Réforme des retraites : plusieurs milliers de manifestants ce mardi 14 janvier dans les rues de Grenoble

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FIL INFO – La nouvelle journée de grève nationale s’est déroulée dans le calme ce mardi 14 janvier à Grenoble. Une mobilisation en baisse par rapport au samedi précédent. L’intersyndicale appelle à rester mobilisé, malgré les concessions du gouvernement, et à remettre le couvert jeudi.

 

 

La sus­pen­sion pro­vi­soire de la mesure d’âge pivot à 64 ans par le gou­ver­ne­ment n’a pas démo­bi­lisé les mani­fes­tants. Du moins les irré­duc­tibles. Ils étaient ainsi 3 000 selon la CGT à défi­ler dans les rues de Grenoble ce mardi 14 jan­vier. Une mani­fes­ta­tion par­tie de la gare à 10 heures, qui a atteint la pré­fec­ture vers midi dans le calme.

 

Mobilisation de milliers de manifestants ce 14 janvier à Grenoble contre la réforme des retraites. Les syndicats appellent déjà à un autre défilé jeudi.

Les cor­tèges liés à l’en­sei­gne­ment étaient pré­sents en nombre ce mardi 14 jan­vier. © Anissa Duport-Levanti

 

Les cor­tèges du monde de l’éducation – étu­diants, élèves de col­lèges et lycées, ainsi qu’enseignants –, étaient les plus nom­breux. À noter éga­le­ment, la forte pré­sence des per­son­nels hos­pi­ta­liers, des métiers du social, ainsi que de quelques dizaines de gilets jaunes.

 

 

Des retraités venus en nombre

 

Les retraités restent mobilisés par solidarité avec les jeunes générations. © Anissa Duport-Levanti

Les retrai­tés res­tent mobi­li­sés par soli­da­rité avec les jeunes géné­ra­tions. © Anissa Duport-Levanti

De nom­breux retrai­tés, pré­oc­cu­pés par l’a­ve­nir de leurs enfants et petits-enfants, ont aussi battu le pavé, à l’image de Dominique, dubi­ta­tif face à la mobi­li­sa­tion en baisse.

 

« Mon petit-fils de 24 ans m’a dit “je sais que je n’aurai pas de retraite, alors à quoi bon aller mani­fes­ter ?” Je trouve ça hal­lu­ci­nant ! »

 

Son beau-frère, Francis, ren­ché­rit : « Je crois qu’il n’y a plus la même soli­da­rité qu’à notre époque. Les jeunes sont pous­sés très tôt vers l’individualisme et cela laisse des traces », regrette-t-il.

 

Le dialogue s’installe parfois avec les commerçants

 

Entre deux slo­gans criés par le cor­tège CGT des métal­los, qui ont donné de la voix sur tout le tra­jet de la mani­fes­ta­tion, Bilel, un com­mer­çant, et un délé­gué syn­di­cal de l’enseignement se sont lan­cés dans une dis­cus­sion ani­mée. « Franchement, je vous sou­tiens, je suis contre cette réforme, mais ce que vous faites est inef­fi­cace. Macron, il doit rigo­ler en vous voyant. Si on veut vrai­ment chan­ger les choses, il faut aller blo­quer la pré­fec­ture, la Banque de France, l’Élysée… » Un dis­cours que n’a pas réfuté le syn­di­ca­liste, tout en jus­ti­fiant l’action du jour : « Si on arrête de se mobi­li­ser, là, c’est sûr, la réforme pas­sera ! »

 

La CGT appelle ainsi à pour­suivre la mobi­li­sa­tion et recon­duira deux actions dès ce jeudi 16 jan­vier. Une mani­fes­ta­tion débu­tera devant la gare à 14 heures jusqu’à la rue Félix-Poulat. Avant une marche « aux flam­beaux » à 17 heures dans cette même rue, en direc­tion de la pré­fec­ture.

 

Anissa Duport-Levanti

 

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Commentaires 1
  1. La retraite à points existe déjà et elle a été créée en mars 1947 par Ambroise Croizat, ministre com­mu­niste. C’est l’AGIRC, dont per­sonne ne s’est jamais plaint. Ambroise Croizat avait même été secré­taire géné­ral de la CGT ! Il doit se retour­ner dans sa tombe en voyant ce qu’elle est deve­nue : mar­gi­nale, sec­taire, rétro­grade.

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