A Grenoble, la police nationale renforce ses effectifs. La police municipale aussi qui va être équipée de Taser de jour comme de nuit.

Regain de violence à Grenoble : la vidéosurveillance au cœur du débat sur la sécurité

Regain de violence à Grenoble : la vidéosurveillance au cœur du débat sur la sécurité

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DÉCRYPTAGE – Grenoble le nouveau Chicago ? Alors que l’agglomération est en proie à un regain de violence, poussant le procureur de la République à sortir une nouvelle fois de sa réserve, dans les coulisses politiques, les tractations autour des caméras de vidéosurveillance vont bon train. Farouchement opposé à leur déploiement, le maire de Grenoble a annoncé vouloir armer sa police municipale. Un pas en avant, mais pour l’heure semble-t-il insuffisant pour pouvoir obtenir davantage de renforts policiers.

 

 

Police nationale à Grenoble ©

© Patricia Cerinsek

En vingt ans, Grenoble a dû voir pas­ser tous les ministres de l’Intérieur. À l’ex­cep­tion notable de Gérard Collomb qui, le 17 août der­nier, après un été mar­qué par un regain de vio­lence dans l’ag­glo­mé­ra­tion, est roya­le­ment passé à côté, pré­fé­rant aller humer l’air du Vercors voi­sin et s’en­qué­rir de la sécu­ri­sa­tion des acti­vi­tés spor­tives estivales.

 

Ultime pro­vo­ca­tion ? Les poli­ciers y ont vu du mépris. D’autres un cal­cul poli­ti­cien pour tra­cer un bou­le­vard aux poten­tiels can­di­dats de La République en marche pour les élec­tions muni­ci­pales de 2020.

 

Grenoble serait-elle la der­nière roue du car­rosse ? En 2012 déjà, sous le gou­ver­ne­ment Ayrault, les villes de Grenoble et Échirolles avaient dû attendre la seconde vague pour être clas­sées en zones de sécu­rité prio­ri­taire (ZSP), leur per­met­tant de béné­fi­cier de moyens sup­plé­men­taires. Rebelote en 2018. Les maires de Grenoble, Échirolles et Saint-Martin-d’Hères ont beau la récla­mer, la police de sécu­rité au quo­ti­dien (PSQ) n’est (tou­jours) pas d’actualité.

 

 

Les caméras de vidéo-surveillance dans la balance

 

La pre­mière vague des zones éli­gibles à cette nou­velle police de proxi­mité – en un peu plus mus­clée – est tom­bée. Mais les ren­forts arrivent au compte-goutte pour cha­cun des quinze pre­miers quar­tiers dits de « recons­truc­tion répu­bli­caine » : entre 15 et 30 poli­ciers, éta­lés entre sep­tembre et décembre, en fonc­tion des sor­ties d’é­coles de police.

 

Manifestation de policiers grenoblois. 26 Octobre 2016. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'Net

Manifestation de poli­ciers gre­no­blois, le 26 octobre 2016. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

 

À ces quinze pre­miers quar­tiers, quinze autres doivent venir s’a­jou­ter en jan­vier 2019. Et encore trente d’ici fin 2020. Avec ou sans l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise ? Celle-ci pour­rait-elle alors  béné­fi­cier d’une ses­sion de rat­tra­page ? La négo­cia­tion semble ser­rée. Dans la balance, à demi-mot, le dis­po­si­tif de vidéo-sur­veillance dont le maire de Grenoble ne veut tou­jours pas entendre parler.

 

La fin des camé­ras sur la voie publique, l’é­co­lo­giste Eric Piolle en avait fait un de ses enga­ge­ments de cam­pagne. Au final, les camé­ras n’ont pas été démon­tées. Mais celles pro­mises par l’an­cien maire socia­liste Michel Destot ont été ran­gées aux oubliettes.

 

 

2014 : marche arrière toute

 

À l’é­poque, l’i­dée était de déve­lop­per la vidéo-sur­veillance sur les sec­teurs sen­sibles et dans le centre-ville. « Quatre-vingts en deux ans pour arri­ver à une cen­taine sur la ville », se sou­vient le socia­liste Jérôme Safar, hier adjoint en charge de la sécu­rité, aujourd’­hui dans l’op­po­si­tion. L’idée était aussi de ren­for­cer la police muni­ci­pale en moyens humains, de l’ar­mer également.

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Patricia Cerinsek

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