La Ville de Grenoble installe son nouveau mobilier urbain Vox « 100 % info, 0 % pub »

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2,50 € par mois pour prendre le bus et le tram : et si c

EN BREF – La Ville de Grenoble vient d’installer deux prototypes de son nouveau mobilier urbain « 100 % info, 0 % pub ». Un dispositif qui doit « rendre le citoyen acteur de son information ». Son déploiement se poursuivra jusqu’en septembre 2019.

 

 

Prototype du mobilier urbain à La Bruyère -C- Charles Thiebaud

Prototype du mobilier urbain à La Bruyère, « ludique et à hauteur d’enfants », avec un porte-voix, « élément de repère du mobilier ». © Charles Thiebaud – placegrenet.fr

 

La Ville de Grenoble vient de disposer deux premiers éléments de son nouveau mobilier « 100 % info, 0 % pub » à l’arrêt de tram La Bruyère et place Paul-Mistral. Une première phase de déploiement du nouveau mobilier urbain qui se poursuivra jusqu’à la fin de l’été.

 

Projet de mobilier urbain © DR

Projet de mobilier urbain © DR

Ce mobilier sera décliné en trois tailles : petite, moyenne et grande. Celui installé à La Bruyère est de taille moyenne, celui de la place Paul-Mistral plus grand. Ces éléments devraient progressivement remplacer les “totems”, mobilier transitoire actuellement installé sur quinze sites de la ville.

 

D’où sortent ces prototypes ? La Ville de Grenoble a fait appel à un designer, dans le cadre de la démarche « Design la ville », pour définir un concept et une ligne de mobilier permettant de « diffuser l’information au plus près des habitants et usagers de Grenoble ». Elle a finalement retenu le projet d’Alexandre Moronnoz et son concept « Vox » parmi les trois équipes de designers ayant proposé leur prototype fin 2017.

 

 

« C’est au citoyen de décider quelle information il veut recevoir »

 

Lucille Lheureux, adjointe aux espaces publics et à la nature en ville, s’enflamme pour le projet. L’idée, derrière ce dispositif, est selon elle de « rendre le citoyen acteur de son information ». « Dans les villes, aujourd’hui, on prend le citoyen pour un consommateur d’abord. On lui balance des affiches publicitaires et il est matraqué, matraqué, matraqué… À Grenoble, on prend les choses dans l’autre sens, explique-t-elle. C’est au citoyen de décider quelle information il veut recevoir. »

 

Lucille Lheureux, Adjointe aux Espaces publics, présente le mobilier urbain © Charles Thiebaud -placegrenet.fr

Lucille Lheureux, adjointe aux Espaces publics, présente le mobilier urbain. © Charles Thiebaud – placegrenet.fr

Dans cette optique, « le mobilier urbain, à taille humaine, centré sur l’information culturelle, sportive, citoyenne a été renforcé en 2015, rappelle la Ville. Plus petit, mieux adapté, l’affichage est réparti de manière plus équitable sur le territoire. Ainsi, 166 panneaux d’affichage libre sont venus s’ajouter aux 135 panneaux existants. »

 

Cette orientation anti-pub a été prise en début de mandat de la nouvelle équipe municipale conduite par Eric Piolle. Qui, pour le coup, en a fait largement la publicité. « Fin 2014, Grenoble était la première grande ville européenne à libérer l’espace public de la publicité en ne renouvelant pas son contrat avec JC Decaux afin d’embellir la ville, de développer l’expression citoyenne, de redonner de la place à la nature, de privilégier le commerce en ville, de protéger les jeunes générations…», relate aujourd’hui encore la Ville.

 

Si 326 panneaux publicitaires ont disparu en 2015, ce recul de la publicité est toutefois à relativiser. Banni fin 2014 des mobiliers urbains de la Ville, l’afficheur JCDecaux a en effet re-signé en février dernier un contrat avec le syndicat mixte des transports en commun (SMTC). Il pourra ainsi continuer à apposer ses publicités sur les abribus jusqu’en 2031.

 

Charles Thiebaud

 

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Commentaires 10
  1. A l’arlequin, 2 jours de vie pour cette m… payée à grand frais sur le dos des Grenoblois, parce que de l’appel d’offre jusqu’à la pose de mobilier de ce type, ça coute une fortune! 😡

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  2. Il y avait une magnifique colonne Morris en face de chez moi, avenue Félix Viallet : en 2014, à la trappe ! Disparition d’une belle pièce de l’authentique patrimoine urbain.
    Support de vulgaire pub mercantile ? Même pas, d’un côté un plan de ville, de l’autre une affiche de cinéma… Au moins, je savais ce qui était à l’affiche.
    A la place, on a eu droit à d’abjects « totems ».
    Quand Madame Lheureux entonne son couplet sur le « matraquage » dont nous serions victimes de la part des méchants publicitaires, il faudrait qu’elle s’informe et se cultive un peu et apprenne qu’art et publicité ont été liés dès l’origine (« La publicité est la fleur de la vie contemporaine, elle touche à la poésie », Cendrars, entre mille exemples). Il faudrait surtout lui signifier, comme l’un des intervenants, que n’importe quel citoyen grenoblois est bien davantage agressé par les innombrables et hideux tags qui souillent nos murs et défigurent la ville (St Bruno en particulier, fief du tag « libertaire », du slogan « anar » – donc dans le camp du « Bien »).
    Enfin, l’idée du porte-voix n’est pas en effet pas très judicieuse, tant les occasions sont bonnes pour les « fêtards » noctambules d’enquiquiner le voisinage.
    Dieu sait que la municipalité Piolle n’est pas forcément l’Antéchrist, mais là c’est un cas d’école sur les effets désastreux du dogmatisme, de l’aveuglement idéologique.

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  3. Cher Monsieur, vous pouvez vous déplacer en tram, à pied, sur le dos d’un âne – on s’en fiche royalement de vous et de M Piolle, bientôt parti. Et moi, je continuerai de rouler dans mon 4×4, demain, après-demain, et dans les années à venir. On est en démocratie, et on s’en fiche de vous

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  4. C est intéressant.
    Attendons de voir en vrai ce que cela donne. La création de patrimoine / culture est toujours intéressant.
    Les totems étaient degueu, content de les voir partir.
    j aimais bien les Morris. Dommage que Lyon n ai par garde.
    Au quotidien je n y crois pas au infos consultables. Pour ça il y a internet. Les gros visuels avaient comme intérêt le fait que l on regardait distraitement, en marchant.
    Et si on veut du beau, autant imposer une charte graphique ambitieuse aux « pub »/ infos 🙂

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  5. C’est bien joli d’interdire (ou de limiter) la pub, « pollution visuelle » (entre autres méfaits)… mais QUID de la pollution visuelle constituée par les tags omniprésents (et qu’on se comprenne bien, je ne parle pas du street art, mais de ces tags dégueus qui salissent la ville et enlaidissent les espaces urbains et le moindre immeuble/devanture de magasin).
    Grenoble devient une ville salle et négligée, c’est navrant… et quelle image vis à vis de l’extérieur! Navrant…

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  6. Combien cela nous coûte ? Si c’est comme la ruche à 6000€ du parc Pompidou, ils ont du bien se goinfrer les designers. Et la pollution visuelle ?la ville est couverte de tag hideux, de messages debiles avec la complicité de la municipalité.

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  7. « redonner de la place à la nature » affirme la municipalité Piolle? En créant des embouteillages avec le plan de non-circulation Cvcm? En noyant notre ville sous les multiples programmes immobiliers et urbains, destructeurs d’arbres magnifiques et d’espaces verts? Tout l’art de faire l’inverse de leurs discours pour naïfs.

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    • Tiens, Pierre Misère qui n’a toujours pas compris que les bouchons étaient composés exclusivement de véhicules motorisés d’environ 10m2 pour un poids de 1,5 tonnes avec 1,25 personnes à bord. Et d’accuser ceux qui veulent réduire ce trop-plein automobile…
      Pour rappel, nous sommes au XXIème siècle et la politique « tout-bagnole » chère à Pompidou est du passé.

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  8. Limitons la pollution visuelle en augmentant la pollution sonore !!
    En supprimant deux espaces plantée, merci Mme Lheureux (adjointe a la nature en ville).
    Je suis sur que les voisins apprécierons quand des gens bourré utiliserons les « vox » a 3h du matin !!
    voila une idée qui parait brillante (ou bruyante devrais-je dire) !!

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  9. De l’information citoyenne pour y trouver quoi ? Du matraquage dogmatique à la sauce #Piolle? La municipalité #Grenobloise  a-t-elle autant d’argent que ça a dilapider en investissement inutile comme celui-ci au lieu de s’occuper de la réfection de nos routes et de nos trottoirs défoncés à #Grenoble?

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