Pacte local pour la transition : Alternatiba Grenoble interpelle les candidats aux municipales

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REPORTAGE VIDÉO – Ce vendredi 7 février, des militants d’Alternatiba Grenoble ont interpellé des élus et candidats aux municipales avant le conseil métropolitain. Une action visant à les inviter à signer le Pacte pour la transition porté par le collectif Métro. Mais aussi à pousser les listes à adopter des mesures ambitieuses pour le climat à l’échelle métropolitaine.

 

 

Pacte local pour la transition : Alternatiba Grenoble interpelle les candidats aux municipalesDes militants d'Alternatiba interpellent élus et candidats aux municipale devant le siège de la Métropole. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Des mili­tants d’Alternatiba inter­pellent élus et can­di­dats aux muni­ci­pale devant le siège de la Métropole. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« C’est une année char­nière car c’est le der­nier man­dat où l’on peut encore chan­ger la donne », alertent les acti­vistes d’Alternatiba Grenoble à l’o­rée des élec­tions muni­ci­pales.

 

Ce  ven­dredi 7 février, une dizaine d’entre eux ont ainsi inter­pellé des can­di­dats aux élec­tions muni­ci­pales, juste avant que ne débute la séance du conseil métro­po­li­tain.

 

Objectif de cette action ? Leur pré­sen­ter la décli­nai­son locale du Pacte pour la tran­si­tion que porte le col­lec­tif Métro avec le sou­tien du mou­ve­ment citoyen pour le cli­mat. En l’oc­cur­rence, un ensemble de 32 mesures visant à mettre en place la tran­si­tion à l’échelle muni­ci­pale et inter­com­mu­nale.

 

 

Un pacte avec des engagements pour répondre au défi climatique

 

Au nombre de ces mesures ? Le déve­lop­pe­ment des mobi­li­tés douces, la lutte contre la pré­ca­rité éner­gé­tique, une ali­men­ta­tion saine et locale et une meilleure qua­lité de l’air. Autant « d’en­ga­ge­ments indis­pen­sables pour répondre au défi cli­ma­tique dans la jus­tice sociale », estiment les mili­tants.

 

Ces der­niers invitent ainsi les listes can­di­dates à res­pec­ter les prin­cipes car­di­naux du pacte, « dans un esprit de cocons­truc­tion ». Mais aussi à implé­men­ter « au moins six mesures, en fonc­tion des réa­li­tés locales ». À charge ensuite pour le col­lec­tif Métro d’as­su­rer le suivi de leur réa­li­sa­tion tout au long de leur pro­chain man­dat.

 

Retour sur cette action de sen­si­bi­li­sa­tion menée par Alternatiba avec quelques réac­tions des can­di­dats et élus ainsi inter­pel­lés.

 

 

« Des solutions existent et doivent devenir la norme »

 

Cette action d’Alternatiba Grenoble s’ins­cri­vait dans la suite logique d’une démarche ini­tiée de longue date. En effet, dès 2017 la cam­pagne Alternatives ter­ri­to­riales menée par ANV-Cop 21 et le Réseau action cli­mat en por­tait déjà les germes. « Selon le der­nier rap­port du Giec, 50 % à 70 % des leviers d’action contre le dérè­gle­ment cli­ma­tique se situent au niveau local », rap­pe­lait alors Alternatiba.

 

Pour le mou­ve­ment citoyen, « chaque élu local, chaque citoyen, peut lut­ter contre le dérè­gle­ment cli­ma­tique. Des solu­tions existent et doivent deve­nir la norme ».

 

Philippe Cardin, candidat à Meylan en plein échange avec les militants. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Philippe Cardin, can­di­dat à Meylan en plein échange avec les mili­tants. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Alternatiba n’a­vait d’ailleurs pas attendu les élec­tions pour aler­ter la Métropole sur la néces­sité d’un plan ambi­tieux pour le cli­mat. Mais les mili­tants avaient vite déchanté après avoir orga­nisé, le 19 jan­vier 2019, un forum citoyen en vue de peser sur le nou­veau Plan air éner­gie cli­mat de Grenoble-Alpes Métropole (PCAE), alors en pré­pa­ra­tion.

 

Déçus de la copie approu­vée par le conseil métro­po­li­tain en juillet der­nier, les acti­vistes dénon­çaient cou­rant novembre « un ren­dez-vous man­qué ». Sans pour autant jeter l’é­ponge. D’où l’en­jeu de cette nou­velle action, des­ti­née à pous­ser les can­di­dats à agir loca­le­ment pour le cli­mat, « tant qu’il est encore temps ».

 

Joël Kermabon

 

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Commentaires 4
  1. @Grenobloishistorique : ce n’est pas la mobi­lité douce qui est res­pon­sable de l’ag­gra­va­tion des embou­teillages pol­luants. C’est le plan de non cir­cu­la­tion de CVCM, plan contre pro­duc­tif qui n’a pu être imposé aux gre­no­blois qu’en fai­sant l’im­passe sur l’é­tude d’im­pact envi­ron­ne­men­tale !

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  2. @GrenobloisHistorique

    On est d’ac­cord ici. Si seuls ceux qui paient les impôts dans ce pays avaient le droit de voter, on ne serait pas là aujourd’­hui dans cette situa­tion de merde. Quand les gens qui n’ont jamais bossé et/ou n’ont jamais payé d’im­pôts décident pour ceux qui les sup­portent avec leur argent, c’est vrai­ment révol­tant. Ceci dit, cette situa­tion c’est le fond de com­merce des pas­tèques et autres gau­chistes

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  3. @Grenobloishistorique : « ils vont nous lâcher 1vec leur voi­ture de mes deux ? Nous, on veut pou­voir aller bos­ser en trans­ports en com­mun, à pied et à vélo, et même un peu en voi­ture, en tra­ver­sant Grenoble, sans se col­ti­ner toutes ces bagnoles qui créent des bou­chons, conduites par de gros beaufs agres­sifs qui nous empuantent l’at­mo­sphère ! Vivement que la cir­cu­la­tion de l’in­for­ma­tion soit réta­blie entre leur pre­mier et deuxième neu­rone de leur petit cer­veau, comme l’im­plorent ces jeunes qui mani­festent pour espé­rer pou­voir vivre sur une pla­nète habi­table ! »
    PS : vous voyez ce que ça fait, l’in­to­lé­rance, le manque de nuance, la géné­ra­li­sa­tion, la réflexion à court terme ?

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  4. Ils vont nous lâcher avec leur mobi­lité douce ! Nous on veut pou­voir aller bos­ser en voi­ture en tra­ver­sant Grenoble sans se col­ti­ner de bou­chons, pas comme ces bobos en vélo ! Vivement que la cir­cu­la­tion des voi­tures soit réta­blie entre Chavant et les quais comme le pro­mettent Alain Carignon et Chalas !

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