Bois granulé, réseaux de chaleur… Les communes de la Métro passent de plus en plus au chauffage “vert”

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EN BREF — Après Brié-et-Angonnes ou Champagnier, c’est au tour de Quaix-en-Chartreuse d’opter pour les granulés de bois, en l’occurrence pour chauffer ses quatre bâtiments municipaux. Un projet soutenu par le Fonds Chaleur de la Métro, qui devrait permettre l’économie de 100 tonnes de rejet de CO2 dans l’atmosphère par an.

 

 

Quaix-en-Chartreuse saura bientôt de quel bois elle se chauffe. La commune est en effet en phase de construction d’un « réseau de chaleur communal au bois » pour alimenter ses quatre bâtiments. Objectif ? En finir avec le chauffage au fioul et éviter ainsi le rejet annuel de 100 tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Finalisée, la chaudière devrait, pour sa part, consommer annuellement 75 tonnes de granulés de bois, selon les estimations de Grenoble-Alpes Métropole.

 

Visite à Quaix-en-Chartreuse de la nouvelle chaudière bois et réseau de chaleur Quaix-en-Chartreuse © Grenoble-Alpes Métropole - Lucas Frangella

Visite à Quaix-en-Chartreuse de la nouvelle chaudière bois et réseau de chaleur Quaix-en-Chartreuse. © Grenoble-Alpes Métropole – Lucas Frangella

 

La Métro prend en effet en charge 40 % du coût du projet, soit une somme de 110 000 euros sur les 275 000 que représente la construction de la chaudière. Par ailleurs, la Métro indique entrer dans le capital, à hauteur de 4 000 euros, de la société porteuse du projet ForestEner. Une société basée sur la « gouvernance citoyenne » qui permet « l’investissement participatif ouvert aux citoyens et aux collectivités ». Montant de l’implication de Grenoble-Alpes Métropole ? 4 000 euros.

 

 

Le Fonds Chaleur à la rescousse

 

C’est dans le cadre du dispositif Fonds chaleur que la Métro contribue à la construction du nouveau réseau de chaleur communal de Quaix-en-Chartreuse. Tout comme elle a soutenu par le passé le passage au bois granulé pour la mairie de Brié-et-Angonnes, ou encore celui de l’école de Champagnier. Confié à la Métro via délégation, le dispositif permet le soutien financier des projets d’énergie renouvelable thermique, qu’ils soient publics ou privés.

 

Dans les arcanes de la Centrale de la Poterne de la Compagnie de Chauffage de Grenoble © Grenoble-Alpes Métropole - Lucas Frangella

Dans les coulisses de la Centrale de la Poterne de la Compagnie de chauffage de Grenoble. © Grenoble-Alpes Métropole – Lucas Frangella

 

« Sur 27 projets ayant sollicité à ce jour le soutien de la Métropole, on compte 10 communes, 11 bailleurs et 6 entreprises », dénombrent ainsi les services de la Métro. Qui notent qu’à ce jour une centaine de projets identifiés pourraient encore bénéficier du Fonds chaleur. Avec une nette prédominance des installations de chaudières à bois, même si le dispositif couvre aussi le solaire thermique, la méthanisation ou la géothermie.

 

 

La plateforme chimique de Pont-de-Claix raccordée au réseau de chaleur

 

Autre solution pour diminuer les rejets de CO2 dans l’atmosphère en lien avec le chauffage ? La récupération de chaleur, via raccordement de certaines installations aux réseaux de chaleur urbain. C’est le cas de la plateforme chimique Solvay de Pont-de-Claix, raccordée depuis le mois de septembre 2018. En hiver, Solvay fournit ainsi de la chaleur au réseau communal, tandis que le mouvement s’inverse en été ou la plateforme reçoit l’excédent de chaleur du réseau.

 

plateforme chimique de Pont-de-Claix © Grenoble-Alpes Métropole

Plateforme chimique de Pont-de-Claix. © Grenoble-Alpes Métropole

 

Montant de l’investissement ? 7 millions d’euros, financés à près de 50 % par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), le reste étant pris en charge par le Pacte métropolitain d’innovation. Au final, le raccordement représente l’économie de 5 000 tonnes de CO2 par an. Reste à identifier les autres installations productrices d’énergie dite « fatale » en mesure d’être à leur tour raccordées au réseau.

 

FM

 

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Commentaires 1
  1. En réalité, ces 100 tonnes de CO2 en moins par an pourraient bien être 100 tonnes de plus !
    Selon une publication de Nature, ce chauffage « vert » émet 1,5 fois plus de CO2 que le charbon et 3 fois plus que le gaz.
    En effet, la combustion du bois est peu efficace, elle consomme une partie de l’énergie qu’elle produit. Le bilan est encore pire si on tient compte du fait que les arbres qu’on coupe étaient capteurs de CO2 et qu’en plus ils ne sont utilisés qu’aux 2/3, les racines et les branchages étant abandonnés.
    https://www.nature.com/articles/s41467-018-06175-4

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