Municipales : à Grenoble, le ralliement de socialistes à Eric Piolle attise un peu plus les divisions

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DÉCRYPTAGE – À Grenoble, le ralliement de Marie-José Salat, chef de file de l’opposition socialiste, au maire sortant Eric Piolle (EELV) fait bondir ses collègues de banc et ses camarades de parti. Les deux franges du PS grenoblois semblent ainsi au bord du divorce. Mais les instances nationales ne semblent guère pressées de sonner la fin de la récréation et de mettre un terme aux désaccords quant aux alliances et soutiens à apporter pour le premier tour des élections municipales…

 

 

Anouche Agobian, Marie-José Salat et Maxence Alloto ou le PS grenoblois " canal historique " rejoignent le maire sortant Eric Piolle dès le premier tour des élections municipales © Patricia Cerinsek

Anouche Agobian, Marie-José Salat et Maxence Alloto ou le PS gre­no­blois « canal his­to­rique » rejoignent le maire sor­tant Eric Piolle dès le pre­mier tour des élec­tions muni­ci­pales. © Patricia Cerinsek

C’est la réponse du ber­ger à la ber­gère. Le ral­lie­ment à Éric Piolle des socia­listes regrou­pés autour de Marie-José Salat, la chef de file de l’op­po­si­tion socia­liste et appa­ren­tés à la ville, a sus­cité une levée de bou­cliers.

 

« Ce col­lec­tif, c’est l’al­liance de la carpe et du lapin », dénonce Gisèle Pérez. Au siège du PS gre­no­blois, la secré­taire de la sec­tion locale ne déco­lère pas. « Je n’ai jamais entendu un seul socia­liste défendre la poli­tique d’Eric Piolle. Comment expli­quer ce revi­re­ment, très mino­ri­taire ? »

 

C’est peu dire que la posi­tion de Marie-José Salat en a consterné plus d’un. Notamment ses cama­rades de groupe. Elle qui est la pré­si­dente du groupe du Rassemblement de gauche et de pro­grès à la Ville de Grenoble et la seule socia­liste assise sur les bancs de l’hé­mi­cycle depuis le départ de Jérôme Safar.

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Commentaires 5
  1. Que pen­ser de ce ras­sem­ble­ment ?
    – oppo­sants un jour, deve­nus par­ti­sans aujourd’hui,
    – oppor­tu­nisme ou ras­sem­ble­ment des idées.

    Personnellement je pense sur­tout que la haine anti Piolle a laissé place à la haine anti Noblecourt dans les rangs des PS (pour­tant proches de Destot eux aussi).
    Si le PS avait ali­gné un can­di­dat nou­veau issu de la société civile, je pense que rien de ceci n’aurait eu lieu. Avec des éven­tuelles alliances de second tour mais cer­tai­ne­ment pas au pre­mier tou, au risque de faire explo­ser une par­tie de l’aile gauche qui ne se retrou­vera dans aucun pro­jet et n’ira pas voter…

    Piolle semble ici s’installer dans un second man­dat avec des équi­libres bien fra­giles au sein de son propre camp, car s’il sou­haite ensuite des alliances sur un second tour sur qu’il devra comp­ter ? Gemmani, à mon avis ce der­nier risque lui aussi d’aller cherche des alliances au pre­mier tour, qui donc ? Noblecourt ? Ça devient très impro­bable.

    Bref une majo­rité qui se des­sine der­rière Piolle à tra­vers la seule liste du pre­mier tour, liste très hété­ro­gène, avec des ten­sions qui naî­tront vite et orga­ni­se­ront dans la durée un ren­for­ce­ment des extrêmes et de la droite Grenobloise.

    En résumé je crois ici davan­tage à des erreurs dans le choix des can­di­dats tant au PS, que LR pour ins­tal­ler une vraie cam­pagne d’opposition qu’à une réelle alliance EELV FDG France Insoumise PS.

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  2. Au moins, les gens ver­ront le vrai visage de l’is­la­misme. Celui aperçu lors de l’af­faire du bur­quini à la pis­cine. Et c’est à Grenoble que ça se pas­sera. Toutes les condi­tions sont réunies pour que cer­taines mesures (bur­quini, horaires sépa­rés hommes/femmes, hal­lal à la can­tine) soient ins­ti­tuées (je dis bien « ins­ti­tuées » ici : bobos mon­dia­li­sés poli­ti­que­ment amorphes et naïfs sur ces ques­tions, (in)soumis et extrême-gauche com­plai­sants, clien­té­lisme du maire à l’é­gard des reli­gions. Ce n’est pas un hasard si l’af­faire du bur­quini a éclaté à Grenoble !

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  4. Assez cro­qui­gno­let comme annonce, quand on se sou­vient de la rage et du dépit des caciques (locaux….) socia­listes au soir du 2em tour en 2014 « la ville est fou­tue », « dès demain matin les ordures seront ramas­sées en voi­ture hip­po­mo­bile ( sic !)« Et madame Salat n’était pas la der­nière dans ce registre.
    Le temps a passé et l’on a bien sûr le droit de réajus­ter ses posi­tions sur­tout si cela ouvre la pers­pec­tive d’être à nou­veau un peu aux manettes.

    Mais on a l’impression que le cama­rade Noblecourt , par ses petites bri­co­lages poli­ti­ciens, a ouvert une boite de Pandore. Le débat poli­tique à Grenoble devient délé­tère et se résume à des manœuvres d’appareils (voire de micro appa­reils) , faites de scis­sions, de ral­lie­ments et de décla­ra­tions langues de bois. Ce micro­cosme mili­tant local donne tout de même une image pas vrai­ment inté­res­sante de la poli­tique. Et dans ces cas là, on sait hélas qui en géné­ral rafle la mise…
    Comme l’on pou­vait lire dans vos colonnes à l’annonce de l’OPA Noblecourt : « ce sont les pro­jets col­lec­tifs en pré­sence qu’il fau­dra étu­dier atten­ti­ve­ment et mettre en débat, et tout par­ti­cu­liè­re­ment sur les contours d’un grand des­sein métro­po­li­tain, à la fois auda­cieux et humain. Vivement la suite ! » Effectivement, effec­ti­ve­ment„„,
    Pour le moment c’est bien E, Piolle qui, bien conseillé média semble- t- il , paraît presque un paran­gon de sobriété et por­teur de pro­jet pour l ‘ave­nir,

    A suivre effec­ti­ve­ment

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    • Belle ana­lyse.…
      Néanmoins ce pas­sage est plein d’am­bi­guïté : « Ce micro­cosme mili­tant local donne tout de même une image pas vrai­ment inté­res­sante de la poli­tique. Et dans ces cas là, on sait hélas qui en géné­ral rafle la mise… »
      En géné­ral, quand domine le « tous pour­ris », ce sont les extrêmes qui raflent la mise, et en par­ti­cu­lier l’ex­trême-droite. Sauf qu’à Grenoble l’ex­trême-droite est anec­do­tique et que c’est Piolle qui va gagner.…
      Donc Piolle = extrême-gauche ? Merci, Pétrus, de me le confir­mer. Une tête de liste gendre idéal, catho bobo vélo bio, et der­rière une bande de rouges vifs ou de verts sur les nerfs qui n’ont plus les pieds sur terre depuis long­temps.

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