De nouvelles blouses bio et locales pour les Atsem grenoblois… en attendant de nouveaux postes

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EN BREF – La Ville de Grenoble a présenté à l’école maternelle Nicolas-Chorier une série de nouvelles blouses, ce jeudi 21 mars, veille de la Journée nationale des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem). Des vêtements de travail réalisés localement, à partir de coton bio et de polyester issus du recyclage de plastique. Et l’occasion de mettre en lumière un métier en pleine évolution.

 

 

Adjoint aux écoles, et Maryline Messina, encadrante-couture des Ateliers Marianne © Charles Thiebaud -placegrenet.fr

Atsem de l’é­cole Nicolas-Chorier, avec Fabien Malbet, adjoint aux écoles, et Maryline Messina, enca­drante-cou­ture des Ateliers Marianne. © Charles Thiebaud ‑placegrenet.fr

 

Bleues, bio et locales. En cette jour­née natio­nale des agents ter­ri­to­riaux spé­cia­li­sés des écoles mater­nelles (Atsem), le per­son­nel de la Ville de Grenoble va étren­ner les nou­velles blouses. Réalisées par des cou­tu­rières des Ateliers Marianne à Pont-de-Claix, celles-ci sont com­po­sées de coton bio tissé loca­le­ment et de poly­es­ter issu de recy­clage plas­tique. « Pas made in China ! », plai­sante Maryline Messina, enca­drante-cou­ture qui par­ti­ci­pait hier à leur pré­sen­ta­tion à l’é­cole mater­nelle Nicolas-Chorier.

 

Etiquette de blouse des Ateliers Marianne © Charles Thiebaud -placegrenet.fr

Étiquette de blouses des Ateliers Marianne © CT

Ce pro­jet s’inscrit dans la volonté glo­bale de la Ville de Grenoble de déve­lop­per le bio et local. Suite à sa demande, une dizaine de cou­tu­rières du chan­tier d’in­ser­tion ont ainsi fabri­qué 900 blouses entiè­re­ment pro­duites dans le bas­sin Rhône-Alpes.

 

Une concer­ta­tion a eu lieu en amont entre les Atsem et les Ateliers Marianne « pour défi­nir la coupe et la cou­leur des blouses au plus près des besoins et des envies des agents », indique la Ville. Résultat ? Les blouses sont dans des tons et coupes assez “clas­siques”. « Dans deux ans, on pourra par­tir sur des cou­leurs plus joyeuses », plai­sante l’en­ca­drante-cou­ture.

 

« Au niveau du prix, elles sont 15 % plus chères par rap­port aux pro­duits chi­nois », pré­cise Maryline Messina, mais d’un « maté­riel plus noble ».

 

 

Enseignants et Atsem en binôme

 

Avec ce pro­jet de rééqui­pe­ment du per­son­nel, Fabien Malbet, adjoint aux écoles, sou­haite « mettre en lumière » les 190 Atsem de la Ville de Grenoble. Et, plus par­ti­cu­liè­re­ment, leur rôle édu­ca­tif et d’as­sis­tance péda­go­gique auprès des ensei­gnants de mater­nelle.

 

« Au fil du temps, les Atsem ont vu leur rôle évo­luer vers un élar­gis­se­ment des mis­sions édu­ca­tives sur le temps péri­sco­laire et extra­s­co­laire. Ils sont deve­nus les adultes de réfé­rence pour les enfants », consi­dère ainsi la Ville.

 

Atsem de l'école maternelle Nicolas Chorier © Charles Thiebaud -placegrenet.fr

Atsem de l’é­cole mater­nelle Nicolas-Chorier © Charles Thiebaud ‑placegrenet.fr

Une évo­lu­tion posi­tive selon une agente de l’é­cole mater­nelle Nicolas-Chorier. « On est bien mieux main­te­nant », estime-t-elle. Et celle-ci de sou­li­gner le res­pect mutuel entre Atsem et ensei­gnants. De véri­tables « par­te­naires » qui for­me­raient des « binômes ».

 

« Aujourd’hui, on tend davan­tage vers le péda­go­gique, l’é­du­ca­tif. » Une com­plé­men­ta­rité que Ghislain Guy, cor­res­pon­dant de vie sco­laire, résume ainsi : « Un ensei­gnant sans Atsem, il râle. »

 

Et c’est là que le bât blesse. Si la Ville de Grenoble a créé cin­quante postes d’Atsem sup­plé­men­taires* depuis 2012, il manque tou­jours neuf postes aujourd’­hui, le nombre d’en­fants aug­men­tant sans cesse.

 

Un manque de per­son­nel à l’o­ri­gine de nom­breuses grèves d’Atsem depuis 2015, dont la plus récente date du mardi 19 mars. Ceux-ci demandent des créa­tions de postes pour amé­lio­rer leurs condi­tions de tra­vail (comme le res­pect du ratio d’en­ca­dre­ment des enfants) mais aussi des titu­la­ri­sa­tions et de meilleures rému­né­ra­tions. Après toutes ces années de lutte, les esprits cha­grin diront que les Atsem peuvent tou­jours aller se rha­biller… en bio.

 

CT et MB

 

 

  • * La muni­ci­pa­lité de Michel Destot avait lancé un plan sur trois ans pré­voyant de créer des nou­veaux postes d’Atsem, avec l’objectif que chaque classe de mater­nelle de Grenoble ait “son” Atsem. Elle avait ainsi prévu de créer une qua­ran­taine de postes d’ici la ren­trée 2015 mais en a fina­le­ment créé moi­tié moins. La majo­rité d’Eric Piolle en a, d’a­près nos cal­culs, ouvert une tren­taine depuis.

 

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