Quinze bornes de « covoiturage spontané » pour relier le territoire du Vercors à celui de la métropole grenobloise

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EN BREF — Le Parc naturel du Vercors et Grenoble Alpes Métropole ont inauguré des bornes de covoiturage spontané. Un dispositif permettant de faire du stop (sur une courte distance) sans lever le pouce ou brandir de carton, en indiquant aux automobilistes la destination souhaitée via un système d’affichage lumineux.

 

 

bornes de covoiturage spontané à Seyssins © Paul Turenne - placegrenet.fr

Borne de covoi­tu­rage spon­tané à Seyssins © Paul Turenne – placegrenet.fr

Ne dites plus “autos­top” mais… « covoi­tu­rage spon­tané ». Lundi 16 sep­tembre à Seyssins, Grenoble-Alpes Métropole et le Parc natu­rel régio­nal du Vercors ont inau­guré des bornes de covoi­tu­rage d’un nou­veau genre.

 

Contrairement à des appli­ca­tions de covoi­tu­rage comme Blablacar, celles-ci per­mettent de se pré­sen­ter spon­ta­né­ment sur place à la recherche d’un auto­mo­bi­liste se ren­dant dans la direc­tion sou­hai­tée.

 

La dif­fé­rence entre ce dis­po­si­tif et le clas­sique pouce en l’air avec un car­ton à la main ? La borne pré­sente un pan­neau lumi­neux sur lequel l’u­ti­li­sa­teur peut indi­quer la des­ti­na­tion sou­hai­tée en choi­sis­sant parmi les iti­né­raires pré­sé­lec­tion­nés.

 

 

Un système plus visible que l’autostop classique

 

« Cela s’ap­pa­rente à de l’au­tos­top pour les courtes dis­tances, mais c’est plus visible et plus rapide, le pan­neau lumi­neux aug­men­tant les chances d’être pris », expliquent les ser­vices du Parc natu­rel du Vercors.

 

Inauguration et présentation d'une borne de covoiturage spontané à Seyssins le 16 septembre, en présence du maire de Seyssins Fabrice Hugelé, du président du Parc naturel du Vercors Jacques Adenot, du président de la Métro Christophe Ferrari et du président du SMTC Yann Mongaburu © Parc naturel régional du Vercors

Inauguration et pré­sen­ta­tion d’une borne de covoi­tu­rage spon­tané à Seyssins le 16 sep­tembre, en pré­sence du maire de Seyssins Fabrice Hugelé, du pré­sident du Parc natu­rel du Vercors Jacques Adenot, du pré­sident de la Métro Christophe Ferrari et du pré­sident du SMTC Yann Mongaburu © Parc natu­rel régio­nal du Vercors

 

Objectif d’un tel dis­po­si­tif ? « Réduire les flux de véhi­cules entre la mon­tagne et la ville, que ce soit pour les mon­ta­gnards qui tra­vaillent dans l’ag­glo­mé­ra­tion ou pour les cita­dins qui sou­haitent pro­fi­ter de la mon­tagne. » Mais aussi, pré­cise la Métropole, per­mettre aux habi­tants des zones peu denses et moins géné­reuses en trans­ports en com­mun de « se dépla­cer plus faci­le­ment, notam­ment aux heures creuses ou le week-end ».

 

 

Quinze bornes sur le territoire du Vercors et de la Métro

 

La localisation des bornes de covoiturage spontané. DR

La loca­li­sa­tion des bornes de covoi­tu­rage spon­tané. DR

Quinze bornes ont ainsi été ins­tal­lées sur le ter­ri­toire, depuis Villard-de-Lans jus­qu’à Champ-sur-Drac, en pas­sant par Saint-Nizier-du-Moucherotte, Seyssins, Grenoble-Catane, Eybens ou Vaulnaveys-le-Haut.

 

Autant de bornes qui marquent une col­la­bo­ra­tion entre ter­ri­toires. Ainsi, les cinq arrêts situés dans le Vercors ont été ins­tal­lés par la société Écov, tan­dis que la Métropole a mis en place les dix bornes res­tantes. À savoir celles de Sassenage, Seyssinet, Seyssins et Grenoble qui assurent une rela­tion avec le Vercors, et les six autres, situées dans le sud du ter­ri­toire métro­po­li­tain.

 

Florent Mathieu

 

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Commentaires 5
  1. « Ne dites plus “autos­top” mais… « covoi­tu­rage spon­tané ». » Ou com­ment réin­ven­ter l’eau chaude en chan­geant de terme.

    Cela ne rem­pla­cera mal­heu­reu­se­ment pas le manque de ser­vice de trans­port public pour ces zones qui font mal­gré tout parti de la métro­pole.
    Pour des dépla­ce­ments ponc­tuels pour­quoi pas, mais pour des habi­tants qui sou­hai­te­raient lâcher leur bagnole indi­vi­duelle on est en droit d’at­tendre mieux que du bri­co­lage.

    Quant à celles et ceux qui n’ont que leur pieds et leur vélo … débrouillez-vous, comme d’ha­bi­tude.

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  2. Sur l’axe gre­noble ver­cors, illicov.fr pro­pose du covoi­tu­rage spon­tané et garanti à l’al­ler et au retour. Il est fort dom­mage que la Métro n’en fasse pas part dans ses com­mu­ni­qués, pri­vi­lé­giant ainsi sa com­mu­ni­ca­tion à l’ap­port de solu­tions aux citoyens.

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  3. Et pour jus­ti­fier la neu­tra­li­sa­tion d’une voie de cir­cu­la­tion de 8km de long pour le covoi­tu­rage sur l’a48😡

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  4. Un moyen pour le Smtc de se défaus­ser de ses res­pon­sa­bi­li­tés d’in­ves­tir dans des moyens de trans­ports adap­tés et en nombre suf­fi­sant.

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  5. Coup de génie : réin­ven­tons l’au­tos­top en période élec­to­rale !

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