Pesticides : la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de l’Isère signent une charte « de bon voisinage »

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FIL INFO — La FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de l’Isère ont signé une « charte de bon voisinage » à l’occasion de la Foire de Beaucroissant. Son objet ? Favoriser le dialogue avec les citoyens quant à l’usage des pesticides, et mettre en place de possibles mesures pour éviter leur dérive vers les habitations situées à proximité des exploitations agricoles.

 

 

Alors que les pes­ti­cides et leur usage foca­lisent l’at­ten­tion de la popu­la­tion, la FDSEA de l’Isère pro­meut une « charte de bon voi­si­nage ». À l’oc­ca­sion de la Foire de Beaucroissant, la Fédération dépar­te­men­tale des syn­di­cats d’ex­ploi­tants agri­coles a pré­senté un docu­ment « pour favo­ri­ser le dia­logue entre les rive­rains et les agri­cul­teurs » et « pour une uti­li­sa­tion rai­son­née des pro­duits phy­to­phar­ma­ceu­tiques en agri­cul­ture bio­lo­gique et conven­tion­nelle ».

 

Signature de la charte durant la Foire de Beaucroissant © FDSEA 38

Signature de la charte durant la Foire de Beaucroissant © FDSEA 38

 

Les signa­taires de la charte ? Le pré­sident de la FDSEA 38 Jérôme Crozat, ainsi que le pré­sident de la Chambre d’a­gri­cul­ture de l’Isère Jean-Claude Darlet et le secré­taire géné­ral des Jeunes Agriculteurs 38 Jérémy Jallat. Ont éga­le­ment apporté leur paraphes au texte Jean-Pierre Gaillard, le pré­sident du Crédit agri­cole Sud Rhône-Alpes, et Claude Nicaise, la vice-pré­si­dente de l’Association des maires de l’Isère en charge des rela­tions avec les com­munes rurales.

 

 

Des mesures anti-dérive et une cellule de dialogue

 

Le prin­cipe de la charte ? « Elle affirme l’en­ga­ge­ment de l’en­semble des signa­taires dans la déter­mi­na­tion et la mise en œuvre de mesures de pro­tec­tion à proxi­mité des lieux habi­tés, par la mise en place d’une concer­ta­tion dépar­te­men­tale et de mesures les pré­ser­vant des dérives des pro­duits phy­to­phar­ma­ceu­tiques », indique le docu­ment. Tout en prô­nant le « vivre-ensemble » entre exploi­tants agri­coles et asso­cia­tions de citoyens.

 

Rassemblement des Coquelicots à Grenoble en janvier 2019 © Joël Kermabon - Place Gre'net

Rassemblement des Coquelicots à Grenoble en jan­vier 2019 © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Avec quels enga­ge­ments concrets ? Les agri­cul­teurs, « selon leur ter­ri­toire [et] la dis­po­si­tion de leurs par­celles à proxi­mité d’ha­bi­ta­tions », s’offrent le choix entre dif­fé­rentes mesures. Parmi les­quelles l’u­ti­li­sa­tion de « pro­duits limi­tant la dérive », l’a­dap­ta­tion des horaires en fonc­tion du voi­si­nage, le tra­vail avec les élus locaux et les rive­rains pour implan­ter des « équi­pe­ments écrans »… ou encore le fait de « tenir compte du sens du vent ».

 

De plus, les exploi­tants agri­coles marquent leur enga­ge­ment à par­ti­ci­per à une concer­ta­tion locale pour pro­po­ser aux habi­tants des mesures limi­tant la dérive des pes­ti­cides employés. Ainsi qu’à une cel­lule de dia­logue qui sera sai­sie « pour toute situa­tion conflic­tuelle ». De quoi ras­sé­ré­ner une popu­la­tion de plus en plus remon­tée contre les pes­ti­cides, comme le montre l’en­goue­ment autour du mou­ve­ment des Coquelicots ?

 

Florent Mathieu

 

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