Meurtre d’Adrien Perez : la Ville de Grenoble une nouvelle fois critiquée sur sa politique de sécurité

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FOCUS – Le meurtre d’Adrien Perez, tué de coups de couteau après avoir porté secours à des amis en train de se faire agresser à la sortie d’une boîte de nuit, a fait le tour des médias nationaux. Et suscité de nombreux commentaires, en particulier de la part de personnalités ou d’organisations d’extrême droite. Mais aussi, au niveau local, de nouvelles critiques sur la politique de sécurité menée par la municipalité rouge-verte de Grenoble.

 

 

C’est au sor­tir de la boîte de nuit Le Phoenix qu’Adrien Perez a été tué de plu­sieurs coups de cou­teau la nuit du samedi 28 juillet, alors qu’il por­tait assis­tance à ses amis en train de se faire agres­ser. Un fait divers de l’été de plus ? Pour beau­coup, le drame est aussi une nou­velle occa­sion de décrire une France en proie à la délin­quance, ou de poin­ter du doigt l’ac­tion de la Ville de Grenoble en matière de sécu­rité.

 

Les auteurs pré­su­més de l’a­gres­sion sont en effet issus du quar­tier Teisseire. Deux frères ont ainsi été mis en exa­men et pla­cés sous man­dat de dépôt, tan­dis qu’un troi­sième homme, domi­ci­lié pour sa part à Saint-Martin-d’Hères, est éga­le­ment mis en exa­men mais reste en liberté sous contrôle judi­ciaire. Le Parquet de Grenoble avait fait appel de cette déci­sion, fina­le­ment confir­mée ce lundi 13 août par le pro­cu­reur géné­ral de la Cour d’ap­pel de Grenoble.

 

La marche blanche organisée à Grenoble en mémoire d'Adrien Perez a mobilisé un millier de personnes © Joël Kermabon - Place Gre'net

La marche blanche orga­ni­sée à Grenoble en mémoire d’Adrien Perez a mobi­lisé un mil­lier de per­sonnes © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Nombre de voix se sont éle­vées pour com­men­ter le drame. Celles de res­pon­sables poli­tiques, autant que celles d’in­ter­nautes. La conso­nance magh­ré­bine des noms des jeunes auteurs pré­su­més des vio­lences sus­cite notam­ment des com­men­taires viru­lents. De même que la phrase pro­non­cée par la mère, éplo­rée, d’Adrien Perez sur les ondes de RMC : « Nos enfants se font tou­jours assas­si­ner, et par tou­jours les mêmes ».

 

 

La « fachosphère » se déchaîne

 

Les réac­tions pro­viennent en effet majo­ri­tai­re­ment d’é­lus clas­sés à l’ex­trême droite, ou encore de comptes issus de ce que l’on appelle com­mu­né­ment la « facho­sphère », tels Français de souche ou Riposte Laïque. Pourtant très pré­sent sur les ques­tions de sécu­rité, le pré­sident des Républicains Laurent Wauquiez, éga­le­ment pré­sident de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, n’a pour l’heure émis aucun com­men­taire. Un silence que d’au­cuns ne manquent pas de lui repro­cher, tout comme est cri­ti­quée l’ab­sence de réac­tion de la part du pré­sident de la République.

« Nous sommes tous Adrien », un montage circulant sur les réseaux sociaux. DR

« Nous sommes tous Adrien », un mon­tage cir­cu­lant sur les réseaux sociaux. DR

 

Le mot le plus répandu ? « Racaille ». Popularisé par Nicolas Sarkozy en son temps, le terme se retrouve dans les tweets des res­pon­sables du Rassemblement natio­nal (ex-Front natio­nal) Marine Le Pen comme Nicolas Bay. Un Nicolas Bay qui, au pas­sage, féli­cite la mère d’Adrien et son « tou­jours les mêmes » pour « sa luci­dité » et appelle à en finir avec le « poli­ti­que­ment cor­rect ». Le poli­ti­que­ment cor­rect en ques­tion est pour­tant lar­ge­ment aboli sur la Toile, où les injures racistes sont légion parmi les com­men­taires.

 

 

Manifestation identitaire à Grenoble

 

Nicolas Dupont-Aignan n’est pas en reste, lui qui, dès le 3 août, appe­lait à la « tolé­rance 0 », avant de fus­ti­ger cinq jours plus tard « l’o­merta poli­tico-média­tique autour de ce crime bar­bare ». Omerta ? Le Dauphiné libéré, France 3, France Bleu ou encore 20 Minutes ont pour­tant bel et bien consa­cré des articles au fait divers dans les jours qui l’ont suivi. Quand bien même c’est avec l’or­ga­ni­sa­tion d’une marche blanche à Grenoble que l’af­faire a pris de l’am­pleur dans les médias natio­naux.

 

Une marche blanche qui cha­grine quelque peu Jacques Bompard : « Je n’ai jamais été adepte de ces cor­tèges païens qui oscil­lent entre la rési­gna­tion fata­liste et l’émotion par­fois vide de sens », écrit ainsi le maire d’Orange. Pour qui Adrien Perez est une vic­time de « l’occupation ordi­naire » et de « l’impunité meur­trière des mutants de la République ». Des thèmes très pré­sents parmi les réac­tions sur la mort d’Adrien Perez.

 

Manifestation de Génération Identitaire devant le Tribunal de Grenoble le samedi 11 aout 2018. DR

Manifestation de Génération iden­ti­taire devant le tri­bu­nal de Grenoble, le samedi 11 aout 2018. DR

 

Dans cette ambiance, la mani­fes­ta­tion orga­ni­sée par le mou­ve­ment Génération iden­ti­taire samedi 11 août n’a rien d’une sur­prise. Derrière une ban­de­role « Justice pour Adrien » et devant une autre affi­chant « Génération anti-racaille », une cen­taine de per­sonnes se sont ras­sem­blées devant le palais de jus­tice de Grenoble durant quelques minutes. Par la voix de son avo­cat, la famille d’Adrien Perez a immé­dia­te­ment dénoncé une « récu­pé­ra­tion poli­tique ».

 

 

Olivier Véran et Émilie Chalas fustigent la municipalité

 

Au niveau local, les élus ou res­pon­sables poli­tiques donnent éga­le­ment de la voix, en pre­nant pour cible la muni­ci­pa­lité gre­no­bloise. Dans un com­mu­ni­qué com­mun, les dépu­tés En marche de l’Isère Olivier Véran et Émilie Chalas s’é­meuvent du meurtre, en évo­quant le « lot de vio­lences inac­cep­tables » au sein de la Métropole gre­no­bloise. Et disent attendre « une réac­tion ferme du maire de Grenoble », tout en dénon­çant « l’in­com­pré­hen­sible déni » de l’é­quipe muni­ci­pale : « Il n’est plus accep­table d’entendre pour seule réponse du maire de Grenoble “la sécu­rité, c’est pas moi c’est l’État” ».

 

Le PC vidéosurveillance de la police municipale de Meylan. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Le PC vidéo­sur­veillance de la police muni­ci­pale de Meylan. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

« La sécu­rité et la pré­ven­tion de la délin­quance font évi­dem­ment inté­gra­le­ment par­tie des com­pé­tences du maire, sinon à quoi bon même conser­ver une police muni­ci­pale ? », écrivent ainsi les deux par­le­men­taires. Évoquant de « nom­breux leviers » à dis­po­si­tion de la Ville, sans pour autant les détailler, Olivier Véran et Émilie Chalas men­tionnent encore la vidéo-sur­veillance ou « la ges­tion de l’é­clai­rage public ». Avant d’in­vi­ter la muni­ci­pa­lité gre­no­bloise à tra­vailler main dans la main avec l’État « pour répondre à une situa­tion d’une extrême gra­vité ».

 

 

Républicains et Patriotes sur la même longueur d’ondes

 

L’ancien maire de Grenoble Alain Carignon mar­tèle, lui aussi, ses cri­tiques contre la Ville de Grenoble. « Qui […] lance des appels aux étran­gers en situa­tion irré­gu­lière pour les accueillir, ne sanc­tionne jamais les familles que la col­lec­ti­vité héberge au Rondeau quand elles com­mettent des actes graves de délin­quance ? Organise des expo­si­tions anti-police* pour jus­ti­fier la culture de l’ex­cuse des voyous ? », inter­roge-t-il ainsi au sein d’une longue ana­phore.

 

Alain Carignon appelle encore, « par res­pect pour les vic­times », les élus locaux à « arrê­ter leur bla­bla­bla », et pro­fite de l’oc­ca­sion pour renou­ve­ler ses propres pro­po­si­tions sécu­ri­taires. Parmi les­quelles : l’ex­pul­sion des familles des dea­leurs des loge­ments sociaux, la vidéo-sur­veillance 24 heures sur 24, la « cap­ta­tion de l’im­ma­tri­cu­la­tion des véhi­cules volés », ou encore l’ins­tau­ra­tion d’une bri­gade canine comme d’une police mon­tée.

 

Richard Cazenave, lors du conseil municipal du 18 décembre 2017 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Richard Cazenave, lors du conseil muni­ci­pal du 18 décembre 2017. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

À droite tou­jours, Richard Cazenave, conseiller muni­ci­pal de Grenoble au sein du groupe Réussir Grenoble, lui emboîte le pas. Dénonçant « des faits qui, après bien d’autres, ensan­glantent cette agglo­mé­ra­tion gre­no­bloise soit disant “apai­sée” », l’an­cien député UMP de l’Isère cha­pitre « l’i­ner­tie, […] l’ab­sence ou […] la mol­lesse des réac­tions des res­pon­sables publics pour dénon­cer ces actes et dire non à la bar­ba­rie et à l’in­sé­cu­rité ». « Il ne suf­fit plus aujourd’­hui de se plaindre de l’in­suf­fi­sance des moyens consa­crés par l’État aux diverses col­lec­ti­vi­tés pour la sécu­rité », estime-t-il à son tour.

 

« Grenoble n’est pas une ville de Bisounours ! Pourtant on dirait bien que ces diri­geants se com­portent comme tels ! », écrit pour sa part sur Facebook Mireille d’Ornano. L’ex-élue FN, aujourd’­hui membre des Patriotes, conseillère muni­ci­pale de Grenoble et dépu­tée euro­péenne, accable ainsi le maire de Grenoble Éric Piolle et « l’in­cons­cience de sa poli­tique de sécu­rité, tota­le­ment hors-sol et cou­pée du réel ».

 

 

Stéphane Gemmani propose un « Grenelle de la sécurité »

 

Plus pon­déré dans la forme, le conseiller régio­nal d’op­po­si­tion Stéphane Gemmani, can­di­dat à la can­di­da­ture pour les élec­tions muni­ci­pales de 2020 à Grenoble, rejoint ces cri­tiques. « Une erreur a été com­mise en début de man­dat. Celle de vou­loir se dédoua­ner des com­pé­tences propres à la fonc­tion et aux com­pé­tences d’un maire en matière de police », écrit-il dans un mes­sage dif­fusé sur les réseaux sociaux le dimanche 13 août.

 

Stéphane Gemmani © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Stéphane Gemmani © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Autrefois en phase avec Emmanuel Macron, Stéphane Gemmani se dis­tingue une nou­velle fois du mou­ve­ment En marche en notant que « les dépu­tés n’ont pas non plus eu le résul­tat escompté ». En cause, selon lui ? Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb qui n’a pas inté­gré les villes de Grenoble, Échirolles et Saint-Martin-d’Hères dans son expé­ri­men­ta­tion de la Police de sécu­rité du quo­ti­dien.

 

« Mais objec­ti­ve­ment, même si tous ces élé­ments avaient été réunis, aurions-nous évité de tels drames comme celui du 29 juillet ? », rela­ti­vise encore le conseiller régio­nal. Qui n’en (re)formule pas moins sa pro­po­si­tion de réunir l’en­semble des res­pon­sables autour d’un « Grenelle de la sécu­rité urbaine, où l’État et les dif­fé­rents acteurs poli­tiques et asso­cia­tifs locaux se réuni­raient pour ima­gi­ner des solu­tions ensemble ».

 

 

L’adjoint Pascal Clouaire en première ligne

 

Quelle réponse de la Ville de Grenoble ? Au len­de­main de la marche blanche, Éric Piolle écri­vait sur les réseaux sociaux que « les élus étaient pré­sents […] pour sou­te­nir les proches d’Adrien Perez et dénon­cer la bana­li­sa­tion de la vio­lence ». Et signa­lait son inter­ven­tion sur France info, « pour évo­quer l’ur­gence d’aug­men­ter les effec­tifs de la police dans notre agglo­mé­ra­tion ».

 

De quoi satis­faire les inter­nautes ? Pas vrai­ment. Si les com­men­taires sur les réseaux sociaux ne pré­jugent en rien de l’o­pi­nion géné­rale, force est de consta­ter que les réac­tions aux publi­ca­tions du maire de Grenoble sont pour le moins acerbes… dans un “camp” comme dans l’autre. « Augmentation des effec­tifs de polices , très bien, mais fau­drait aussi les lais­ser faire leur tra­vail », écrit un inter­naute. « Non merci on veut pas plus de poli­ciers, ils passent leur temps à nous taper des­sus. Ce sont eux les vrais voyous a Grenoble », rétorque un autre…

 

Pascal Clouaire sur BFM TV

Pascal Clouaire sur BFM TV

 

Devant les camé­ras de BFM TV, l’ad­joint de Grenoble en charge de la Démocratie locale Pascal Clouaire a pour sa part lancé un appel à Gérard Collomb, deman­dant un entre­tien « pour lui expli­quer le plus pré­ci­sé­ment pos­sible la situa­tion de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise, […] pour essayer de lui faire com­prendre la néces­sité pour nous d’a­voir des effec­tifs sup­plé­men­taires en termes de police de proxi­mité ». Combien d’ef­fec­tifs ? « Au moins cin­quante poli­ciers sup­plé­men­taires », répond Pascal Clouaire à la jour­na­liste de BFM.

 

Indisponible au moment où nous publions l’ar­ticle, l’ad­jointe de Grenoble en charge de la Tranquillité publique Élisa Martin nous indique qu’elle s’ex­pri­mera très pro­chai­ne­ment sur Place Gre’net. L’occasion pour elle de répondre aux nom­breuses cri­tiques adres­sées à la muni­ci­pa­lité dans le sillage de l’af­faire Perez. À suivre donc.

 

Florent Mathieu

 

 

* Alain Carignon fait réfé­rence à l’ex­po­si­tion consa­crée au contrôle au faciès pré­sen­tée sur la place Verdun au mois d’oc­tobre 2017, dont des pan­neaux furent rapi­de­ment van­da­li­sés.

 

 

Pays Voironnais, un jour, une activité
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Commentaires 28
  1. Ping : France: ATTAQUES ANTISÉMITES CONTRE ME DENIS DREYFUS : LE PRÉSIDENT DE LA COUR D’APPEL DE GRENOBLE HAUSSE LE TON | IAPL Monitoring Committee on Attacks on Lawyers

  2. Pourquoi on a des lois si l’etat refuse de les appli­quer ?! Le port d’un cou­teau est punis­sable par 3 ans de pri­son. On sait que 100% de cette racaille [modéré : pro­pos racistes] porte des cou­teaux. Rien de plus facile – on les arrête, on les incar­cère.
    Ensuite, je vou­drais voir en France une loi « cali­for­nienne » : pre­mière fois 3 ans, deuxième fois 6 ans, troi­sième fois – incar­cé­ra­tion à vie. Et le pro­blème de racaille avec des cou­teaux dans la poche sera résolu

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  3. Au fond, ce qui est plu­tôt ras­su­rant, c’est que les extrêmes (ceux qui récu­pèrent l’af­faire de manière obs­cène et ceux qui la mini­misent de façon indé­cente) se montrent, ici en tout cas, très mino­ri­taires.
    Merci à Gilce ou Lavasanne dont les contri­bu­tions, modé­rées, argu­men­tées et fermes tout à la fois, sont l’ex­pres­sion d’une belle citoyen­neté.

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  4. Bonjour
    Les soit disants poli­tiques qui ont mené notre ville dans cet état obtiennent des postes dans les ministères…éducation natio­nale finance poli­tique de la ville…
    A Grenoble et smh des élus pas­sés par la case pri­son ont eux les portes ouvertes.…tous les jours la France se meurt un peu plus nous devons réagir…

    Mais bon nous n’a­vons pas le droit de par­ler …Nous avons juste le droit de faire des com­men­taires…
    Aujourd’hui il faut être bien né pour accé­der à ces sphères.….
    En atten­dant lais­sons le couple média poli­tique nous conter une ber­ceuse.….

    BENYOUB.A

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  5. Bonjour
    A saint mar­tin d’heres aussi LR recrute en pri­son.…..
    Un bel exemple pour notre jeu­nesse dont l’a­ve­nir est déjà bien com­pro­mis.
    D’autres comme les 3 singes de la sagesse( pré­fet, pro­cu­reur, maire) ne sont la que pour faire des constats.….
    Sans par­ler de ces anciens élus socia­listes qui deviennent sans rien faire dépu­tés et font le tour des minis­teres mal­gré des poli­tiques meur­trières.…
    En atten­dant lais­sons le couple medias poli­tiques nous comp­ter une ber­ceuse…

    sep article
  6. sep article
  7. en fait ils sont tous d’ac­cord pour capi­ta­li­ser sur l’é­mo­tion.
    Concrètement, qu’est ce qui est pro­posé ? (pas des concepts, des prin­cipes concrets, appli­cables et appli­qués).
    NB : pour Monsieur Carignon en fait le coté délinquant/ pri­son ça me fait rire. Que penses t il des réci­di­vistes (ou des risques de réci­dives)? doit on évi­ter de mettre un ex condamné dans une situa­tion où il repro­duira peut être ses actes ?

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  8. Caro croit encore que c’est en cachant les pro­blèmes que ces der­niers dis­pa­raissent, alors que le déni de réa­lité ne fait que les aggra­ver… Caro dénonce éga­le­ment la « récu­pé­ra­tion poli­tique », alors qu’elle passe son temps à inter­ve­nir pour dire qu’il ne faut sur­tout pas en par­ler, ce qui consti­tue en soi une forme de récu­pé­ra­tion…

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    • Vous devriez lire tout ce que j’ai écrit avant de « com­men­ter »Et puis la récu­pé­ra­tion poli­tique ce sont les parents d’Adrien Perez qui en parlent et sous pré­texte d’information Place Gre’net en fait aussi

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      • FM

        14/08/2018
        10:55

        Franchement Caro, vos sem­pi­ter­nelles injures sont juste fati­gantes. Oui, nous fai­sons de l’in­for­ma­tion. Si vous n’ai­mez pas ça, allez lire des sites de pro­pa­gande. “0À ce stade, je ne vois pas quoi vous dire de plus.

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        • quelle injure ai-je pro­fé­rée ? vous dire que vous n’a­vez pas lu tous mes com­men­taires ? ce n’est pas vrai, peut être ? n’ai-je pas écrit « Il faut par­ler de l’insécurité à Grenoble, c’est vrai,… »
          Pour moi, mettre en Une une photo des iden­ti­taires, c’est faire du buzz, même si dans l’ar­ticle il est bien dit que les parents sont contre la récu­pé­ra­tion poli­tique. Et j’ai le droit de le dire.

          J’ai le droit aussi de dire que les meurtres ne se pro­duisent pas qu’à Grenoble … « En France, on compte envi­ron 2,3 meurtres par jour soit 825 homi­cides en 2017 , moins qu’en 2016 et 2015 » Chiffres du Ministère de l’Intérieur.
          576 depuis le 1er jan­vier et on reste foca­lisé sur Grenoble ?

          Adrien Perez a été tué à Meylan. Pourquoi ne pas avoir parlé de ce qu’a dit le maire de Meylan et se foca­li­ser sur Grenoble ?
          « Pour Jean-Philippe Blanc, « Il faut des moyens colos­saux pour mettre en place [cette police de proxi­mité] mais que l’Etat doit mettre en oeuvre. Elle doit pou­voir dimi­nuer le niveau de délin­quance et sur­tout le niveau de vio­lence qui ne font qu’aug­men­ter année après année ».
          Appuyé par Renzo Sully, le maire d’Echirolles
          https://www.francebleu.fr/infos/politique/apres-la-mort-d-adrien-perez-le-maire-de-meylan-reclame-des-moyens-de-police-colossaux-1533732476

          Même si le site est un site gre­no­blois, Grenoble n’est pas dans un désert. C’est une poli­tique natio­nale qui doit être contes­tée, vu les consé­quences à Grenoble.

          sep article
          • FM

            14/08/2018
            12:33

            Nous accu­ser de vou­loir faire le buzz, nous repro­cher de man­quer de res­pect à la famille d’un dis­paru, pré­tendre que nous récu­pé­rons un fait-divers  » sous pré­texte d’in­for­ma­tion », tout cela sont des injures. Comme d’ha­bi­tude. Comme tou­jours. Mais à quoi bon encore vous répondre ?

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            •  » pré­tendre que nous récu­pé­rons un fait-divers » sous pré­texte d’information »
              ??? où ça ?

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            • Désolée, j’ai trouvé où j’a­vais parlé de « récu­pé­ra­tion ». Mon com pré­cé­dent est don inutile.
              Pourtant, vous pour­riez vous inté­res­ser au signi­fié des pho­tos publiées … Pourquoi mettre en Une la photo des iden­ti­taires, avec la photo d’Adrien Perez, mal­gré l’op­po­si­tion des parents à cette récu­pé­ra­tion poli­tique de l’ex­trême droite ?
              Il y a une péti­tion trou­vée sur le D.L. un peu trop lapi­daire à mon goût, qui sera adres­sée à l’Etat :
              https://secure.avaaz.org/fr/petition/Letat_Stop_a_la_violence_sur_Grenoble/?aocprnb
              « Prendre les mesures néces­saires pour arrê­ter toute cette vio­lence sur l’ag­glo­mé­ra­tion de Grenoble. »
              Un peu court pour moi et sans consis­tance, mais elle met bien en cause l’Etat et pas uni­que­ment la mai­rie.

              sep article
              • PT

                14/08/2018
                16:13

                « Pourquoi mettre en Une la photo des iden­ti­taires, avec la photo d’Adrien Perez, mal­gré l’opposition des parents à cette récu­pé­ra­tion poli­tique de l’extrême droite ? »
                Tout sim­ple­ment parce que ce ras­sem­ble­ment a existé, qu’il est révé­la­teur de l’am­pleur natio­nale qu’a pris ce meurtre et de l’am­biance géné­rale qu’il est de notre devoir de rap­por­ter en tant que média. Ne pas par­ler de ce qui déplaît ou dérange n’empêche pas la réa­lité d’être ce qu’elle est… bien au contraire.
                Par ailleurs, comme vous l’a­vez rap­pelé dans votre pré­cé­dent com­men­taire, nous avons bien indi­qué que les parents d’Adrien s’op­po­saient à cette récu­pé­ra­tion par Génération iden­ti­taire.

                sep article
            • -

              14/08/2018
              15:08

              Que vive l’in­for­ma­tion, sans cela nous serions pauvre de réflexion !

              sep article
  9. Cette semaine a été très riche en faits divers.
    Le 8 Août une fusillade a lieu sur la place des Géants dans le quar­tier de la Villeneuve, un homme a été gra­ve­ment blessé. Pendant le week-end du 12 Août ‚trois homme ont été bles­sés par balle , suite à une fusillade .Voilà, des exemples parmi tant d’autres des inci­vi­li­tés quo­ti­diennes qui se déroulent dans notre ville .

    Même si l’ac­tion du maire est dépen­dante de l’é­tat et donc sous l’au­to­rité du pré­fet, les habi­tants ont des droits fon­da­men­taux qui ne sont pas res­pec­tés. « Chaque citoyen a le droit de vivre dans un cli­mat apaisé et dans une ambiance
    de respect,de confiance et de sécu­rité ».

    La maman d’Adien Perez ‚avait peur pour son fils, car elle savait que l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise était deve­nue dan­ge­reuse, les rixes y sont per­ma­nentes. La vita­lité éco­no­mique d’une ville est direc­te­ment liée aux inci­vi­li­tés, curieu­se­ment per­sonne ne fait la cor­ré­la­tion entre le fait qu’une ville « apai­sée » engrange des avan­tages éco­no­miques .
    Le cli­mat sécu­ri­taire est mal­sain et les inves­tis­seurs fuient Grenoble, ce n’est pas avec de beaux dis­cours et des pro­messes sur un « Grenelle de la sécu­rité » que Grenoble va se méta­mor­pho­ser en ville pai­sible. De toute manière on ne peut régler un pro­blème avec le per­son­nel poli­tique qui en est à l’o­ri­gine.

    Naguère, Grenoble était une ville phare , prospère,appréciée pour sa qua­lité de vie. Avec la monté des inci­vi­li­tés, la ville se détruit, cha­cun se débrouille comme il peut pour la fuir …

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  10. Quelle poli­tique de sécu­rité ? Il n’y en a pas…

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  11. Adrien PEREZ a été tué à Meylan !!!!
    Arrêtez de tou­jours tout mettre sur le dos de la muni­ci­pa­lité de Grenoble ! c’est inad­mis­sible que Place Gre’Net entonne ainsi les trom­pettes des anti-Piolle. Un peu d’ob­jec­ti­vité ne ferait pas de mal.
    VOUS NE RESPECTEZ PAS LES PARENTS qui ont fait savoir qu’ils étaient oppo­sés à toute récu­pé­ra­tion poli­tique. Cf l’en­cart dans le Dauphiné Libéré dans l’ar­ticle sur les iden­ti­taires.

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    • FM

      14/08/2018
      0:14

      Primo : nous pré­ci­sons dans l’ar­ticle que deux des jeunes mis en exa­men sont issus du quar­tier Teisseire, d’où les attaques contre la muni­ci­pa­lité gre­no­bloise.
      Deuzio : nous signa­lons que la famille a dénoncé la récu­pé­ra­tion poli­tique suite au mou­ve­ment iden­ti­taire. Nous ne man­quons de res­pect à per­sonne.
      Tertio : nous « n’en­ton­nons aucune trom­pette », nous relayons plu­sieurs paroles poli­tiques qui se sont expri­mées, et nous sommes par­fai­te­ment objec­tifs.
      Merci pour votre atten­tion.

      sep article
    • Il faut par­ler de l’in­sé­cu­rité à Grenoble, c’est vrai, mais il y a bien d’autres « affaires » des tirs, des gens bles­sés etc. C’est dom­mage que vous par­tiez uni­que­ment du meurtre d’Adrien Perez, puisque, comme le dit l’a­vo­cat des parents :
      « La famille d’Adrien s’érige contre toute récu­pé­ra­tion poli­tique du drame qu’elle vit. En aucun cas le beau visage d’Adrien ne sau­rait deve­nir l’étendard de la haine et du racisme ».
      Or, il y a bien le visage d’Adrien sur une affiche d’ex­trême droite en plein dans l’ar­ticle.

      sep article
      • … et je ne parle pas de la photo de Une …

        sep article
        • FM

          14/08/2018
          0:28

          Une grande par­tie de l’ar­ticle étant consa­crée aux pro­pos à conno­ta­tion iden­ti­taires qu’a sus­cité le fait-divers, la photo de une repré­sen­tant cette mani­fes­ta­tion à Grenoble de Génération iden­ti­taire est par­fai­te­ment logique. Merci.

          sep article
      • FM

        14/08/2018
        0:27

        L’article est consa­cré aux réac­tions face à ce meurtre, c’est donc des réac­tions face à ce meurtre dont nous par­lons. Les iden­ti­taires ont choisi de mani­fes­ter en exhi­bant le visage d’Adrien Perez, nous avons publié une photo fac­tuelle de cette mani­fes­ta­tion afin que cha­cun puisse voir ce qu’il en était. Merci.

        sep article
    • Bonjour Caro,
      Cela devient gênant. soyez plus pon­dé­rée, la pré­ci­sion Maylanaise vous met dans le même panier que ceux qui affirment que le nuage de Tchernobyl s’est arrété à la fron­tière fran­çaise. Vous êtes intel­li­gente, et vous savez que ce type de remarque ne convain­cra per­sonne et et vous des­ser­vira.

      Oui, la famille s’est expri­mée contre les récu­pé­ra­tion, notam­ment par les extrêmes droites, c’est une bonne remarque (je crois aussi qu’ils étaient contre la marche blanche) – mais cela ne peut empê­cher un jour­nal de trai­ter un sujet. Sujet traité sans raco­lage, il n’y a pas de détails raco­leurs (ex : les titres à la voici, voilà ou détec­tive du style « la ter­rible soi­rée »)

      Il y a un res­senti à Grenoble (j’u­ti­lise le mot res­senti, je ne sais dans les chiffres la réa­lité) et c’est un sujet qu’il vaut mieux trai­ter en amont avant que d’autres prennent ces pré­textes pour arguer de mau­vaises choses et divi­ser).

      (à noter : sans rire, ne trou­vez vous pas qu’il y a quand même une agres­si­vité latente dans cette ville et un cer­tain malaise ? petit j’al­lais du jouer au Village Olympique et à Villeneuve, y iriez vous avec vos enfants ? il y a quand même des sujets à regar­der en face pour trai­ter les pro­blèmes et inclure TOUS les gre­no­blois dans la ville)

      sep article
      • oui Il y a un malaise cer­tain a Grenoble devant tant de vio­lence. Il y a ceux qui qui pro­posent des solu­tions et ceux qui ne font que dénon­cer mais sur­tout pas le nombre de poli­ciers qui a dimi­nué, de même que les édu­ca­teurs de rue etc tous ceux qui fai­saient du tra­vail de ter­rain et Collomb qui s’en mêle parce qu’il fait pas­ser la poli­tique poli­ti­cienne avant les habi­tants.
        En fait de solu­tions il fau­drait un peu inno­ver … la vidéo sur­veillance n’a jamais rien pré­venu comme à. Nice. Et vu leb­nombre de tues ou blesses pas arme blanche ou balles sur le ter­ri­toire il fau­drait agir glo­ba­le­ment et pas qu’a Grenoble.

        sep article
        • Hydratez vous et ne mélan­gez pas tout.
          Certes vous êtes contre tout en ensemble de choses (police, vidéo­sur­veillance.…)
          Et oui appa­rem­ment la vidéo­sur­veillance semble cou­ter cher au bud­get de fonc­tion­ne­ment des com­munes. Et des boites pri­vées en vivent gras­se­ment.
          Mais ne mélan­gez pas tout, sur­tout avec un camion fou qui a foncé dans la foule à Nice.

          Le sou­cis de Grenoble est double :
          – une per­cep­tion des habi­tants sur la vio­lence / saleté = les inci­vi­li­tés,
          – une réa­lité com­pli­quée néces­si­tant un tra­vail de fond,

          Je n’ai pas d’ex­pé­riences dans le sujet, n’ai pas de baguettes magiques, n’aime pas les extrêmes.
          Mais à un moment il faut pro­po­ser quelque chose. Et ne pas déni­grer en disant qu’il y a des mal­heurs par­tout (ce qui est vrai par ailleurs). : l’am­biance à Grenoble reste quand même par­ti­cu­lière…
          Alors faire à New York avec une tolé­rance zéro pour tous ? (du mégot jeté à la crotte de chien, du port d’un cou­teau suisse à une arme de poing?)
          Laisser en l’é­tat ?
          Mettre plus de poli­cier ? ou des édu­ca­teurs qui consta­te­rons que les dea­leurs peuvent rou­ler en porche Cayenne alors que un sala­rié va ren­trer chez lui en puant l’huile de fri­ture en bos­sant dans un snack ?
          soyez juste plus pon­dé­rée et construc­tive ; Personne ne vous agresse, et ce qui se joue c’est aussi le fait de ne ps avoir un « mau­vais » poli­tique car que l’on le veuille ou non tous ces sujets parlent au Grenoblois, et qu’il faut mieux les trai­ter main­te­nant plu­tôt que d’a­voir une bête esca­lade sécu­ri­taire plus tard.
          Bonne jour­née à vous,

          sep article
          • Bonsoir lasa­vanne. Je ne mélange pas, j’ai parlé de la vidéo de Nice déjà dans un autre com­men­taire parce que la vidéo ne sert pas à la pré­ven­tion et j’ai donné l’exemple du camion de Nice, exemple donné par Murchielli dans un article sur la vidéo­sur­veillance. En effet, après le drame, les vidéo­sur­veillants se sont aper­çus que le camion est venu plu­sieurs fois recon­naitre le ter­rain et pour­tant ils n’a­vaient rien trouvé à redire.
            J’ai quand même passé quelques années dans la sémio­lo­gie … il m’en est resté quelque chose, comme cette expli­ca­tion de « l’Education aux médias » sur la une d’un jour­nal qui est la même chose que la Une des articles de Place Gre’net :

            « La Une d’un jour­nal et sa com­po­si­tion.
            La Une d’un jour­nal de presse désigne sa pre­mière page.
            C’est géné­ra­le­ment la seule qui sera visible avant l’a­chat du jour­nal. Elle ren­seigne
            uti­le­ment sur le contenu du jour­nal. Elle doit donc atti­rer l’œil du lec­teur (l’a­bonné, le
            lec­teur occa­sion­nel, le pas­sant dans la rue).
            La fina­lité de la Une est de faire vendre le jour­nal. »
            C’est bien le rôle de la photo des iden­ti­taires. C’est le bou­lot du jour­na­liste, ce n’est pas la peine de lever les bras au ciel en par­lant d’in­jure.
            Je me tire et me retire.
            Bonne nuit.

            sep article