Le futur plan Climat de la Métropole appelle à la “mobilisation”… et vise la “résilience”

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EN BREF – Il reste encore une quinzaine de jours aux Métropolitains pour contribuer à la consultation publique sur le futur plan Climat de Grenoble-Alpes Métropole. Une démarche consultative que le président de la Métro Christophe Ferrari décrit comme un « appel à la mobilisation » s’adressant à tous les acteurs du territoires : citoyens, associations et entreprises.

 

 

Dernière ligne droite pour la consultation publique de Grenoble-Alpes Métropole autour de son prochain plan Climat. Les habitants du territoire métropolitain ont en effet jusqu’au 31 mars pour apporter leur contribution au futur « Plan air énergie climat ». Un programme qui fixe des objectifs de lutte et de résilience face au réchauffement climatique, tout en se préoccupant de la qualité de l’air. À ce jour, plus de 250 contributions ont été enregistrées.

 

En organisant une consultation publique qui prend fin le 31 mars, la Métro veut placer son futur plan Climat sous le signe de la mobilisation.Christophe Ferrari et Jérôme Dutroncy présentent la démarche de consultation publique. © Florent Mathieu - Place Gre'net

Christophe Ferrari et Jérôme Dutroncy présentent la démarche de consultation publique. © Florent Mathieu – Place Gre’net

 

Pour le président de la Métro Christophe Ferrari, la consultation publique représente « un appel à la mobilisation » adressé au plus grand nombre d’acteurs possible. Qu’il s’agisse des citoyens à titre individuel, des associations ou encore des tenants de l’économie et de l’entreprise. Et celui-ci d’affirmer que le Plan air énergie climat est avant tout conçu comme « un véritable projet de territoire, par le territoire et pour le territoire ».

 

 

Disparition des glaciers alpins et résilience

 

Ce plan s’impose, au demeurant, comme une évidence sur un territoire particulièrement touché par le réchauffement climatique. « Le Giec [Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, ndlr] indique que le réchauffement dans les Alpes est de deux degrés depuis 1950, soit deux fois plus que la moyenne mondiale », rappelle Christophe Ferrari. Avec, à la clé, une érosion du manteau neigeux et, à terme, une disparition pure et simple des glaciers alpins.

 

Face au réchauffement climatique, les glaciers alpins sont-ils en train de vivre leurs dernières décennies ? © Laurent Salino - Alpe-d'Huez Tourisme.

Face au réchauffement climatique, les glaciers alpins sont-ils en train de vivre leurs dernières décennies ? © Laurent Salino – Alpe-d’Huez Tourisme.

 

C’est pourquoi tous les secteurs doivent être concernés par le Plan climat, estime le vice-président de la Métro en charge de l’Environnement. Jérôme Dutroncy déroule la liste des enjeux : « Ce plan devra tracer la trajectoire de l’industrie, du tertiaire, de l’agriculture, des déplacements, du résidentiel, de nos modes de vie en général ». Des modes de vie, insiste-t-il, qui pèsent pour beaucoup dans les mégatonnes de CO2 rejetés chaque année au sein du territoire.

 

L’un des mots-clés de ce nouveau plan ? La « résilience ». Le plan Climat de la Métro n’a en effet pas pour seul objectif de dresser la feuille de route pour les années à venir. Le texte doit également permettre de « diagnostiquer les vulnérabilités, l’impact du réchauffement climatique sur notre territoire, et de rechercher des pistes stratégiques pour être résilient à ce changement et s’y adapter dès maintenant », explique encore Jérôme Dutroncy.

 

 

Des contributions diverses et variées

 

Les propositions déjà déposées sur la plateforme métropolitaine ont le mérite de la variété. Béatrice attend ainsi de la SNCF qu’elle en finisse avec les moteurs Diesel de ses locomotives. Tandis que Gouss propose d’espacer les tontes des espaces verts, « afin de laisser pousser les fleurs naturelles et vivre les butineurs ». Quant aux changements à venir, une internaute propose de s’y préparer en organisant des ateliers de « collapsologie ».

 

Des opposants à l'aménagement de l'A480 devant la Préfecture de l'Isère © Alternatiba

Des opposants à l’aménagement de l’A480 devant la préfecture de l’Isère. © Alternatiba

 

Certaines contributions ne manquent pas, pour leur part, d’égratigner quelque peu la politique de Grenoble-Alpes Métropole. « Nous devons arrêter de lancer des projets qui vont à l’encontre de ce qu’il faut faire. […] Par exemple, l’élargissement de l’A480 et le projet Neyrpic sont des aberrations », estime MickaelG. Pourfendant ainsi deux projets, de réaménagement routier et de centre commercial, soutenus par la Métro.

 

Quel avenir pour toutes ces contributions ? Un bilan sera établi « autour du mois d’avril », fait savoir Jérôme Dutroncy. Le texte du Plan climat devrait, pour sa part, être finalisé en juillet. Avant d’entrer dans une phase de validation réglementaire, via l’autorité environnementale. Une phase d’approbation durant laquelle « le grand public aura aussi son mot à dire », précise encore le vice-président. Qui compte sur une approbation finale rendue pour la fin 2019.

 

Florent Mathieu

 

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Commentaires 3
  1. Première devinette : qu’est ce qui génère 75% des particules fines cancérigènes ? Réponse : le chauffage au bois.
    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/pollution-au-chauffage-au-bois-isere-quelles-solutions-648125.html
    Deuxième devinette : quel est le chauffage qui génère 3 fois plus de CO2 que le gaz et même 1,5 fois plus que le charbon ? Réponse : le chauffage au bois.
    https://www.nature.com/articles/s41467-018-06175-4
    Troisième devinette : quelle est la mode à Grenoble temple de la transition ? Réponse : le chauffage au bois. Il y a même une centrale au bois en construction à la presqu’île.

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    • Quatrième devinette : quel chauffage au bois pollue ?
      Ce sont les chauffages individuels au bois, généralement anciens, qui polluent, oui. Il y a d’ailleurs des aides pour moderniser les appareils et moins polluer.
      Cinquième devinette : qu’est-ce qu’une centrale à bois, ?
      il faut aller voir ce que c’est
      https://www.lametro.fr/125-biomax.htm

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      • Votre zèle au service de la com’ de la métro est amusant mais vous n’avez pas lu les analyses scientifiques publiées dans Nature.
        A pouvoir calorifique égal, le bois émet 3 fois plus de CO2 que le gaz et 1,5 fois plus que le charbon. C’est parce qu’une partie de l’énergie de la combustion est consommée pour casser la structure moléculaire du bois.
        Mais en réalité le bilan carbone est encore plus mauvais que ça en tenant compte du fait qu’on ne brûle que le tronc et les grosses branches, pas l’intégralité de l’arbre. Et ça s’aggrave encore puisque le pourrissement des racines laissées en terre produit des gaz à effet de serre.
        Alors c’est vrai que c’est « bio », mais avec un « max » d’émissions.

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