Sécurité à Grenoble : Élisa Martin, première adjointe, pour « un débat de fond, pas des attaques politiciennes »

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ENTRETIEN — Le meurtre d’Adrien Perez au sortir d’une boîte de nuit de Meylan a donné lieu à un déferlement de critiques locales sur la politique de sécurité de la Ville de Grenoble. Des critiques auxquelles répond Élisa Martin, première adjointe de Grenoble en charge de la Tranquillité publique, qui fustige la « récupération » d’un drame à des fins politiciennes. Et conteste toute accusation de laxisme ou de dogmatisme idéologique. 

 

 

Le meurtre d’Adrien Perez au sortir d’une boîte de nuit meylanaise suscite nombre de réactions au niveau national, émanant en grande partie d’élus ou d’organisations d’extrême droite. Mais aussi, au niveau local, nombre de critiques à l’égard de la politique de sécurité menée par la Ville de Grenoble. Aux communiqués des députés En marche Olivier Véran et Émilie Chalas, des Républicains Alain Carignon et Richard Cazenave ou encore de Stéphane Gemmani, l’adjointe de Grenoble en charge de la Tranquillité publique Élisa Martin répond du tac au tac.

 

Élisa Martin, adjointe de Grenoble en charge de la Tranquillité publique. © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Élisa Martin, adjointe de Grenoble en charge de la Tranquillité publique. © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Du tac au tac… mais avec retenue. « Notre première pensée doit aller vers ce jeune homme, vers sa famille et vers ses proches, et je pense que cela doit mériter du respect absolu », tempère-t-elle avant toute chose. Pour Élisa Martin, aucun doute : le drame est l’objet d’une « récupération » et d’une « instrumentalisation » politicienne. « C’est juste insupportable et sordide, et j’en appelle au respect, pas à notre égard évidemment, mais à l’égard de ce garçon et de sa famille », plaide-t-elle.

 

Une instrumentalisation qui a peut-être atteint son point d’orgue lors de la manifestation de Génération identitaire devant le palais de justice de Grenoble, avec ses militants brandissant le portrait d’Adrien Perez et se clamant « génération anti-racaille ». Face au rassemblement du groupuscule d’extrême droite, Élisa Martin ressent un « écœurement majeur ». Et rappelle les paroles de l’avocat de la famille d’Adrien Perez, qui a demandé à ce que cesse la récupération politique du drame. Une prise de parole qui lui vaut d’être, à son tour, victime d’attaques antisémites d’une rare violence (cf. encadré).

 

 

Des accusations qui « manquent de sens »

 

Tout aussi « sordide » pour Élisa Martin : « voir les amis du président de la République marcher main dans la main avec ces gens-là ». L’adjointe ne pardonne pas à Olivier Véran et Émilie Chalas d’avoir adressé à la municipalité de Grenoble des critiques très proches de celles d’Alain Carignon ou de l’ex-frontiste Mireille d’Ornano. Et ceci, ajoute-t-elle, « pour dire des choses qui, tout simplement, manquent de sens ».

 

Grenoble compte une centaine de policiers municipaux sur la voie publique © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Grenoble compte une centaine de policiers municipaux sur la voie publique © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

Parmi celles-ci ? Élisa Martin cite la proposition d’Alain Carignon de créer une brigade canine, et s’en amuse : « La police municipale en a déjà une, et elle fonctionne d’ailleurs très bien ! » Quant à l’éclairage public, mis en question par les députés En marche, l’adjointe l’assure : « Nous travaillons de manière très rapprochée avec les services de l’État. » Et notamment, ajoute-t-elle, avec les spécialistes de la police nationale, citant l’exemple de l’éclairage des « points chauds » du parc Mistral, réalisé sous l’égide de leur « bienveillante compétence ». Tout en relativisant : l’éclairage public « ne résout pas tout… mais participe à la résolution des problèmes ».

 

Pas question en somme de parler de laxisme de la Ville, ou d’une municipalité qui ne s’en remettrait qu’à l’État. « Nous avons une centaine de policiers dans l’espace public. Je ne parle pas de ceux qui se voient bien naturellement confier des tâches administratives, mais ceux qui assurent une présence rassurante dans tous les quartiers de Grenoble ! », clame Élisa Martin. Qui ajoute travailler « de façon extrêmement rapprochée » avec la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP). « Tout est très organisé, même si ce sont des choses qui se passent derrière le rideau », confie-t-elle.

 

 

La vidéo-surveillance en question

 

Quid de la vidéo-surveillance, que réclament nombre d’opposants de la Ville de Grenoble ? « Je rappelle pour la énième fois que nous avions une caméra en état de fonctionnement braquée sur le théâtre Prémol… et pour autant il a été incendié. Donc non, ce n’est pas la bonne réponse ! », juge l’élue grenobloise.

 

Élisa Martin dit préférer la présence de policiers sur le terrain que derrière des écrans © Elodie Rummelhard - Place Gre'net

Élisa Martin dit préférer la présence de policiers sur le terrain que derrière des écrans. © Élodie Rummelhard – Place Gre’net

 

« Nous privilégions une réponse par la présence humaine. C’est pourquoi nous avons renforcé les effectifs de police municipale ou le développement de médiation de nuit, en particulier sur le Village olympique », expose-t-elle encore. Avant de rappeler que, malheureusement, les caméras, bien présentes sur la ville de Meylan, n’ont pas su éviter le meurtre d’un jeune homme.

 

L’adjointe en a surtout assez de se faire taxer d’idéologue. « Contrairement à ce que je lis, nous sommes très pragmatiques en matière de sécurité : nous regardons ce qui est efficace et ce qui ne l’est pas, et la vidéosurveillance ne l’est pas », estime-t-elle. Plutôt que de consacrer de l’argent à « scotcher derrière des écrans » des policiers, Élisa Martin affirme ainsi préférer les voir sur l’espace public. « C’est très pragmatique au contraire comme position ! »

 

 

Une montée de la violence à tous les étages

 

Élisa Martin ne veut pas non plus nier la réalité des faits, alors même que les faits divers se multiplient dans la capitale des Alpes. Outre le décès d’Adrien Perez, des coups de feu ont retenti récemment Place des Géants, un homme a été grièvement blessé par des coups de couteau parc Paul-Mistral, un garçon de 15 ans a été hospitalisé après avoir reçu une balle dans l’œil… « Nous observons une montée dans la société d’une culture de la violence », déclare l’adjointe à la Tranquillité publique, qui refuse d’être caricaturée en « baba cool dans le refus de je-ne-sais quelle réalité ».

 

Marche Blanche pour Adrien, victime d'une « montée de la violence » ? © Joël Kermabon - Place Gre'net

Marche Blanche pour Adrien, victime d’une « montée de la violence » ? © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Mais cette montée de la violence, Élisa Martin dit la voir à « tous les étages » : « Ce sont les 5 euros d’APL en moins décidés unilatéralement, les agressions commises par des conseillers du président, les agressions racistes que nous pu voir aussi, une montée de l’anomie* qui ronge et détruit la République et le pacte social ». Pour elle, la « logique libérale » du gouvernement, la « guerre de tous contre tous », ne peut qu’engendrer un cercle vicieux de la violence et de sa banalisation.

 

Une violence qu’Élisa Martin affirme aussi retrouver dans le refus de Gérard Collomb d’expérimenter la Police de sécurité du quotidien (PSQ) sur l’agglomération grenobloise. Cela même alors qu’elle en avait fait la demande. « Cela dit quelque chose du mépris absolu de ces gens-là à l’égard des élus locaux. Cela traduit quelque chose d’une violence institutionnelle, qui prend la forme du retrait des dotations mais pas seulement », estime-t-elle.

 

 

Police de sécurité du quotidien : « les députés n’ont pas fait leur travail »

 

La PSQ, Grenoble, Fontaine, Échirolles et Saint-Martin-d’Hères la voulaient en effet, et continuent à la demander. « Notre demande était étayée par la réalité, relayée par le préfet et la DDSP, et accompagnée d’un certain nombre de propositions concrètes. Imaginez que monsieur le ministre de l’Intérieur n’a même pas accusé réception de nos propositions ! », s’indigne-t-elle.

 

Olivier Véran, un député qui « n'a pas fait son travail », estime Élisa Martin. DR

Olivier Véran, un député qui « n’a pas fait son travail », estime Élisa Martin. DR

 

Autant dire que la prise de position des députés En marche Olivier Véran et Émilie Chalas ne lui convient guère. « Si les députés macronistes se préoccupent de la situation grenobloise, ils devraient soutenir d’une façon claire et nette notre demande de PSQ », assène l’élue.

 

« Mais les députés n’ont pas fait leur travail de dire à Collomb : “Nous sommes des élus de ce secteur, il y a un vrai problème en matière de stup”… On ne leur demande même pas d’agir à nos côtés, mais d’agir de façon concrète pour que nous obtenions cette police de sécurité du quotidien ! », ajoute-t-elle encore.

 

 

La sécurité, un enjeu pour 2020 ?

 

Inutile de lui faire remarquer que les réactions proviennent de personnalités politiques locales nourrissant des ambitions pour les élections municipales de 2020. La sécurité sera-t-elle au cœur de la prochaine campagne ? Élisa Martin reste prudente. « Ça bouge, on verra bien. Mais ce qui est certain, c’est que la question de l’avenir des services publics locaux se posera de façon encore plus cruelle qu’elle ne se pose aujourd’hui », considère l’élue.

 

En charge de la Tranquillité publique, Élisa Martin sera-t-elle aux premières loges avec le dossier Sécurité lors des Municipales de 2020 ? © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

En charge de la Tranquillité publique, Élisa Martin sera-t-elle aux premières loges avec le dossier Sécurité lors des municipales de 2020 ? © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

 

Et l’adjointe de déplorer encore « la difficulté à porter un message républicain » : « Ça veut dire quoi Liberté, Égalité, Fraternité, Laïcité ? Pour nombre de nos concitoyens les plus précaires, ce ne sont pas des réalités… Et c’est là-dessus qu’on travaille, et qu’on s’acharne même ! », déclare-t-elle. Tout en s’inquiétant d’une parole de haine qui se libère.

 

« Ce que je vois, ce sont des candidats qui cherchent à instrumentaliser une situation terrible. Je trouve cela écœurant pour sa famille et ses amis et j’aimerais que ça s’arrête », poursuit Élisa Martin. Avant de conclure : « Si l’on veut avoir un débat politique, ayons un débat sur le fond, et pas sur des attaques politiciennes. »

 

Florent Mathieu

 

 

* Concept sociologique décrivant un effondrement des valeurs pouvant conduire à la destruction de l’ordre social.

 

 

L’AVOCAT DE LA FAMILLE PEREZ VICTIME D’INJURES ANTISÉMITES

 

« Le perfide avocat juif de la famille dénonce les Blancs qui veulent se défendre contre la sauvagerie arabe », tel est le titre d’un texte publié par un site internet de « jeunes blancs décomplexés ». Dans une prose directement inspirée des écrits des années 1930, les auteurs développent l’habituelle thèse du complot Juif, accusé de préparer une « submersion totale de la France ».

 

Manifestation de Génération Identitaire devant le Tribunal de Grenoble le samedi 11 aout 2018. D'autres « jeunes blancs décomplexés » ? DR

Manifestation de Génération identitaire devant le tribunal de Grenoble, le samedi 11 aout 2018. D’autres « jeunes blancs décomplexés » ? DR

 

Motif de ces attaques verbales d’une rare violence ? L’avocat de la famille Perez, maître Denis Dreyfus, a publié un communiqué dénonçant la récupération du meurtre du jeune homme par le groupuscule Génération identitaire. « Il ne faudrait pas que le beau visage d’Adrien devienne, pour certains, l’étendard de la haine », a ainsi fait savoir l’avocat.

 

 

Thèses complotistes

 

Capture du site antisémite, avec la mention « à interdire » du Réseau de lutte contre le fascisme. © RLF

Capture du site antisémite, avec la mention « à interdire » du Réseau de lutte contre le fascisme. © RLF

Une déclaration qui ne plaît pas aux mouvements racistes, qui commentent abondamment le fait divers depuis que celui-ci a été exposé médiatiquement à l’occasion de l’organisation d’une marche blanche.

 

Outre une succession de thèses complotistes, typiques, encore une fois, de la littérature antisémite des années 30, le site affiche un montage représentant l’avocat affublé d’une étoile jaune. Les commentaires de l’article sont, sans surprise, du même acabit.

 

C’est le Réseau de lutte contre le fascisme qui tire la sonnette d’alarme face à cette violence verbale d’une rare intensité, et fait savoir son soutien à l’avocat de la famille Perez. Les militants précisent que, malgré plusieurs signalements, le site antisémite continue à exister. Celui-ci étant hébergé aux États-Unis, les plaintes ont en effet du mal à aboutir.

 

 

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Commentaires 19
  1. Ping : France: ATTAQUES ANTISÉMITES CONTRE ME DENIS DREYFUS : LE PRÉSIDENT DE LA COUR D’APPEL DE GRENOBLE HAUSSE LE TON | IAPL Monitoring Committee on Attacks on Lawyers

  2. sep article
    • Bizarre qu’en tant que drogue et psychotrope il y ai des soucis (schizo…)
      Sans rire, oui c’est un vrai sujet
      Mais le point / l’article c’est la ville de Grenoble, pas les débats nationaux.
      A grenoble c’est presque dépénalisé 😀 en plus, honnêtement c’est plus:
      1) question santé publique,
      2) contrôle qualités et flux
      Par contre la loi évolue il y a des quartiers entiers qui vont rentrer en émeute…. n’ayant plus aucuns revenus. Et à part envoyer l’armée…. – je dis ca car la police à du mal à rentrer / y rester
      où vous avez raison c’est que nombre de commerces à grenoble servent à blanchir, et que le poid relatif de la drogue est impressionnant a c que j’en sais

      sep article
  3. J’ai lu attentivement l’entretien d’Elisa Martin du 29/05/2015,
    je trouve que depuis cette date la situation sécuritaire de
    Grenoble s’est sérieusement dégradée.
    J’aime bien la phrase qu’elle lance à son interlocuteur «  »et vous,
    qu’est ce que vous pensez? Qu’est-ce que vous feriez « .
    Personnellement, j’aurais répondu, « ,tolérance zéro »,
    puisque celle-ci a fait ses preuves à New-York .
    De toute manière la situation se trouve dans les mains du
    personnel politique, c’est à lui de mener la bataille des idées .
    A ce jour, Grenoble comme d’autres villes de France se
    détruit ,bientôt le constat sera sans possibilité de le modifier …

    sep article
    • Oui, je trouve le discours de cette dame correct,
      Apparemment à SMH elle aurait pas laissé un souvenir impérissable.
      La vidéosurveillance à outrance ne sert à rien, apres un peu ca peut quand même être utile….
      En fait dans son discours il manque juste la volonté de faire quelque chose – c’est peut etre moi qui suis biberonné au discours politiques agressifs, mais une volonté forte pour les Grenoblois manque.
      Mais surtout OUI , zéro tolérance, et que la ville si elle ne peut juger / punir crée des amendes très dissuasive.
      Je prenais l’exemple du cabanis où le fait de mettre une règle et de ne pas appliquer décrédibilisait.
      Zéro tolérance! un mégot; bam! du bruit / radio: bam! / scooters : bam! et je parle même pas du trafic.
      Nous ne sommes pas de cow boy mais nous vivons au far ouest.
      ca emmerdera quelques libertaires extrêmes gauche et des voyous, mais il faut faire quelque chose pour cette ville.

      Et tous nos élus, quelque soit leurs bords devraient aller dans se sens et oeuvrer ensemble pour la ville plutot que pour leur poire

      sep article
  4. Que les nombreux fumeurs de chichon arrêtent d’acheter leur drogue, cela fera autant de trafic et de délinquance en moins. On arrêtera aussi d’alimenter le trafic d’armes. Ainsi il y a un moment où les CITOYENS doivent prendre conscience de leur responsabilité . Je pense à tous ces bobos venant se fournir à l’Alma qui sont habituellement férus des discours de type « agir local et penser global », qu’ils devraient appliquer en matière de drogue. Cordialement.

    sep article
  5. Que des « arguments » pourris. Cette dame est complètement incapable de réflexion logique ( théâtre incendié=les caméras ne marchent pas!!!).
    Le problème c’est pas la manque de preuves d’une délinquance, c’est la manque de la résolve politique pour appliquer les lois existantes! Je rappelle : couteau en poche = 3 ans de prison.

    sep article
    • « manque de la résolve politique pour appliquer les lois existantes! Je rappelle : couteau en poche = 3 ans de prison » : mais ça ne peut pas être la mission d’une municipalité, car :
      – la police municipale ne peut pas exercer de fouilles, ni d’arrestation,
      – il revient à la justice de délibérer de la peine (cf interview du Procureur et de la police nationale dans le DL : « pas le temps »…)
      – il faut pouvoir exercer les décisions de justice (cf état des prisons en France, et en particulier la situation désastreuse de Varces)
      Et on ne parle pas de l’effet de la prison sur la délinquance/désinsertion sociale…

      sep article
    • L’article est pourtant très clair. La phrase exacte est « Je rappelle pour la énième fois que nous avions une caméra en état de fonctionnement braquée sur le théâtre Prémol… et pour autant il a été incendié. » ce qui ne veut pas dire la même chose que « théâtre incendié=les caméras ne marchent pas!!! »
      Et puis, au lieu de « c’est la manque de la résolve politique » il aurait fallu écrire, à mon avis, « c’est le manque de résolution politique »
      Quant à la sanction pour le port d’un couteau, ce n’est pas aussi simple que les 3 ans de prison préconisés
      https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F33658
      Bonne journée 😉

      sep article
  6. Bonjour Place Gre Net, bonjour Florent M ….
    Merci pour vos infos.
    Concernant votre encadré sur les horreurs antisémites lancées contre l’avocat Denis Dreyfus, juste une petite critique / suggestion.
    1) Vous avez choisi de mettre le lien de ce site ouvertement nazi, c’était peut être pas la meilleure des choses à faire ( vous savez bien les clics vont accroitre la visibilité de ces ignominies, via Google)
    2) Vous indiquez le lien du site officiel de Réseau de Lutte contre le Fascisme (isère). Le site n’est pas toujours assez vite mis à jour, et le communiqué (que vous avez reçu) de RLF n’y figure pas encore. Ce communiqué pourrait pourtant intéresser vos lecteurs, car il donne des infos très précises, que vous n’avez pas pu toutes reprendre (et c’est compréhensible) .
    Le communiqué de RLF figure intégralement sur le site « isere-antifascisme » >>https://www.isere-antifascisme.org/dechainement-antisemite-contre-l-avocat-grenoblois-denis-dreyfus-rlf-indigne

    sep article
  7. Le maire est chargé, sous le contrôle administratif du préfet,de la police
    municipale et des actes de l’Etat qui y sont relatifs.
    Le maire concourt par l’intermédiaire de sa police à la prévention de la
    délinquance (art 2112-1 du code des collectivités territoriales).
    La police municipale ne peut travailler que sous l’autorité du maire,qui
    lui même est sous l’autorité de l’état et donc du préfet .
    Le problème est, le maire,chef de sa police, ne peut être efficace
    que si l’Etat l’autorise à l’être.
    A un moment dans la chaîne de commandement,il peut y avoir un énorme dysfonctionnement , à quel niveau ?
    La vidéo-surveillance est une arme de surveillance très efficace, la preuve étant
    que souvent elle est détruite (c’est aussi efficace que les radars fixes,
    souvent vandalisés )…
    Quoiqu’il en soit,chaque citoyen a le droit eu respect, à la tranquillité et à la
    sécurité.
    Il n’est pas logique que l’insécurité puisse augmenter d’année en année sans
    qu’aucune solution ne puisse apparaître… Les incivilités petites et grandes détruisent tout ,la vie en commun ,la démocratie et la confiance dans l’avenir de la ville.
    Grenoble ,risque l’effondrement économique, ses habitants qui en ont les moyens
    partent vers d’autres localités ,qui leurs permettent de vivre plus harmonieusement
    en famille sans la peur de l’agression.
    La maman d’Adrien Perez avait dit à son fils,fait attention à toi le soir ou il devait
    fêter son anniversaire , l’intuition maternelle du danger…

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  8. Très bon article. J’apprécie le ton mesuré de Mme Martin, bien que le gouvernement, par son ministre de l’intérieur, ait refusé la police de proximité à Grenoble et 3 de ses banlieues. J’ai bien peur qu’à l’approche des prochaines municipales, Grenoble n’obtienne rien de rien, que les problèmes ne fassent que s’aggraver pour que les LREM apparaissent comme des sauveurs 🙁

    sep article
  9. Bon alors demain il y a un article de fact-checking sur qu’a dit Mme Martin.

    Et sérieux, si vous ne le faîtes pas, le nôtre est prêt.

    sep article
    • MB

      15/08/2018
      10:48

      Bonjour, cet article fait suite à l’article en date du 13 août (https://www.placegrenet.fr/2018/08/13/meurtre-adrien-perez-grenoble-critiquee-securite/203258) rapportant les nombreuses critiques à l’encontre de la Ville de Grenoble concernant sa politique de sécurité. Il était tout à fait normal, dans une logique d’équilibre, de donner la parole à la première adjointe pour qu’elle s’explique à ce sujet à travers cet entretien. Place Gre’net ne cautionne en rien ses propos, pas plus que ceux de ses détracteurs. Nous nous réservons en revanche la possibilité de faire une enquête pour savoir ce qu’il en est, au-delà des déclarations des uns et des autres, mais cela demandera bien évidemment du temps.

      sep article
      • Il est évident que sur l’agglomération grenobloise , la lutte contre les incivilités
        est perdue, puisque elles sont en augmentation d’année en année.
        la sécurité emploie beaucoup de personnes sans être performante.
        Parmi les nombreux acteurs qui doivent s’occuper de veiller à la sécurité des
        citoyens,il y a de nombreuses personnes et de nombreux services qui sont en
        échec .Entre l’Etat , le préfet ,le procureur,le maire,les forces de l’ordre, il serait
        utile que tout citoyen puisse connaître où se situe le dysfonctionnement,afin
        qu’il soit possible de repartir sur des bases, qui permettront de « détruire »
        l’insécurité .
        Quand Jean-Yves Coquillat, procureur de la République précise « je n’ai jamais vu
        une ville de cette taille aussi pourrie et gangrenée par le trafic et qui n’épargne aucun
        quartier ».Je trouve curieux que l’on ne demande pas qu’une commission d’enquête
        soit nommée, pour mettre à jour les responsabilités .
        Les incivilités ,coûtent des milliards à l’état et aux régions et aucune parade n’a
        été trouvée pour les réduire , c’est affligeant !

        sep article
  10. Ah, un article de PQR…
    Non mais oh!
    Personne est allé examiné le bilan de Mme Martin à SMH?

    Sérieux, ça suffit.

    sep article
  11. Il serait bon que l’adjointe aux nuisances cesse de de se moquer du monde et retourne à sa propagande pour la légalisation du canabis, la seule chose qu’elle sache bien faire. Grenoblois, ne dormez pas tranquilles tant que ces laxistes et libertaires rouges et verts tiendrons la municipalité.

    sep article
  12. Trés bon article.
    Merci PlaceGreNet, un travail de fond intéressant et qui prends le temps de creuser.

    Je suis étonné du ton très juste de Madame MARTIN. A peu pret tout est juste et pesé pragmatique – la vidéo ne résout pas tout, la présence est importante etc…
    Bon, il y a le couplet « bouh le vilain gouvernement », ça gache un peu (NB: on oublie un peu le casting du second tour des élections, elle aurait du voter Le Pen, elle aurait certainement été plus contente)
    GROS POINT: la base du respect pour la police et du sentiment general passe par les petites incivilités du quotidien: graphs, crachat, saleté, bruit et nuisance, scooters sur les trottoirs, c’est l’état d’esprit général, l’impunité qui semble en sortir.
    A noter; c’est comme pour le cabanis, soit c est autorisé, soit c’est interdit. mais interdire et laisser tout le monde se rouler des joints à la vue de tous le début des règles qui n’ont pas de poid.
    (a tire perso je suis pour l »éducation, je me souviendrais toujours en Erasmus des hollandais qui connaissaient les effets, les risques psy notamment schizo et qui consommaient plus intelligemment que ces « creve la fume » de français)

    sep article
  13. Bonjour
    Vous oubliez de parler de votre passage (plusieurs mandats politiques) à Saint Martin D’heres dont la situation est pire encore….
    Là où vous passez la jeunesse trépasse….pour rester polie
    .
    BENYOUB.A
    Un citoyen qui ne se cache pas derrière un pseudo….

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