Dix entreprises iséroises innovantes au CES 2020 de Las Vegas

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FOCUS – Dix des startups iséroises les plus florissantes participent du 7 au 10 janvier 2020 au CES de Las Vegas, plus grand salon mondial dédié aux innovations technologiques. L’occasion de s’intéresser de plus près à leurs produits d’avant-garde.

 

 

Annonce du CES Las Vegas

CES Las Vegas. DR

Rendez-vous mondial annuel des entreprises innovantes dans des technologies grand public, le CES de Las Vegas se déroule du 7 au 10 janvier 2020.

 

Au cœur de la délégation Auvergne-Rhône-Alpes qui compte près de 30 entreprises, se trouvent plusieurs startups iséroises aux activités diverses : objets connectés, production d’énergie durable…

 

Qui dit robot, dit également perception et intelligence artificielle (IA). Ce n’est donc pas une surprise si ces entreprises présentes au CES dévoilent tout un florilège de capteurs novateurs.

 

 

Des histoires de nez avec Aryballe et FoxBerry Sensors

 

Aryballe technologies participe au CES de Las Vegas

© Aryballe technologies

Aryballe, qui inaugurait récemment ses locaux conjoints avec deux autres startups à Bouchayer-Viallet, entend numériser l’olfaction. En d’autres termes, la startup produit, à l’aide d’un capteur révolutionnaire, des bases de données sur les odeurs.

 

Ceci, dans le but d’améliorer la qualité de vie des usagers, en réduisant certaines odeurs désagréables, par exemple dans le réfrigérateur. Mais également pour offrir une véritable méthode objective de qualification et quantification des odeurs. Le vin a-t-il un nez agréable ? L’usine produit-elle une réelle gêne olfactive ?

 

Dans la veine des nez numériques, FoxBerry Sensors se destine plutôt à la détection de gaz. Plus que du confort, c’est directement la qualité de l’air qui est visée. FoxBerry vise donc le marché de la sécurité et de l’industrie. Ainsi, s’agit-il de détecter le dioxyde de carbone et le méthane, dans une optique de protection de l’environnement. Le CH4 Narrow est le plus petit senseur de méthane à faible consommation du marché. Il peut sauver des vies dans les mines ou lors d’une fuite de gaz.

 

 

Le toucher des robots avec Hap2U et Isorg

 

Les capteurs tactiles sont plus répandus que les capteurs olfactifs. Ils sont également en perpétuelle amélioration. Hap2U permet de transformer le plan de travail de votre cuisine en réel instrument tactile… en bois.

 

© HAP2U

© HAP2U

 

Ce qui auparavant était limité aux écrans est désormais possible avec une surface en métal, en verre. Vous pourrez ainsi interagir avec votre environnement du bout des doigts !

 

Tablette Isorg connectée à un PC. © Isorg

Isorg propose, elle, de sécuriser la commande de votre logement grâce à votre doigt. En effet, sa technologie OPD propose un nouveau filtre optique pour les capteurs d’empreinte digitale. Fini les erreurs d’identification, le capteur Isorg prend en compte un à quatre doigts. Il peut s’adapter à n’importe quel téléphone, y compris ceux à coque ou écran courbé, puisqu’il est souple. Et pour les entreprises, il permet d’améliorer la logistique façon industrie 4.0.

 

 

Alimenter les appareils de façon durable

 

Tous ces capteurs, aussi économes soient-ils, requièrent de l’énergie. C’est le domaine de Limatech, BEFC, Wise Integration et Gulplug, qui transforment grâce à leurs produits le champ des possibles.

 

Limatech propose une solution de substitution aux batteries Plomb et Nickel Cadmium. Leurs batteries au lithium permettent de démarrer les moteurs thermiques dans n’importe quelles conditions et en toute sécurité. Elles sont trois fois plus légères, et l’entreprise promet une durée de vie augmentée de 2,5 fois. Une innovation utile pour votre voiture, mais également pour tous les passionnés de l’air. Car les ULM, hélicoptères et autres drones thermiques utiliseront peut-être ces batteries.

 

© Joël Kermabon - Place Gre'net

Drone. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Les fondateurs de BEFC ont d’abord travaillé sur une « pile à combustible enzymatique solubilisée, première au monde, utilisant des glyconanoparticules ».  Avant de développer une « pile à biocarburant à base papier. »

 

Une solution différente de celle de Limatech, qui utilise des catalyseurs à base de métaux nobles. La pile miniaturisée de BEFC convertit du papier et n’importe quel fluide, y compris biologique, en électricité. D’où le nom de l’entreprise : BioEnzymatic Fuel Cells.

 

L’idée de Wise Integration est de remplacer, à terme, les prises murales classiques par un port USB-C. Celui que la startup développe pourrait délivrer 100 W de puissance.

 

USB, mais pas que : cette technologie basée sur l’utilisation du nitrure de gallium, un matériau semi-conducteur, remplace efficacement les transistors classiques au silicium.

 

Ainsi, les pertes d’énergies liées à l’alimentation seraient-elles réduites à 3 %. Un rendement élevé pour un encombrement restreint.

 

Voiture électrique. © Elodie Rummelhard - placegrenet.fr

Voiture électrique. © Elodie Rummelhard – placegrenet.fr

Enfin, Gulplug propose un produit plus orienté transport. Dans l’optique d’une mobilité durable, son produit Selfplug permet de brancher automatiquement une voiture électrique, hybride et autonome.

 

La startup propose également Save it yourself, une solution permettant de surveiller les dépenses énergétiques des bâtiments et des équipements industriels.

 

 

Des technologies de pointe pour des métiers engagés

 

Microoled a, quant à elle, mis au point des écrans. Et quels écrans ! Miniatures et intégrés dans des lunettes, ils étaient à l’origine utilisés dans les casques des pilotes de chasse. Cela leur permettait d’obtenir sans bouger la tête les informations essentielles à la réalisation de leur mission. Désormais, il s’agit d’une technologie accessible au grand public. Activelook by Microoled vise le marché de l’optique des sports extrêmes.

 

Intelligent, ce pansement permet de renseigner à distance l’équipe soignante de l’état de la plaie du patient. © Grapheal

Intelligent, ce pansement permet de renseigner à distance l’équipe soignante de l’état de la plaie du patient. © Grapheal

Le produit de Grapheal permet pour sa part de monitorer l’évolution d’une blessure. Utilisé par le corps médical et connecté à un réseau, le patch numérise les informations et permet au médecin d’établir un diagnostic à distance. Le traitement des blessures chroniques durant plus de six semaines en est grandement facilité. Dues au diabète, par exemple, celles-ci concernent des millions de personnes en France.

 

Pour conclure ce panorama hétéroclite, Anteneo, un projet mis au point par le CEA, améliore la précision de la géolocalisation. Le marché est large – mobilité intelligente, gestion de flotte, suivi des actifs… L’entreprise conçoit dans ce but des antennes GNSS compactes et multifréquences, destinées au marché de masse.

 

Autant d’innovations témoignant de l’activité scientifique et technologique grenobloise, de résonance internationale.

 

Laure Gicquel

 

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