Nouvelle édition du calendrier interreligieux, toujours avec le soutien de la Ville de Grenoble

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EN BREF — Le Conseil interreligieux de la région grenobloise lance la nouvelle édition de son calendrier interreligieux. Un calendrier à retrouver en ligne comme en version papier, avec pour thème cette année la défense de la planète. L’initiative a le soutien depuis le début de la Ville de Grenoble, qui a mis à disposition une graphiste et pris en charge l’impression des 12 000 exemplaires.

 

 

« La Terre n’appartient pas aux hommes, l’homme appar­tient à la Terre. » C’est sur cette maxime amé­rin­dienne que s’ouvre l’é­di­tion 2020 du Calendrier inter­re­li­gieux de la région gre­no­bloise. Après avoir mis la jeu­nesse ou les lieux saints à l’hon­neur les années pré­cé­dentes, place cette année à la défense de la pla­nète. En citant des textes issus de tra­di­tions reli­gieuses, mais aussi de figures poli­tiques comme le secré­taire géné­ral de l’ONU.

 

Lancement du Calendrier interreligieux 2020 à la Maison du tourisme de Grenoble © Association Coexister - Facebook

Lancement du Calendrier inter­re­li­gieux 2020 à la Maison du tou­risme de Grenoble. © Association Coexister – Facebook

 

Depuis six ans, le Calendrier inter­re­li­gieux est un moment clé de la vie du Conseil inter­re­li­gieux de la région gre­no­bloise qui le cha­peaute. Collectif infor­mel réuni autour des trois cultes mono­théistes que sont le judaïsme, le chris­tia­nisme et l’is­lam, le Conseil veut « faire vivre l’en­semble des convic­tions dans l’es­pace public, pour par­ti­ci­per à la construc­tion du vivre-ensemble », résume sa coor­di­na­trice Bénédicte du Chaffaud, en lien avec le Diocèse de Grenoble-Vienne.

 

 

Un calendrier soutenu dès le début par la Ville de Grenoble

 

Convictions reli­gieuses et espace public, voilà bien l’es­prit du calen­drier inter­re­li­gieux. Qui pré­cise, pour chaque mois, les fêtes chré­tiennes, juives et musul­manes, le tout au côté des fêtes civiles. Depuis l’Épiphanie du 5 jan­vier à Noël le 25 décembre, en pas­sant par l’Aïd Al-Fitr le 24 mai ou Yom Kippour le 28 sep­tembre, chaque fête reli­gieuse est indi­quée avec une notice expli­ca­tive. Mais il en va de même pour la Fête du tra­vail ou l’Armistice.

 

Chaque mois du Calendrier interreligieux est suivi d'un texte sur le thème de la terre ou de sa défense © Conseil interreligieux

Chaque mois du Calendrier inter­re­li­gieux est suivi d’un texte sur le thème de la terre ou de sa défense © Conseil inter­re­li­gieux

Une manière pour le Conseil inter­re­li­gieux de conci­lier vie reli­gieuse et vie de la société. Avec à coeur, insiste Bénédicte du Chaffaud, de « fonc­tion­ner sur le prin­cipe de laï­cité où le poli­tique est tenu à l’é­cart ». Cependant, la Ville de Grenoble est bel et bien une par­te­naire pri­vi­lé­giée de la réa­li­sa­tion du Calendrier. Et ceci depuis le lan­ce­ment de la pre­mière édi­tion en décembre 2013, soit sous la fin de la man­da­ture Destot.

 

La Ville de Grenoble figure d’ailleurs sur la der­nière page du Calendrier inter­re­li­gieux. Avec même une nou­veauté, puisque son logo figure sur l’é­di­tion 2020, ce qui n’é­tait pas le cas des édi­tions 2018 ou 2019. « Je dois sou­li­gner que nous avons reçu depuis six ans une aide impor­tante de la Ville de Grenoble », confirme Bénédicte du Chaffaud. La muni­ci­pa­lité fut par ailleurs, en son temps, actrice de la consti­tu­tion du Conseil inter­re­li­gieux.

 

 

« La laïcité ne fait pas disparaître le spirituel »

 

Quelle forme prend l’aide de la Ville de Grenoble ? « Ils ont mis à dis­po­si­tion une gra­phiste du ser­vice de com­mu­ni­ca­tion de la Ville pour réa­li­ser la mise en page du calen­drier », explique la coor­di­na­trice du Conseil. La Ville assume éga­le­ment l’im­pres­sion de 12 000 exem­plaires du calen­drier. Pour quel coût ? Sollicitée pour répondre à ces ques­tions par Place Gre’net, la muni­ci­pa­lité n’a pas donné suite à nos demandes d’en­tre­tien.

 

En janvier 2018, la présentation du Calendrier interreligieux avait lieu à l'Hôtel de Ville de Grenoble © Florent Mathieu - Place Gre'net

En jan­vier 2018, la pré­sen­ta­tion du calen­drier inter­re­li­gieux avait lieu à l’Hôtel de Ville de Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

En jan­vier 2018, Éric Piolle assu­mait sans com­plexe ce sou­tien de la Ville, alors même que la pré­sen­ta­tion du calen­drier de l’an­née se tenait dans le hall d’hon­neur de l’Hôtel de Ville. « La laï­cité ne fait pas dis­pa­raître le spi­ri­tuel. Si l’on fait dis­pa­raître le sens et le spi­ri­tuel, c’est que l’on n’est plus sou­mis qu’à la consom­ma­tion », décla­rait alors le maire de Grenoble. Tout en insis­tant sur le carac­tère indé­pen­dant du Conseil inter­re­li­gieux.

 

« Nous sommes très sou­cieux des pro­blèmes de laï­cité, de cal­mer le jeu et de tra­vailler sur des réponses appro­priées », tient à faire savoir de son côté Bénédicte du Chaffaud. Si la Ville est la seule par­te­naire ins­ti­tu­tion­nelle du calen­drier, la coor­di­na­trice n’ex­clut pas au demeu­rant de se tour­ner à l’oc­ca­sion vers d’autres ins­tances. Ainsi que vers d’autres reli­gions. À com­men­cer par le boud­dhisme dont des repré­sen­tants devraient pro­chai­ne­ment inté­grer le Conseil.

 

Florent Mathieu

 

Grenoble Finaliste pour le concours de Capitale Verte
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Commentaires 6
  1. Et com­bien coûte Gre.mag, le maga­zine du culte des per­son­na­li­tés au pou­voir en place ?

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  2. CE QUI EST IMPORTANT AUJOUR’DHUI DANS UN MONDE DE VIOLENCE , DE GUERRE , DE NATIONALISMES DE TOUT GENRE .…..EST DE SAVOIR QUE QUAND ILS Y A DES INITIATIVES DE PAIX ENTRE LES HOMMES ONT NE PEUT QUE ENCOURAGÉE FORTEMENT L’ESPOIRE EN TOUTE A CHACUN DE NOUS POUR UN MONDE MEILLEUR ENTRE LES PEUPLES .…..

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    • Les reli­gions n’ont pas le mono­pole de la paix. Surtout quand elles ont été, et sont encore, l’un des moteurs de nom­breuses atro­ci­tés ! L’histoire devrait vous ensei­gner qu’en France, c’est le prin­cipe de laï­cité de l’État, et non pas une quel­conque reli­gion, qui a conforté la paix civile, après des siècles de que­relles, de mas­sacres et de guerres ! En effet, la vio­lence sur­vient lors­qu’une croyance soit s’es­time per­sé­cu­tée ou mal­me­née par rap­port aux autres, soit au contraire veut impo­ser ses vues à tous, au mépris de la liberté de cha­cun, et donc de l’é­ga­lité devant la loi. En cela, il était néces­saire que la liberté de conscience soit pré­ser­vée, grâce au prin­cipe de non inter­ven­tion du fait reli­gieux dans les affaires publiques (et réci­pro­que­ment). D’où l’ins­ti­tu­tion du prin­cipe de laï­cité, expli­cité par l’ar­ticle 1er de la loi de 1905 : « La République garan­tie la liberté de conscience (…) ». La liberté de conscience englobe ici la liberté de reli­gion, mais aussi la liberté par rap­port à la reli­gion. J’insiste beau­coup sur la notion de liberté, car les fon­da­men­ta­listes et leurs com­plices affirment que la laï­cité serait l’en­ne­mie de la liberté, alors que c’est ce prin­cipe qui per­met d’é­vi­ter qu’une reli­gion prenne le pas sur une autre ! Que dirait-on, par-exemple si une reli­gion (par exemple : le catho­li­cisme) deve­nait reli­gion d’État et déci­dait d’in­ter­dire l’exer­cice des autres cultes (par-exemple : l’is­lam)? Ainsi, contrai­re­ment à ce qu’af­firment les fon­da­men­ta­listes et leurs com­plices, la France est un État dans lequel AUCUNE reli­gion n’est per­sé­cu­tée et qui n’a PLUS connu de guerre de reli­gion depuis l’ins­tau­ra­tion de la laï­cité. Ce qui est loin d’être le cas ailleurs, hier comme aujourd’­hui. Et il est par­ti­cu­liè­re­ment tordu que des gens invoquent la liberté de conscience pour adap­ter le règle­ment des ser­vices publics selon leur propre vision de leur reli­gion tout en criant à la dis­cri­mi­na­tion et à la per­sé­cu­tion, et hon­teux que des res­pon­sables poli­tiques les sou­tiennent ! En conclu­sion, le prin­cipe de paix qu’est la laï­cité met tout le monde à éga­lité devant la loi en évi­tant toute inter­ven­tion du fait reli­gieux dans les affaires publiques. Or, que voit-on ici ? que la ville de Grenoble s’as­soit sur ce prin­cipe consti­tu­tion­nel, en met­tant 12000 euros d’argent public et un gra­phiste à dis­po­si­tion pour finan­cer un calen­drier inter­re­li­gieux ! En tant que non-croyant, je n’ac­cepte pas que mes impôts servent illé­ga­le­ment à finan­cer le calen­drier d’un dieu qui n’existe, selon moi, pas ! Comme vous ne vou­driez pas, si vous êtes croyant, que vos impôts financent une reli­gion en par­ti­cu­lier et pas les autres, ou financent toute ini­tia­tive visant à vous impo­ser une croyance ou une non-croyance !

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  3. « La République ne finance aucun culte ». C’est dans quelle loi, déjà ? A‑t-on pensé aux non-croyants et aux croyants sou­cieux du res­pect de la laï­cité, qui se font impo­ser les vues reli­gieuses du maire sur fonds publics ? Ne peut-on pas pen­ser la cri­tique de la consom­ma­tion sans faire réfé­rence à une quel­conque croyance reli­gieuse ? La mise à dis­po­si­tion par la com­mune d’un gra­phiste et le finan­ce­ment de l’im­pres­sion du calen­drier sont com­plè­te­ment illé­gaux ! Où est pas­sée la gauche éman­ci­pa­trice ? Une honte.

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  4. Illégal !

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  5. Ping : An interreligious calendar, always supported by Grenoble | En24 News