Gérard Collomb à Grenoble vendredi 28 septembre : la classe politique s’agite

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FIL INFO – La venue de Gérard Collomb à Grenoble vendredi 28 septembre se traduit par une suractivité de la classe politique locale. Patrouilles avec la police, interpellations orales et écrites et vœux se multiplient. Pur exercice de communication ou tentative de faire infléchir la position du gouvernement ? Le représentant de l’État en Isère a été formel : il n’y aura pas de police de sécurité du quotidien dans l’agglomération avant 2020.

 

 

Gérard Collomb. DR

Gérard Collomb. DR

Alors que le ministre de l’Intérieur est annoncé ven­dredi 28 sep­tembre à Grenoble, la classe poli­tique n’en finit pas de s’a­gi­ter.

 

Car voilà des mois que les maires de Grenoble, Échirolles et Saint-Martin-d’Hères réclament à Gérard Collomb la mise en place dans l’ag­glo­mé­ra­tion de la police de sécu­rité du quo­ti­dien (PSQ) et donc des ren­forts dans cer­tains quar­tiers ciblés, La Villeneuve à Grenoble et Échirolles ou La Renaudie à Saint-Martin-d’Hères.

 

À peu près tout le Landerneau poli­tique gre­no­blois est monté au cré­neau. Les séna­teurs Michel Savin et Frédérique Puissat (Les Républicains) ont patrouillé avec les poli­ciers avant de se fendre d’une mis­sive au ministre appe­lant, outre à la PSQ, au clas­se­ment de Grenoble en zone sen­sible.

 

La palme revient tou­te­fois à la dépu­tée Émilie Chalas (LREM) qui, pour la seconde fois, est allée à la ren­contre des forces de l’ordre et devait inter­pel­ler le ministre ce mer­credi 26 sep­tembre * lors de la séance des ques­tions au gou­ver­ne­ment.

 

 

Pas de renforts avant 2020…

 

Beaucoup de bruit pour pas grand-chose ? Dans un entre­tien à Place Gre’net, le repré­sen­tant de l’État en Isère assu­rait en effet qu’il n’y aurait pas de police de sécu­rité du quo­ti­dien dans l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise avant 2020. Pas de ren­forts en vue non plus du côté des effec­tifs de la bri­gade spé­cia­li­sée de ter­rain (BST).

 

Grenoble a été écar­tée de la pre­mière vague de ce dis­po­si­tif voulu par Emmanuel Macron. La capi­tale du Dauphiné est-elle en lice pour le second tour ? Elle a en tout cas le droit de ten­ter sa chance pour un repê­chage, comme l’a sou­li­gné Lionel Beffre.

 

Intervention de la police durant toute une journée au squat du 106 de la rue des Alliés, lundi 30 octobre 2017. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Intervention de la police au squat du 106 de la rue des Alliés, lundi 30 octobre 2017. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Ce qui n’a pas empê­ché les élus gre­no­blois de main­te­nir la pres­sion. Qui pour la tenue d’un conseil extra­or­di­naire (Paul Bron, Go citoyen­neté), qui pour la mise en place d’une mis­sion d’é­va­lua­tion des moyens dévo­lus à la police muni­ci­pale (Matthieu Chamussy, Réussir Grenoble), qui pour un temps d’é­changes en conseil muni­ci­pal (Rassemblement de gauche et de pro­grès). Temps d’é­changes qui a été validé lundi 24 sep­tembre par les élus et devrait être orga­nisé lors du pro­chain conseil en novembre.

 

En atten­dant Gérard Collomb, les conseillers muni­ci­paux ont, petite vic­toire, réussi à accor­der leurs vio­lons. Le vœu porté par le groupe socia­liste deman­dant au gou­ver­ne­ment d’al­louer des moyens sup­plé­men­taires aux forces de police et de jus­tice et de béné­fi­cier du clas­se­ment en zone sen­sible a été adopté à l’u­na­ni­mité lors du conseil muni­ci­pal, ce 24 sep­tembre. Et même enri­chi de la demande d’ac­cé­lé­rer la publi­ca­tion du décret d’ap­pli­ca­tion pour la mise en œuvre des camé­ras pié­tons. Même si cela ne reste qu’un vœu…

 

PC

 

 

*La dépu­tée n’a fina­le­ment pas pu poser sa ques­tion au ministre de l’Intérieur, celui-ci nous fait savoir son cabi­net par­le­men­taire n’ayant pu être pré­sent aux ques­tions au gou­ver­ne­ment mer­credi 26 sep­tembre. Article mis à jour le 27 sep­tembre 2018.

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Commentaires 2
  1. La pré­fec­ture vient de refu­ser à la CISEM l’au­to­ri­sa­tion de tenir un ras­sem­ble­ment place de Verdun sous pré­texte que le délai de 48 h pour la décla­ra­tion de ce ras­sem­ble­ment n’a­vait pas été res­pecté …
    Rassemblement annulé donc. Dommage, nous aurions aimé dire à Collomb ce que nous pen­sons de sa poli­tique xéno­phobe, de l’a­ban­don dans lequel il laisse sa police natio­nale dans l’ag­glo, refu­sant de pour­voir les postes libres et d’en­voyer des élé­ments de police de sécu­rité du quo­ti­dien.
    Tout ça pour que les habi­tants se retournent contre le maire, croyant que la police dépend de lui ? pfff petit joueur.

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  2. Grenoble paie le laxisme de la muni­ci­pa­lité Piolle quand à son refus, maire en tête, d’une poli­tique de sécu­rité pour notre ville et ses habi­tants, cqfd.

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