L’Europe à la rescousse du Lyon-Turin ? La pression monte entre Laurent Wauquiez et Elisabeth Borne

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FOCUS – L’Europe va-t-elle venir à la rescousse de la ligne Lyon-Turin et revoir à la hausse son financement sur le tunnel transfrontalier mais aussi sur les accès à la ligne ferroviaire, jusque-là non éligibles aux crédits européens ? Le premier vice-président de la Région Auvergne Rhône-Alpes s’en réjouit par avance. La ministre des Transports, elle, dément toute avancée. Balle au centre ? Bruxelles n’a encore rien acté. Entre Lyon et Paris, la pression monte.

 

 

La contribution de la France au financement du Lyon-Turin a-t-elle été inscrite au budget de l'État ? Un document officiel atteste du contraire...

Sur le chan­tier du Lyon-Turin à Saint-Martin-la Porte : les tra­vaux de recon­nais­sance ont déjà com­mencé. © Telt

La Commission euro­péenne va-t-elle remettre la main à la poche pour finan­cer le Lyon-Turin, ce pro­jet de tun­nel trans­fron­ta­lier tou­jours en stand-by, sur lequel s’é­charpe la coa­li­tion ita­lienne au pou­voir ? C’est ce qu’a avancé, le 18 février der­nier, Étienne Blanc, le pre­mier-vice pré­sident de la Région Auvergne Rhône-Alpes au terme d’une réunion de tra­vail à Bruxelles qui s’est tenue le 13 février.

 

L’annonce inter­vient alors que l’Italie a été pres­sée par Paris et Bruxelles, ses deux autres par­te­naires du pro­jet, de se posi­tion­ner sur le Lyon-Turin. Et alors que minis­tère ita­lien des Transports a publié, mi-février, une ana­lyse sur la ren­ta­bi­lité de la ligne trans­al­pine à grande vitesse. D’où il res­sort qu’elle « pré­sente une ren­ta­bi­lité très néga­tive », avec des coûts supé­rieurs de 7 mil­liards d’eu­ros à ses béné­fices, atten­dus à comp­ter de… 2059.

 

 

Confusion

 

Bruxelles va-t-elle venir à la res­cousse ? C’est ce que lais­sait entendre Étienne Blanc. « L’Union euro­péenne est dis­po­sée à finan­cer 50 % de la liai­son Lyon-Turin dans sa tota­lité, c’est-à-dire le tun­nel trans­fron­ta­lier et les voies d’accès à l’ouvrage », sou­li­gnait le pre­mier vice-pré­sident d’Auvergne Rhône-Alpes. Soit 10 % de plus que prévu, en contre­par­tie de la dimi­nu­tion du coût glo­bal des accès, passé de 7,7 à 4 mil­liards d’euros.

 

Laurent Wauquiez sur le chantier du Lyon-Turin le 26 février 2018 © Michel Peres - Région Auvergne Rhône-Alpes

Laurent Wauquiez sur le chan­tier du Lyon-Turin, le 26 février 2018. © Michel Peres – Région Auvergne Rhône-Alpes

 

Une annonce aus­si­tôt été démen­tie par la ministre des Transports, qui a appelé la Région à « ne pas entre­te­nir la confu­sion ». Pour Elisabeth Borne, l’aug­men­ta­tion de 40 % à 50 % du finan­ce­ment des pro­jets d’in­ter­con­nexion ne consti­tue « en rien » un enga­ge­ment nou­veau « et encore moins spé­ci­fi­que­ment sur le pro­jet Lyon-Turin ». Fritures sur toute la ligne ?

 

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