Les Algériens de Grenoble manifestent leur soutien au mouvement populaire qui traverse l’Algérie

sep article
48 € par an pour louer un vélo : et si c

FIL INFO – Les Algériens de Grenoble font entendre leur voix et connaître leur soutien à leurs compatriotes qui manifestent dans les rues d’Alger, d’Oran, de Constantine et d’autres villes du pays. Réunis pour la troisième fois devant le consulat d’Algérie de Grenoble le samedi 16 mars, le collectif constitué pour l’occasion envisage d’organiser une grande marche.

 

 

Samedi 16 mars, ils étaient de nouveau plusieurs dizaines à manifester devant le consulat d’Algérie, quai Stéphane-Jay à Grenoble. Depuis trois week-ends, les Algériens de Grenoble crient ainsi leur soutien à ceux compatriotes qui manifestent en Algérie. Dans les rues d’Alger, d’Oran, de Constantine, de Sétif ou encore de Bejaïa, des centaines de milliers d’Algériens participent en effet à des manifestations monstres pour réclamer une refonte du système politique national.

 

Drapeaux et hymne national : les Algériens de Grenoble se réunissaient samedi 16 mars devant le consulat d'Algérie de Grenoble © Florent Mathieu - Place Gre'net

Drapeaux et hymne national : les Algériens de Grenoble se réunissaient samedi 16 mars devant le consulat d’Algérie de Grenoble. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

« Nous avons organisé un petit groupe, le collectif de soutien au peuple algérien », explique Hassene Kemel, un membre du collectif qui se présente comme « un Algérien comme tous les Algériens ». L’objectif du groupe et de ses actions ? « Toucher, sensibiliser la population algérienne de toute l’Isère », précise-t-il encore. Le collectif espère d’ailleurs pouvoir organiser prochainement une grande marche grenobloise, en lien avec le Centre d’information inter-peuple (CIIP).

 

 

La « momie » Bouteflika

 

Le message est simple : « Le peuple algérien ne veut plus du système du FLN. Ils ont bouffé le pays, ils ont bouffé la liberté de l’Algérie ! », dénonce Hassene Kemel, qui voit dans ce grand mouvement populaire algérien un « deuxième 1962 ». « Le peuple est sorti dans la rue comme au jour de l’indépendance ! » Et comme en résonance, les manifestants de Grenoble arborent fièrement le drapeau algérien. Et chantent le Kassaman, l’hymne national.

 

Hassene Kemel © Florent Mathieu - Place Gre'net

Hassene Kemel, membre du collectif de soutien au peuple algérien. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

L’appel à l’unité du pays est de rigueur. « Ce pouvoir est arrivé à diviser le peuple algérien, entre la Kabylie et le reste, en créant l’Islam intégriste », poursuit Hassene Kemel. Son rêve ? « L’Algérie, elle veut vivre avec sa diversité laïque : on a des musulmans, des chrétiens, on peut vivre ensemble ! » À condition, souligne le militant, de « dégager » l’entourage du président Bouteflika. Un président qualifié de « momie », au regard de son état physique pour le moins dégradé.

 

FM

 

commentez lire les commentaires
1263 visites | 3 réactions
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.

Commentaires 3
  1. Exactement. Ils ont leur “liberté d’expression”, moi j’ai mienne et je pense que la France a plutôt besoins des citoyens qui pensent à l’avenir de la France que d’encore un pays [modéré] africain

    sep article
  2. Ils n’ont qu’à rentrer chez eux en Algérie et manifester là bas – ça sera plus approprié

    sep article
    • Pourquoi ? la France est aussi leur pays. Il y a beaucoup de bi-nationaux.
      Et même … que faites-vous de la liberté d’expression ?

      sep article