Sécurité à Grenoble : Élisa Martin, première adjointe, pour « un débat de fond, pas des attaques politiciennes »

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ENTRETIEN — Le meurtre d’Adrien Perez au sortir d’une boîte de nuit de Meylan a donné lieu à un déferlement de critiques locales sur la politique de sécurité de la Ville de Grenoble. Des critiques auxquelles répond Élisa Martin, première adjointe de Grenoble en charge de la Tranquillité publique, qui fustige la « récupération » d’un drame à des fins politiciennes. Et conteste toute accusation de laxisme ou de dogmatisme idéologique. 

 

 

Le meurtre d’Adrien Perez au sor­tir d’une boîte de nuit mey­la­naise sus­cite nombre de réac­tions au niveau natio­nal, éma­nant en grande par­tie d’é­lus ou d’or­ga­ni­sa­tions d’ex­trême droite. Mais aussi, au niveau local, nombre de cri­tiques à l’é­gard de la poli­tique de sécu­rité menée par la Ville de Grenoble. Aux com­mu­ni­qués des dépu­tés En marche Olivier Véran et Émilie Chalas, des Républicains Alain Carignon et Richard Cazenave ou encore de Stéphane Gemmani, l’ad­jointe de Grenoble en charge de la Tranquillité publique Élisa Martin répond du tac au tac.

 

Élisa Martin, adjointe de Grenoble en charge de la Tranquillité publique. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Élisa Martin, adjointe de Grenoble en charge de la Tranquillité publique. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Du tac au tac… mais avec rete­nue. « Notre pre­mière pen­sée doit aller vers ce jeune homme, vers sa famille et vers ses proches, et je pense que cela doit méri­ter du res­pect absolu », tem­père-t-elle avant toute chose. Pour Élisa Martin, aucun doute : le drame est l’ob­jet d’une « récu­pé­ra­tion » et d’une « ins­tru­men­ta­li­sa­tion » poli­ti­cienne. « C’est juste insup­por­table et sor­dide, et j’en appelle au res­pect, pas à notre égard évi­dem­ment, mais à l’é­gard de ce gar­çon et de sa famille », plaide-t-elle.

 

Une ins­tru­men­ta­li­sa­tion qui a peut-être atteint son point d’orgue lors de la mani­fes­ta­tion de Génération iden­ti­taire devant le palais de jus­tice de Grenoble, avec ses mili­tants bran­dis­sant le por­trait d’Adrien Perez et se cla­mant « géné­ra­tion anti-racaille ». Face au ras­sem­ble­ment du grou­pus­cule d’ex­trême droite, Élisa Martin res­sent un « écœu­re­ment majeur ». Et rap­pelle les paroles de l’a­vo­cat de la famille d’Adrien Perez, qui a demandé à ce que cesse la récu­pé­ra­tion poli­tique du drame. Une prise de parole qui lui vaut d’être, à son tour, vic­time d’at­taques anti­sé­mites d’une rare vio­lence (cf. enca­dré).

 

 

Des accusations qui « manquent de sens »

 

Tout aussi « sor­dide » pour Élisa Martin : « voir les amis du pré­sident de la République mar­cher main dans la main avec ces gens-là ». L’adjointe ne par­donne pas à Olivier Véran et Émilie Chalas d’a­voir adressé à la muni­ci­pa­lité de Grenoble des cri­tiques très proches de celles d’Alain Carignon ou de l’ex-fron­tiste Mireille d’Ornano. Et ceci, ajoute-t-elle, « pour dire des choses qui, tout sim­ple­ment, manquent de sens ».

 

Grenoble compte une centaine de policiers municipaux sur la voie publique © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Grenoble compte une cen­taine de poli­ciers muni­ci­paux sur la voie publique © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

Parmi celles-ci ? Élisa Martin cite la pro­po­si­tion d’Alain Carignon de créer une bri­gade canine, et s’en amuse : « La police muni­ci­pale en a déjà une, et elle fonc­tionne d’ailleurs très bien ! » Quant à l’é­clai­rage public, mis en ques­tion par les dépu­tés En marche, l’ad­jointe l’as­sure : « Nous tra­vaillons de manière très rap­pro­chée avec les ser­vices de l’État. » Et notam­ment, ajoute-t-elle, avec les spé­cia­listes de la police natio­nale, citant l’exemple de l’é­clai­rage des « points chauds » du parc Mistral, réa­lisé sous l’é­gide de leur « bien­veillante com­pé­tence ». Tout en rela­ti­vi­sant : l’é­clai­rage public « ne résout pas tout… mais par­ti­cipe à la réso­lu­tion des pro­blèmes ».

 

Pas ques­tion en somme de par­ler de laxisme de la Ville, ou d’une muni­ci­pa­lité qui ne s’en remet­trait qu’à l’État. « Nous avons une cen­taine de poli­ciers dans l’es­pace public. Je ne parle pas de ceux qui se voient bien natu­rel­le­ment confier des tâches admi­nis­tra­tives, mais ceux qui assurent une pré­sence ras­su­rante dans tous les quar­tiers de Grenoble ! », clame Élisa Martin. Qui ajoute tra­vailler « de façon extrê­me­ment rap­pro­chée » avec la Direction dépar­te­men­tale de la sécu­rité publique (DDSP). « Tout est très orga­nisé, même si ce sont des choses qui se passent der­rière le rideau », confie-t-elle.

 

 

La vidéo-surveillance en question

 

Quid de la vidéo-sur­veillance, que réclament nombre d’op­po­sants de la Ville de Grenoble ? « Je rap­pelle pour la énième fois que nous avions une caméra en état de fonc­tion­ne­ment bra­quée sur le théâtre Prémol… et pour autant il a été incen­dié. Donc non, ce n’est pas la bonne réponse ! », juge l’é­lue gre­no­bloise.

 

Élisa Martin dit préférer la présence de policiers sur le terrain que derrière des écrans © Elodie Rummelhard - Place Gre'net

Élisa Martin dit pré­fé­rer la pré­sence de poli­ciers sur le ter­rain que der­rière des écrans. © Élodie Rummelhard – Place Gre’net

 

« Nous pri­vi­lé­gions une réponse par la pré­sence humaine. C’est pour­quoi nous avons ren­forcé les effec­tifs de police muni­ci­pale ou le déve­lop­pe­ment de média­tion de nuit, en par­ti­cu­lier sur le Village olym­pique », expose-t-elle encore. Avant de rap­pe­ler que, mal­heu­reu­se­ment, les camé­ras, bien pré­sentes sur la ville de Meylan, n’ont pas su évi­ter le meurtre d’un jeune homme.

 

L’adjointe en a sur­tout assez de se faire taxer d’idéologue. « Contrairement à ce que je lis, nous sommes très prag­ma­tiques en matière de sécu­rité : nous regar­dons ce qui est effi­cace et ce qui ne l’est pas, et la vidéo­sur­veillance ne l’est pas », estime-t-elle. Plutôt que de consa­crer de l’argent à « scot­cher der­rière des écrans » des poli­ciers, Élisa Martin affirme ainsi pré­fé­rer les voir sur l’es­pace public. « C’est très prag­ma­tique au contraire comme posi­tion ! »

 

 

Une montée de la violence à tous les étages

 

Élisa Martin ne veut pas non plus nier la réa­lité des faits, alors même que les faits divers se mul­ti­plient dans la capi­tale des Alpes. Outre le décès d’Adrien Perez, des coups de feu ont retenti récem­ment Place des Géants, un homme a été griè­ve­ment blessé par des coups de cou­teau parc Paul-Mistral, un gar­çon de 15 ans a été hos­pi­ta­lisé après avoir reçu une balle dans l’œil… « Nous obser­vons une mon­tée dans la société d’une culture de la vio­lence », déclare l’ad­jointe à la Tranquillité publique, qui refuse d’être cari­ca­tu­rée en « baba cool dans le refus de je-ne-sais quelle réa­lité ».

 

Marche Blanche pour Adrien, victime d'une « montée de la violence » ? © Joël Kermabon - Place Gre'net

Marche Blanche pour Adrien, vic­time d’une « mon­tée de la vio­lence » ? © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Mais cette mon­tée de la vio­lence, Élisa Martin dit la voir à « tous les étages » : « Ce sont les 5 euros d’APL en moins déci­dés uni­la­té­ra­le­ment, les agres­sions com­mises par des conseillers du pré­sident, les agres­sions racistes que nous pu voir aussi, une mon­tée de l’a­no­mie* qui ronge et détruit la République et le pacte social ». Pour elle, la « logique libé­rale » du gou­ver­ne­ment, la « guerre de tous contre tous », ne peut qu’en­gen­drer un cercle vicieux de la vio­lence et de sa bana­li­sa­tion.

 

Une vio­lence qu’Élisa Martin affirme aussi retrou­ver dans le refus de Gérard Collomb d’ex­pé­ri­men­ter la Police de sécu­rité du quo­ti­dien (PSQ) sur l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise. Cela même alors qu’elle en avait fait la demande. « Cela dit quelque chose du mépris absolu de ces gens-là à l’é­gard des élus locaux. Cela tra­duit quelque chose d’une vio­lence ins­ti­tu­tion­nelle, qui prend la forme du retrait des dota­tions mais pas seule­ment », estime-t-elle.

 

 

Police de sécurité du quotidien : « les députés n’ont pas fait leur travail »

 

La PSQ, Grenoble, Fontaine, Échirolles et Saint-Martin-d’Hères la vou­laient en effet, et conti­nuent à la deman­der. « Notre demande était étayée par la réa­lité, relayée par le pré­fet et la DDSP, et accom­pa­gnée d’un cer­tain nombre de pro­po­si­tions concrètes. Imaginez que mon­sieur le ministre de l’Intérieur n’a même pas accusé récep­tion de nos pro­po­si­tions ! », s’in­digne-t-elle.

 

Olivier Véran, un député qui « n'a pas fait son travail », estime Élisa Martin. DR

Olivier Véran, un député qui « n’a pas fait son tra­vail », estime Élisa Martin. DR

 

Autant dire que la prise de posi­tion des dépu­tés En marche Olivier Véran et Émilie Chalas ne lui convient guère. « Si les dépu­tés macro­nistes se pré­oc­cupent de la situa­tion gre­no­bloise, ils devraient sou­te­nir d’une façon claire et nette notre demande de PSQ », assène l’é­lue.

 

« Mais les dépu­tés n’ont pas fait leur tra­vail de dire à Collomb : “Nous sommes des élus de ce sec­teur, il y a un vrai pro­blème en matière de stup”… On ne leur demande même pas d’a­gir à nos côtés, mais d’a­gir de façon concrète pour que nous obte­nions cette police de sécu­rité du quo­ti­dien ! », ajoute-t-elle encore.

 

 

La sécurité, un enjeu pour 2020 ?

 

Inutile de lui faire remar­quer que les réac­tions pro­viennent de per­son­na­li­tés poli­tiques locales nour­ris­sant des ambi­tions pour les élec­tions muni­ci­pales de 2020. La sécu­rité sera-t-elle au cœur de la pro­chaine cam­pagne ? Élisa Martin reste pru­dente. « Ça bouge, on verra bien. Mais ce qui est cer­tain, c’est que la ques­tion de l’a­ve­nir des ser­vices publics locaux se posera de façon encore plus cruelle qu’elle ne se pose aujourd’­hui », consi­dère l’é­lue.

 

En charge de la Tranquillité publique, Élisa Martin sera-t-elle aux premières loges avec le dossier Sécurité lors des Municipales de 2020 ? © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

En charge de la Tranquillité publique, Élisa Martin sera-t-elle aux pre­mières loges avec le dos­sier Sécurité lors des muni­ci­pales de 2020 ? © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

 

Et l’ad­jointe de déplo­rer encore « la dif­fi­culté à por­ter un mes­sage répu­bli­cain » : « Ça veut dire quoi Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité ? Pour nombre de nos conci­toyens les plus pré­caires, ce ne sont pas des réa­li­tés… Et c’est là-des­sus qu’on tra­vaille, et qu’on s’a­charne même ! », déclare-t-elle. Tout en s’in­quié­tant d’une parole de haine qui se libère.

 

« Ce que je vois, ce sont des can­di­dats qui cherchent à ins­tru­men­ta­li­ser une situa­tion ter­rible. Je trouve cela écœu­rant pour sa famille et ses amis et j’ai­me­rais que ça s’ar­rête », pour­suit Élisa Martin. Avant de conclure : « Si l’on veut avoir un débat poli­tique, ayons un débat sur le fond, et pas sur des attaques poli­ti­ciennes. »

 

Florent Mathieu

 

 

* Concept socio­lo­gique décri­vant un effon­dre­ment des valeurs pou­vant conduire à la des­truc­tion de l’ordre social.

 

 

L’AVOCAT DE LA FAMILLE PEREZ VICTIME D’INJURES ANTISÉMITES

 

« Le per­fide avo­cat juif de la famille dénonce les Blancs qui veulent se défendre contre la sau­va­ge­rie arabe », tel est le titre d’un texte publié par un site inter­net de « jeunes blancs décom­plexés ». Dans une prose direc­te­ment ins­pi­rée des écrits des années 1930, les auteurs déve­loppent l’ha­bi­tuelle thèse du com­plot Juif, accusé de pré­pa­rer une « sub­mer­sion totale de la France ».

 

Manifestation de Génération Identitaire devant le Tribunal de Grenoble le samedi 11 aout 2018. D'autres « jeunes blancs décomplexés » ? DR

Manifestation de Génération iden­ti­taire devant le tri­bu­nal de Grenoble, le samedi 11 aout 2018. D’autres « jeunes blancs décom­plexés » ? DR

 

Motif de ces attaques ver­bales d’une rare vio­lence ? L’avocat de la famille Perez, maître Denis Dreyfus, a publié un com­mu­ni­qué dénon­çant la récu­pé­ra­tion du meurtre du jeune homme par le grou­pus­cule Génération iden­ti­taire. « Il ne fau­drait pas que le beau visage d’Adrien devienne, pour cer­tains, l’étendard de la haine », a ainsi fait savoir l’a­vo­cat.

 

 

Thèses complotistes

 

Capture du site antisémite, avec la mention « à interdire » du Réseau de lutte contre le fascisme. © RLF

Capture du site anti­sé­mite, avec la men­tion « à inter­dire » du Réseau de lutte contre le fas­cisme. © RLF

Une décla­ra­tion qui ne plaît pas aux mou­ve­ments racistes, qui com­mentent abon­dam­ment le fait divers depuis que celui-ci a été exposé média­ti­que­ment à l’oc­ca­sion de l’organisation d’une marche blanche.

 

Outre une suc­ces­sion de thèses com­plo­tistes, typiques, encore une fois, de la lit­té­ra­ture anti­sé­mite des années 30, le site affiche un mon­tage repré­sen­tant l’a­vo­cat affu­blé d’une étoile jaune. Les com­men­taires de l’ar­ticle sont, sans sur­prise, du même aca­bit.

 

C’est le Réseau de lutte contre le fas­cisme qui tire la son­nette d’a­larme face à cette vio­lence ver­bale d’une rare inten­sité, et fait savoir son sou­tien à l’a­vo­cat de la famille Perez. Les mili­tants pré­cisent que, mal­gré plu­sieurs signa­le­ments, le site anti­sé­mite conti­nue à exis­ter. Celui-ci étant hébergé aux États-Unis, les plaintes ont en effet du mal à abou­tir.

 

 

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Commentaires 19
  1. Ping : France: ATTAQUES ANTISÉMITES CONTRE ME DENIS DREYFUS : LE PRÉSIDENT DE LA COUR D’APPEL DE GRENOBLE HAUSSE LE TON | IAPL Monitoring Committee on Attacks on Lawyers

  2. et si le can­na­bis deve­nait légal ? plus de tra­fic de can­na­bis, qui repré­sente une très grande part des deals. Ce serait déjà ça de moins, … bizarre que mal­gré toutes les demandes, le gou­ver­ne­ment ne veut tou­jours pas léga­li­ser …
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ralisation_du_cannabis

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    • Bizarre qu’en tant que drogue et psy­cho­trope il y ai des sou­cis (schizo…)
      Sans rire, oui c’est un vrai sujet
      Mais le point / l’ar­ticle c’est la ville de Grenoble, pas les débats natio­naux.
      A gre­noble c’est presque dépé­na­lisé 😀 en plus, hon­nê­te­ment c’est plus :
      1) ques­tion santé publique,
      2) contrôle qua­li­tés et flux
      Par contre la loi évo­lue il y a des quar­tiers entiers qui vont ren­trer en émeute.… n’ayant plus aucuns reve­nus. Et à part envoyer l’ar­mée.… – je dis ca car la police à du mal à ren­trer / y res­ter
      où vous avez rai­son c’est que nombre de com­merces à gre­noble servent à blan­chir, et que le poid rela­tif de la drogue est impres­sion­nant a c que j’en sais

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  3. J’ai lu atten­ti­ve­ment l’en­tre­tien d’Elisa Martin du 29/05/2015,
    je trouve que depuis cette date la situa­tion sécu­ri­taire de
    Grenoble s’est sérieu­se­ment dégra­dée.
    J’aime bien la phrase qu’elle lance à son inter­lo­cu­teur « « et vous,
    qu’est ce que vous pen­sez ? Qu’est-ce que vous feriez « .
    Personnellement, j’au­rais répondu, « ,tolé­rance zéro »,
    puisque celle-ci a fait ses preuves à New-York .
    De toute manière la situa­tion se trouve dans les mains du
    per­son­nel poli­tique, c’est à lui de mener la bataille des idées .
    A ce jour, Grenoble comme d’autres villes de France se
    détruit ‚bien­tôt le constat sera sans pos­si­bi­lité de le modi­fier …

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    • Oui, je trouve le dis­cours de cette dame cor­rect,
      Apparemment à SMH elle aurait pas laissé un sou­ve­nir impé­ris­sable.
      La vidéo­sur­veillance à outrance ne sert à rien, apres un peu ca peut quand même être utile.…
      En fait dans son dis­cours il manque juste la volonté de faire quelque chose – c’est peut etre moi qui suis bibe­ronné au dis­cours poli­tiques agres­sifs, mais une volonté forte pour les Grenoblois manque.
      Mais sur­tout OUI , zéro tolé­rance, et que la ville si elle ne peut juger / punir crée des amendes très dis­sua­sive.
      Je pre­nais l’exemple du caba­nis où le fait de mettre une règle et de ne pas appli­quer décré­di­bi­li­sait.
      Zéro tolé­rance ! un mégot ; bam ! du bruit / radio : bam ! / scoo­ters : bam ! et je parle même pas du tra­fic.
      Nous ne sommes pas de cow boy mais nous vivons au far ouest.
      ca emmer­dera quelques liber­taires extrêmes gauche et des voyous, mais il faut faire quelque chose pour cette ville.

      Et tous nos élus, quelque soit leurs bords devraient aller dans se sens et oeu­vrer ensemble pour la ville plu­tot que pour leur poire

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  4. Que les nom­breux fumeurs de chi­chon arrêtent d’a­che­ter leur drogue, cela fera autant de tra­fic et de délin­quance en moins. On arrê­tera aussi d’a­li­men­ter le tra­fic d’armes. Ainsi il y a un moment où les CITOYENS doivent prendre conscience de leur res­pon­sa­bi­lité . Je pense à tous ces bobos venant se four­nir à l’Alma qui sont habi­tuel­le­ment férus des dis­cours de type « agir local et pen­ser glo­bal », qu’ils devraient appli­quer en matière de drogue. Cordialement.

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  5. Que des « argu­ments » pour­ris. Cette dame est com­plè­te­ment inca­pable de réflexion logique ( théâtre incendié=les camé­ras ne marchent pas!!!).
    Le pro­blème c’est pas la manque de preuves d’une délin­quance, c’est la manque de la résolve poli­tique pour appli­quer les lois exis­tantes ! Je rap­pelle : cou­teau en poche = 3 ans de pri­son.

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    • « manque de la résolve poli­tique pour appli­quer les lois exis­tantes ! Je rap­pelle : cou­teau en poche = 3 ans de pri­son » : mais ça ne peut pas être la mis­sion d’une muni­ci­pa­lité, car :
      – la police muni­ci­pale ne peut pas exer­cer de fouilles, ni d’ar­res­ta­tion,
      – il revient à la jus­tice de déli­bé­rer de la peine (cf inter­view du Procureur et de la police natio­nale dans le DL : « pas le temps »…)
      – il faut pou­voir exer­cer les déci­sions de jus­tice (cf état des pri­sons en France, et en par­ti­cu­lier la situa­tion désas­treuse de Varces)
      Et on ne parle pas de l’ef­fet de la pri­son sur la délinquance/désinsertion sociale…

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    • L’article est pour­tant très clair. La phrase exacte est « Je rap­pelle pour la énième fois que nous avions une caméra en état de fonc­tion­ne­ment bra­quée sur le théâtre Prémol… et pour autant il a été incen­dié. » ce qui ne veut pas dire la même chose que « théâtre incendié=les camé­ras ne marchent pas!!! »
      Et puis, au lieu de « c’est la manque de la résolve poli­tique » il aurait fallu écrire, à mon avis, « c’est le manque de réso­lu­tion poli­tique »
      Quant à la sanc­tion pour le port d’un cou­teau, ce n’est pas aussi simple que les 3 ans de pri­son pré­co­ni­sés
      https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F33658
      Bonne jour­née 😉

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  6. Bonjour Place Gre Net, bon­jour Florent M .…
    Merci pour vos infos.
    Concernant votre enca­dré sur les hor­reurs anti­sé­mites lan­cées contre l’a­vo­cat Denis Dreyfus, juste une petite cri­tique / sug­ges­tion.
    1) Vous avez choisi de mettre le lien de ce site ouver­te­ment nazi, c’é­tait peut être pas la meilleure des choses à faire ( vous savez bien les clics vont accroitre la visi­bi­lité de ces igno­mi­nies, via Google)
    2) Vous indi­quez le lien du site offi­ciel de Réseau de Lutte contre le Fascisme (isère). Le site n’est pas tou­jours assez vite mis à jour, et le com­mu­ni­qué (que vous avez reçu) de RLF n’y figure pas encore. Ce com­mu­ni­qué pour­rait pour­tant inté­res­ser vos lec­teurs, car il donne des infos très pré­cises, que vous n’a­vez pas pu toutes reprendre (et c’est com­pré­hen­sible) .
    Le com­mu­ni­qué de RLF figure inté­gra­le­ment sur le site « isere-anti­fas­cisme » »https://www.isere-antifascisme.org/dechainement-antisemite-contre-l-avocat-grenoblois-denis-dreyfus-rlf-indigne

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  7. Le maire est chargé, sous le contrôle admi­nis­tra­tif du préfet,de la police
    muni­ci­pale et des actes de l’Etat qui y sont rela­tifs.
    Le maire concourt par l’in­ter­mé­diaire de sa police à la pré­ven­tion de la
    délin­quance (art 2112 – 1 du code des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales).
    La police muni­ci­pale ne peut tra­vailler que sous l’au­to­rité du maire,qui
    lui même est sous l’au­to­rité de l’é­tat et donc du pré­fet .
    Le pro­blème est, le maire,chef de sa police, ne peut être effi­cace
    que si l’Etat l’au­to­rise à l’être.
    A un moment dans la chaîne de commandement,il peut y avoir un énorme dys­fonc­tion­ne­ment , à quel niveau ?
    La vidéo-sur­veillance est une arme de sur­veillance très effi­cace, la preuve étant
    que sou­vent elle est détruite (c’est aussi effi­cace que les radars fixes,
    sou­vent van­da­li­sés )…
    Quoiqu’il en soit,chaque citoyen a le droit eu res­pect, à la tran­quillité et à la
    sécu­rité.
    Il n’est pas logique que l’in­sé­cu­rité puisse aug­men­ter d’an­née en année sans
    qu’au­cune solu­tion ne puisse appa­raître… Les inci­vi­li­tés petites et grandes détruisent tout ‚la vie en com­mun ‚la démo­cra­tie et la confiance dans l’a­ve­nir de la ville.
    Grenoble ‚risque l’ef­fon­dre­ment éco­no­mique, ses habi­tants qui en ont les moyens
    partent vers d’autres loca­li­tés ‚qui leurs per­mettent de vivre plus har­mo­nieu­se­ment
    en famille sans la peur de l’a­gres­sion.
    La maman d’Adrien Perez avait dit à son fils,fait atten­tion à toi le soir ou il devait
    fêter son anni­ver­saire , l’in­tui­tion mater­nelle du dan­ger…

    sep article
  8. Très bon article. J’apprécie le ton mesuré de Mme Martin, bien que le gou­ver­ne­ment, par son ministre de l’in­té­rieur, ait refusé la police de proxi­mité à Grenoble et 3 de ses ban­lieues. J’ai bien peur qu’à l’approche des pro­chaines muni­ci­pales, Grenoble n’ob­tienne rien de rien, que les pro­blèmes ne fassent que s’aggraver pour que les LREM appa­raissent comme des sau­veurs 🙁

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  9. Bon alors demain il y a un article de fact-che­cking sur qu’a dit Mme Martin.

    Et sérieux, si vous ne le faîtes pas, le nôtre est prêt.

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    • MB

      15/08/2018
      10:48

      Bonjour, cet article fait suite à l’ar­ticle en date du 13 août (https://www.placegrenet.fr/2018/08/13/meurtre-adrien-perez-grenoble-critiquee-securite/203258) rap­por­tant les nom­breuses cri­tiques à l’en­contre de la Ville de Grenoble concer­nant sa poli­tique de sécu­rité. Il était tout à fait nor­mal, dans une logique d’é­qui­libre, de don­ner la parole à la pre­mière adjointe pour qu’elle s’ex­plique à ce sujet à tra­vers cet entre­tien. Place Gre’net ne cau­tionne en rien ses pro­pos, pas plus que ceux de ses détrac­teurs. Nous nous réser­vons en revanche la pos­si­bi­lité de faire une enquête pour savoir ce qu’il en est, au-delà des décla­ra­tions des uns et des autres, mais cela deman­dera bien évi­dem­ment du temps.

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      • Il est évident que sur l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise , la lutte contre les inci­vi­li­tés
        est per­due, puisque elles sont en aug­men­ta­tion d’an­née en année.
        la sécu­rité emploie beau­coup de per­sonnes sans être per­for­mante.
        Parmi les nom­breux acteurs qui doivent s’oc­cu­per de veiller à la sécu­rité des
        citoyens,il y a de nom­breuses per­sonnes et de nom­breux ser­vices qui sont en
        échec .Entre l’Etat , le pré­fet ‚le procureur,le maire,les forces de l’ordre, il serait
        utile que tout citoyen puisse connaître où se situe le dysfonctionnement,afin
        qu’il soit pos­sible de repar­tir sur des bases, qui per­met­tront de « détruire »
        l’in­sé­cu­rité .
        Quand Jean-Yves Coquillat, pro­cu­reur de la République pré­cise « je n’ai jamais vu
        une ville de cette taille aussi pour­rie et gan­gre­née par le tra­fic et qui n’é­pargne aucun
        quar­tier ».Je trouve curieux que l’on ne demande pas qu’une com­mis­sion d’en­quête
        soit nom­mée, pour mettre à jour les res­pon­sa­bi­li­tés .
        Les inci­vi­li­tés ‚coûtent des mil­liards à l’é­tat et aux régions et aucune parade n’a
        été trou­vée pour les réduire , c’est affli­geant !

        sep article
  10. Ah, un article de PQR…
    Non mais oh !
    Personne est allé exa­miné le bilan de Mme Martin à SMH ?

    Sérieux, ça suf­fit.

    sep article
  11. Il serait bon que l’ad­jointe aux nui­sances cesse de de se moquer du monde et retourne à sa pro­pa­gande pour la léga­li­sa­tion du cana­bis, la seule chose qu’elle sache bien faire. Grenoblois, ne dor­mez pas tran­quilles tant que ces laxistes et liber­taires rouges et verts tien­drons la muni­ci­pa­lité.

    sep article
  12. Trés bon article.
    Merci PlaceGreNet, un tra­vail de fond inté­res­sant et qui prends le temps de creu­ser.

    Je suis étonné du ton très juste de Madame MARTIN. A peu pret tout est juste et pesé prag­ma­tique – la vidéo ne résout pas tout, la pré­sence est impor­tante etc…
    Bon, il y a le cou­plet « bouh le vilain gou­ver­ne­ment », ça gache un peu (NB : on oublie un peu le cas­ting du second tour des élec­tions, elle aurait du voter Le Pen, elle aurait cer­tai­ne­ment été plus contente)
    GROS POINT : la base du res­pect pour la police et du sen­ti­ment gene­ral passe par les petites inci­vi­li­tés du quo­ti­dien : graphs, cra­chat, saleté, bruit et nui­sance, scoo­ters sur les trot­toirs, c’est l’é­tat d’es­prit géné­ral, l’im­pu­nité qui semble en sor­tir.
    A noter ; c’est comme pour le caba­nis, soit c est auto­risé, soit c’est inter­dit. mais inter­dire et lais­ser tout le monde se rou­ler des joints à la vue de tous le début des règles qui n’ont pas de poid.
    (a tire perso je suis pour l« édu­ca­tion, je me sou­vien­drais tou­jours en Erasmus des hol­lan­dais qui connais­saient les effets, les risques psy notam­ment schizo et qui consom­maient plus intel­li­gem­ment que ces « creve la fume » de fran­çais)

    sep article
  13. Bonjour
    Vous oubliez de par­ler de votre pas­sage (plu­sieurs man­dats poli­tiques) à Saint Martin D’heres dont la situa­tion est pire encore.…
    Là où vous pas­sez la jeu­nesse trépasse.…pour res­ter polie
    .
    BENYOUB.A
    Un citoyen qui ne se cache pas der­rière un pseudo.…

    sep article