Passants gazés, manifestants frappés et blessés… y a‑t-il eu des violences policières le 1er mai à Grenoble ?

sep article



DÉCRYPTAGE – Manifestants à l’hôpital ou en garde à vue, policiers blessés… Beaucoup d’informations parfois contradictoires et souvent incomplètes ont envahi la toile suite à la journée mouvementée de mobilisation sociale du 1er mai, à Grenoble. Après enquête, Place Gre’net revient en détail sur les violences qui ont émaillé cette Fête des travailleurs.

 

 

Les gilets jaunes en tête du cortège. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Les gilets jaunes en tête du cor­tège. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Tout a com­mencé à la fin de la mani­fes­ta­tion du mer­credi 1er mai. Une mani­fes­ta­tion décla­rée en pré­fec­ture par la CGT et sui­vie par de nom­breux autres syn­di­cats ainsi que des mar­cheurs pour le cli­mat, des fémi­nistes ou encore des gilets jaunes.

 

 

Celle-ci a réuni entre 7 500 et 10 000 per­sonnes selon l’in­ter­syn­di­cale, 4 200 selon la police. Le défilé tra­di­tion­nel, qu’au­cune ten­sion n’est venue per­tur­ber, s’est ter­miné au Jardin de ville peu après midi. Une fois sur place, les gilets jaunes enjoignent à la foule de conti­nuer à mar­cher. Un appel fai­ble­ment suivi. Quelques cen­taines de mani­fes­tants quittent alors le parc, ses stands et ses concerts en début d’a­près-midi, sans but pré­cis si ce n’est celui de se faire entendre dans la rue.

 

Le cor­tège impro­visé déam­bule un petit moment en centre-ville avant de se retrou­ver rue Félix-Poulat. Des dis­cus­sions et désac­cords sur la direc­tion à emprun­ter immo­bi­lisent alors le groupe. Quelques dizaines de mètres plus loin, devant l’é­glise Saint-Louis, un cor­don de CRS dis­suade les mani­fes­tants de se rendre vers la place Victor-Hugo.

 

 

Les terrasses de la place Grenette sous les gaz lacrymogènes

 

C’est à ce moment-là que tout s’accélère. Pour dis­per­ser l’at­trou­pe­ment, la police décide de faire usage de gaz lacry­mo­gènes, fai­sant fuir les mani­fes­tants en direc­tion de la place Grenette. Porté par le vent, le nuage de gaz lacry­mo­gène va alors enve­lop­per toutes les per­sonnes pro­fi­tant du soleil en ter­rasse. Y com­pris des enfants, en pleurs, que leurs parents vont ten­ter d’a­bri­ter dans les bars et res­tau­rants.

 

Le cor­don de CRS se rap­proche et repousse les mani­fes­tants jus­qu’à l’en­trée du tun­nel reliant la place Grenette au Jardin de ville. Un endroit exigu où la situa­tion va par­ti­cu­liè­re­ment se tendre…

 

Place Gre'net revient en détail sur les violences du 1er mai qui ont émaillé la Fête des travailleurs à Grenoble, et opposé manifestants et policiers.Un important dispositif policier avait pour objectif d'empêcher les rassemblements non déclarés en marge du défilé du 1er mai © Jules Peyron - Place Gre'net

Un impor­tant dis­po­si­tif poli­cier avait pour objec­tif d’empêcher les ras­sem­ble­ments non décla­rés en marge du défilé du 1er mai. Ici, les CRS à l’en­trée du jar­din de ville avant qu’ils ne chargent. © Jules Peyron – Place Gre’net

[…]
La suite du contenu est réservé aux abon­nés

Connectez vous…

Veuillez vous connec­ter pour accé­der à cette page.
S’inscrire

 

…ou choi­sis­sez votre abon­ne­ment ci-des­sous !

commentez lire les commentaires
3265 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

This site is protected by reCAPTCHA and the Google Privacy Policy and Terms of Service apply.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.