Nature, le chauffage au bois émet 1,5 fois plus de CO2 que le charbon et 3 fois plus que le gaz.
    https://www.nature.com/articles/s41467-018-06175-4
    En effet, une partie de l’énergie produite par la combustion est consommée pour casser la structure moléculaire du bois. Le bilan est encore pire si on tient compte du fait que les arbres qu’on coupe étaient capteurs de CO2 et qu’en plus ils ne sont utilisés qu’aux 2/3, les racines et les branchages étant abandonnés.

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  2. « Le bois est une énergie quasiment neutre en émission de CO2 car il rejette, lors de sa combustion, le CO2 qu’il a capté pendant sa croissance », explique encore la Métro.
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    C’est incroyable. Ils nous prennent pour des cons ou ils sont à ce point débiles eux mêmes ?!
    Comment peut-on comparer l’effet d’émission de CO2 du chauffage à bois par rapport à l’électricité nucléaire, la seule source d’énergie vraiment PROPRE ?!

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