Meurtre d’Adrien Perez : la Ville de Grenoble une nouvelle fois critiquée sur sa politique de sécurité

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FOCUS – Le meurtre d’Adrien Perez, tué de coups de couteau après avoir porté secours à des amis en train de se faire agresser à la sortie d’une boîte de nuit, a fait le tour des médias nationaux. Et suscité de nombreux commentaires, en particulier de la part de personnalités ou d’organisations d’extrême droite. Mais aussi, au niveau local, de nouvelles critiques sur la politique de sécurité menée par la municipalité rouge-verte de Grenoble.

 

 

C’est au sortir de la boîte de nuit Le Phoenix qu’Adrien Perez a été tué de plusieurs coups de couteau la nuit du samedi 28 juillet, alors qu’il portait assistance à ses amis en train de se faire agresser. Un fait divers de l’été de plus ? Pour beaucoup, le drame est aussi une nouvelle occasion de décrire une France en proie à la délinquance, ou de pointer du doigt l’action de la Ville de Grenoble en matière de sécurité.

 

Les auteurs présumés de l’agression sont en effet issus du quartier Teisseire. Deux frères ont ainsi été mis en examen et placés sous mandat de dépôt, tandis qu’un troisième homme, domicilié pour sa part à Saint-Martin-d’Hères, est également mis en examen mais reste en liberté sous contrôle judiciaire. Le Parquet de Grenoble avait fait appel de cette décision, finalement confirmée ce lundi 13 août par le procureur général de la Cour d’appel de Grenoble.

 

La marche blanche organisée à Grenoble en mémoire d'Adrien Perez a mobilisé un millier de personnes © Joël Kermabon - Place Gre'net

La marche blanche organisée à Grenoble en mémoire d’Adrien Perez a mobilisé un millier de personnes © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Nombre de voix se sont élevées pour commenter le drame. Celles de responsables politiques, autant que celles d’internautes. La consonance maghrébine des noms des jeunes auteurs présumés des violences suscite notamment des commentaires virulents. De même que la phrase prononcée par la mère, éplorée, d’Adrien Perez sur les ondes de RMC : « Nos enfants se font toujours assassiner, et par toujours les mêmes ».

 

 

La « fachosphère » se déchaîne

 

Les réactions proviennent en effet majoritairement d’élus classés à l’extrême droite, ou encore de comptes issus de ce que l’on appelle communément la « fachosphère », tels Français de souche ou Riposte Laïque. Pourtant très présent sur les questions de sécurité, le président des Républicains Laurent Wauquiez, également président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, n’a pour l’heure émis aucun commentaire. Un silence que d’aucuns ne manquent pas de lui reprocher, tout comme est critiquée l’absence de réaction de la part du président de la République.

« Nous sommes tous Adrien », un montage circulant sur les réseaux sociaux. DR

« Nous sommes tous Adrien », un montage circulant sur les réseaux sociaux. DR

 

Le mot le plus répandu ? « Racaille ». Popularisé par Nicolas Sarkozy en son temps, le terme se retrouve dans les tweets des responsables du Rassemblement national (ex-Front national) Marine Le Pen comme Nicolas Bay. Un Nicolas Bay qui, au passage, félicite la mère d’Adrien et son « toujours les mêmes » pour « sa lucidité » et appelle à en finir avec le « politiquement correct ». Le politiquement correct en question est pourtant largement aboli sur la Toile, où les injures racistes sont légion parmi les commentaires.

 

 

Manifestation identitaire à Grenoble

 

Nicolas Dupont-Aignan n’est pas en reste, lui qui, dès le 3 août, appelait à la « tolérance 0 », avant de fustiger cinq jours plus tard « l’omerta politico-médiatique autour de ce crime barbare ». Omerta ? Le Dauphiné libéré, France 3, France Bleu ou encore 20 Minutes ont pourtant bel et bien consacré des articles au fait divers dans les jours qui l’ont suivi. Quand bien même c’est avec l’organisation d’une marche blanche à Grenoble que l’affaire a pris de l’ampleur dans les médias nationaux.

 

Une marche blanche qui chagrine quelque peu Jacques Bompard : « Je n’ai jamais été adepte de ces cortèges païens qui oscillent entre la résignation fataliste et l’émotion parfois vide de sens », écrit ainsi le maire d’Orange. Pour qui Adrien Perez est une victime de « l’occupation ordinaire » et de « l’impunité meurtrière des mutants de la République ». Des thèmes très présents parmi les réactions sur la mort d’Adrien Perez.

 

Manifestation de Génération Identitaire devant le Tribunal de Grenoble le samedi 11 aout 2018. DR

Manifestation de Génération identitaire devant le tribunal de Grenoble, le samedi 11 aout 2018. DR

 

Dans cette ambiance, la manifestation organisée par le mouvement Génération identitaire samedi 11 août n’a rien d’une surprise. Derrière une banderole « Justice pour Adrien » et devant une autre affichant « Génération anti-racaille », une centaine de personnes se sont rassemblées devant le palais de justice de Grenoble durant quelques minutes. Par la voix de son avocat, la famille d’Adrien Perez a immédiatement dénoncé une « récupération politique ».

 

 

Olivier Véran et Émilie Chalas fustigent la municipalité

 

Au niveau local, les élus ou responsables politiques donnent également de la voix, en prenant pour cible la municipalité grenobloise. Dans un communiqué commun, les députés En marche de l’Isère Olivier Véran et Émilie Chalas s’émeuvent du meurtre, en évoquant le « lot de violences inacceptables » au sein de la Métropole grenobloise. Et disent attendre « une réaction ferme du maire de Grenoble », tout en dénonçant « l’incompréhensible déni » de l’équipe municipale : « Il n’est plus acceptable d’entendre pour seule réponse du maire de Grenoble “la sécurité, c’est pas moi c’est l’État” ».

 

Le PC vidéosurveillance de la police municipale de Meylan. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Le PC vidéosurveillance de la police municipale de Meylan. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

« La sécurité et la prévention de la délinquance font évidemment intégralement partie des compétences du maire, sinon à quoi bon même conserver une police municipale ? », écrivent ainsi les deux parlementaires. Évoquant de « nombreux leviers » à disposition de la Ville, sans pour autant les détailler, Olivier Véran et Émilie Chalas mentionnent encore la vidéo-surveillance ou « la gestion de l’éclairage public ». Avant d’inviter la municipalité grenobloise à travailler main dans la main avec l’État « pour répondre à une situation d’une extrême gravité ».

 

 

Républicains et Patriotes sur la même longueur d’ondes

 

L’ancien maire de Grenoble Alain Carignon martèle, lui aussi, ses critiques contre la Ville de Grenoble. « Qui […] lance des appels aux étrangers en situation irrégulière pour les accueillir, ne sanctionne jamais les familles que la collectivité héberge au Rondeau quand elles commettent des actes graves de délinquance ? Organise des expositions anti-police* pour justifier la culture de l’excuse des voyous ? », interroge-t-il ainsi au sein d’une longue anaphore.

 

Alain Carignon appelle encore, « par respect pour les victimes », les élus locaux à « arrêter leur blablabla », et profite de l’occasion pour renouveler ses propres propositions sécuritaires. Parmi lesquelles : l’expulsion des familles des dealeurs des logements sociaux, la vidéo-surveillance 24 heures sur 24, la « captation de l’immatriculation des véhicules volés », ou encore l’instauration d’une brigade canine comme d’une police montée.

 

Richard Cazenave, lors du conseil municipal du 18 décembre 2017 © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Richard Cazenave, lors du conseil municipal du 18 décembre 2017. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

À droite toujours, Richard Cazenave, conseiller municipal de Grenoble au sein du groupe Réussir Grenoble, lui emboîte le pas. Dénonçant « des faits qui, après bien d’autres, ensanglantent cette agglomération grenobloise soit disant “apaisée” », l’ancien député UMP de l’Isère chapitre « l’inertie, […] l’absence ou […] la mollesse des réactions des responsables publics pour dénoncer ces actes et dire non à la barbarie et à l’insécurité ». « Il ne suffit plus aujourd’hui de se plaindre de l’insuffisance des moyens consacrés par l’État aux diverses collectivités pour la sécurité », estime-t-il à son tour.

 

« Grenoble n’est pas une ville de Bisounours ! Pourtant on dirait bien que ces dirigeants se comportent comme tels ! », écrit pour sa part sur Facebook Mireille d’Ornano. L’ex-élue FN, aujourd’hui membre des Patriotes, conseillère municipale de Grenoble et députée européenne, accable ainsi le maire de Grenoble Éric Piolle et « l’inconscience de sa politique de sécurité, totalement hors-sol et coupée du réel ».

 

 

Stéphane Gemmani propose un « Grenelle de la sécurité »

 

Plus pondéré dans la forme, le conseiller régional d’opposition Stéphane Gemmani, candidat à la candidature pour les élections municipales de 2020 à Grenoble, rejoint ces critiques. « Une erreur a été commise en début de mandat. Celle de vouloir se dédouaner des compétences propres à la fonction et aux compétences d’un maire en matière de police », écrit-il dans un message diffusé sur les réseaux sociaux le dimanche 13 août.

 

Stéphane Gemmani © Yuliya Ruzhechka - Place Gre'net

Stéphane Gemmani © Yuliya Ruzhechka – Place Gre’net

Autrefois en phase avec Emmanuel Macron, Stéphane Gemmani se distingue une nouvelle fois du mouvement En marche en notant que « les députés n’ont pas non plus eu le résultat escompté ». En cause, selon lui ? Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb qui n’a pas intégré les villes de Grenoble, Échirolles et Saint-Martin-d’Hères dans son expérimentation de la Police de sécurité du quotidien.

 

« Mais objectivement, même si tous ces éléments avaient été réunis, aurions-nous évité de tels drames comme celui du 29 juillet ? », relativise encore le conseiller régional. Qui n’en (re)formule pas moins sa proposition de réunir l’ensemble des responsables autour d’un « Grenelle de la sécurité urbaine, où l’État et les différents acteurs politiques et associatifs locaux se réuniraient pour imaginer des solutions ensemble ».

 

 

L’adjoint Pascal Clouaire en première ligne

 

Quelle réponse de la Ville de Grenoble ? Au lendemain de la marche blanche, Éric Piolle écrivait sur les réseaux sociaux que « les élus étaient présents […] pour soutenir les proches d’Adrien Perez et dénoncer la banalisation de la violence ». Et signalait son intervention sur France info, « pour évoquer l’urgence d’augmenter les effectifs de la police dans notre agglomération ».

 

De quoi satisfaire les internautes ? Pas vraiment. Si les commentaires sur les réseaux sociaux ne préjugent en rien de l’opinion générale, force est de constater que les réactions aux publications du maire de Grenoble sont pour le moins acerbes… dans un “camp” comme dans l’autre. « Augmentation des effectifs de polices , très bien, mais faudrait aussi les laisser faire leur travail », écrit un internaute. « Non merci on veut pas plus de policiers, ils passent leur temps à nous taper dessus. Ce sont eux les vrais voyous a Grenoble », rétorque un autre…

 

Pascal Clouaire sur BFM TV

Pascal Clouaire sur BFM TV

 

Devant les caméras de BFM TV, l’adjoint de Grenoble en charge de la Démocratie locale Pascal Clouaire a pour sa part lancé un appel à Gérard Collomb, demandant un entretien « pour lui expliquer le plus précisément possible la situation de l’agglomération grenobloise, […] pour essayer de lui faire comprendre la nécessité pour nous d’avoir des effectifs supplémentaires en termes de police de proximité ». Combien d’effectifs ? « Au moins cinquante policiers supplémentaires », répond Pascal Clouaire à la journaliste de BFM.

 

Indisponible au moment où nous publions l’article, l’adjointe de Grenoble en charge de la Tranquillité publique Élisa Martin nous indique qu’elle s’exprimera très prochainement sur Place Gre’net. L’occasion pour elle de répondre aux nombreuses critiques adressées à la municipalité dans le sillage de l’affaire Perez. À suivre donc.

 

Florent Mathieu

 

 

* Alain Carignon fait référence à l’exposition consacrée au contrôle au faciès présentée sur la place Verdun au mois d’octobre 2017, dont des panneaux furent rapidement vandalisés.

 

 

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Commentaires 28
  1. Ping : France: ATTAQUES ANTISÉMITES CONTRE ME DENIS DREYFUS : LE PRÉSIDENT DE LA COUR D’APPEL DE GRENOBLE HAUSSE LE TON | IAPL Monitoring Committee on Attacks on Lawyers

  2. Pourquoi on a des lois si l’etat refuse de les appliquer ?! Le port d’un couteau est punissable par 3 ans de prison. On sait que 100% de cette racaille [modéré : propos racistes] porte des couteaux. Rien de plus facile – on les arrête, on les incarcère.
    Ensuite, je voudrais voir en France une loi « californienne »: première fois 3 ans, deuxième fois 6 ans, troisième fois – incarcération à vie. Et le problème de racaille avec des couteaux dans la poche sera résolu

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  3. Au fond, ce qui est plutôt rassurant, c’est que les extrêmes (ceux qui récupèrent l’affaire de manière obscène et ceux qui la minimisent de façon indécente) se montrent, ici en tout cas, très minoritaires.
    Merci à Gilce ou Lavasanne dont les contributions, modérées, argumentées et fermes tout à la fois, sont l’expression d’une belle citoyenneté.

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  4. Bonjour
    Les soit disants politiques qui ont mené notre ville dans cet état obtiennent des postes dans les ministères…éducation nationale finance politique de la ville…
    A Grenoble et smh des élus passés par la case prison ont eux les portes ouvertes….tous les jours la France se meurt un peu plus nous devons réagir…

    Mais bon nous n’avons pas le droit de parler …Nous avons juste le droit de faire des commentaires…
    Aujourd’hui il faut être bien né pour accéder à ces sphères…..
    En attendant laissons le couple média politique nous conter une berceuse…..

    BENYOUB.A

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  5. Bonjour
    A saint martin d’heres aussi LR recrute en prison……
    Un bel exemple pour notre jeunesse dont l’avenir est déjà bien compromis.
    D’autres comme les 3 singes de la sagesse( préfet, procureur, maire) ne sont la que pour faire des constats…..
    Sans parler de ces anciens élus socialistes qui deviennent sans rien faire députés et font le tour des ministeres malgré des politiques meurtrières….
    En attendant laissons le couple medias politiques nous compter une berceuse…

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  6. sep article
  7. en fait ils sont tous d’accord pour capitaliser sur l’émotion.
    Concrètement, qu’est ce qui est proposé? (pas des concepts, des principes concrets, applicables et appliqués).
    NB: pour Monsieur Carignon en fait le coté délinquant/ prison ça me fait rire. Que penses t il des récidivistes (ou des risques de récidives)? doit on éviter de mettre un ex condamné dans une situation où il reproduira peut être ses actes?

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  8. Caro croit encore que c’est en cachant les problèmes que ces derniers disparaissent, alors que le déni de réalité ne fait que les aggraver… Caro dénonce également la « récupération politique », alors qu’elle passe son temps à intervenir pour dire qu’il ne faut surtout pas en parler, ce qui constitue en soi une forme de récupération…

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    • Vous devriez lire tout ce que j’ai écrit avant de « commenter »Et puis la récupération politique ce sont les parents d’Adrien Perez qui en parlent et sous prétexte d’information Place Gre’net en fait aussi

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      • FM

        14/08/2018
        10:55

        Franchement Caro, vos sempiternelles injures sont juste fatigantes. Oui, nous faisons de l’information. Si vous n’aimez pas ça, allez lire des sites de propagande. `0À ce stade, je ne vois pas quoi vous dire de plus.

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        • quelle injure ai-je proférée ? vous dire que vous n’avez pas lu tous mes commentaires ? ce n’est pas vrai, peut être ? n’ai-je pas écrit « Il faut parler de l’insécurité à Grenoble, c’est vrai,… »
          Pour moi, mettre en Une une photo des identitaires, c’est faire du buzz, même si dans l’article il est bien dit que les parents sont contre la récupération politique. Et j’ai le droit de le dire.

          J’ai le droit aussi de dire que les meurtres ne se produisent pas qu’à Grenoble … « En France, on compte environ 2,3 meurtres par jour soit 825 homicides en 2017 , moins qu’en 2016 et 2015 » Chiffres du Ministère de l’Intérieur.
          576 depuis le 1er janvier et on reste focalisé sur Grenoble ?

          Adrien Perez a été tué à Meylan. Pourquoi ne pas avoir parlé de ce qu’a dit le maire de Meylan et se focaliser sur Grenoble ?
          « Pour Jean-Philippe Blanc, « Il faut des moyens colossaux pour mettre en place [cette police de proximité] mais que l’Etat doit mettre en oeuvre. Elle doit pouvoir diminuer le niveau de délinquance et surtout le niveau de violence qui ne font qu’augmenter année après année ».
          Appuyé par Renzo Sully, le maire d’Echirolles
          https://www.francebleu.fr/infos/politique/apres-la-mort-d-adrien-perez-le-maire-de-meylan-reclame-des-moyens-de-police-colossaux-1533732476

          Même si le site est un site grenoblois, Grenoble n’est pas dans un désert. C’est une politique nationale qui doit être contestée, vu les conséquences à Grenoble.

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          • FM

            14/08/2018
            12:33

            Nous accuser de vouloir faire le buzz, nous reprocher de manquer de respect à la famille d’un disparu, prétendre que nous récupérons un fait-divers  » sous prétexte d’information », tout cela sont des injures. Comme d’habitude. Comme toujours. Mais à quoi bon encore vous répondre ?

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            •  » prétendre que nous récupérons un fait-divers » sous prétexte d’information »
              ??? où ça ?

              sep article
            • Désolée, j’ai trouvé où j’avais parlé de « récupération ». Mon com précédent est don inutile.
              Pourtant, vous pourriez vous intéresser au signifié des photos publiées … Pourquoi mettre en Une la photo des identitaires, avec la photo d’Adrien Perez, malgré l’opposition des parents à cette récupération politique de l’extrême droite ?
              Il y a une pétition trouvée sur le D.L. un peu trop lapidaire à mon goût, qui sera adressée à l’Etat :
              https://secure.avaaz.org/fr/petition/Letat_Stop_a_la_violence_sur_Grenoble/?aocprnb
              « Prendre les mesures nécessaires pour arrêter toute cette violence sur l’agglomération de Grenoble. »
              Un peu court pour moi et sans consistance, mais elle met bien en cause l’Etat et pas uniquement la mairie.

              sep article
              • PT

                14/08/2018
                16:13

                « Pourquoi mettre en Une la photo des identitaires, avec la photo d’Adrien Perez, malgré l’opposition des parents à cette récupération politique de l’extrême droite ? »
                Tout simplement parce que ce rassemblement a existé, qu’il est révélateur de l’ampleur nationale qu’a pris ce meurtre et de l’ambiance générale qu’il est de notre devoir de rapporter en tant que média. Ne pas parler de ce qui déplaît ou dérange n’empêche pas la réalité d’être ce qu’elle est… bien au contraire.
                Par ailleurs, comme vous l’avez rappelé dans votre précédent commentaire, nous avons bien indiqué que les parents d’Adrien s’opposaient à cette récupération par Génération identitaire.

                sep article
            • -

              14/08/2018
              15:08

              Que vive l’information, sans cela nous serions pauvre de réflexion!

              sep article
  9. Cette semaine a été très riche en faits divers.
    Le 8 Août une fusillade a lieu sur la place des Géants dans le quartier de la Villeneuve, un homme a été gravement blessé. Pendant le week-end du 12 Août ,trois homme ont été blessés par balle , suite à une fusillade .Voilà, des exemples parmi tant d’autres des incivilités quotidiennes qui se déroulent dans notre ville .

    Même si l’action du maire est dépendante de l’état et donc sous l’autorité du préfet, les habitants ont des droits fondamentaux qui ne sont pas respectés. « Chaque citoyen a le droit de vivre dans un climat apaisé et dans une ambiance
    de respect,de confiance et de sécurité ».

    La maman d’Adien Perez ,avait peur pour son fils, car elle savait que l’agglomération grenobloise était devenue dangereuse, les rixes y sont permanentes. La vitalité économique d’une ville est directement liée aux incivilités, curieusement personne ne fait la corrélation entre le fait qu’une ville « apaisée » engrange des avantages économiques .
    Le climat sécuritaire est malsain et les investisseurs fuient Grenoble, ce n’est pas avec de beaux discours et des promesses sur un « Grenelle de la sécurité » que Grenoble va se métamorphoser en ville paisible. De toute manière on ne peut régler un problème avec le personnel politique qui en est à l’origine.

    Naguère, Grenoble était une ville phare , prospère,appréciée pour sa qualité de vie. Avec la monté des incivilités, la ville se détruit, chacun se débrouille comme il peut pour la fuir …

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  10. Quelle politique de sécurité? Il n’y en a pas…

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  11. Adrien PEREZ a été tué à Meylan !!!!
    Arrêtez de toujours tout mettre sur le dos de la municipalité de Grenoble ! c’est inadmissible que Place Gre’Net entonne ainsi les trompettes des anti-Piolle. Un peu d’objectivité ne ferait pas de mal.
    VOUS NE RESPECTEZ PAS LES PARENTS qui ont fait savoir qu’ils étaient opposés à toute récupération politique. Cf l’encart dans le Dauphiné Libéré dans l’article sur les identitaires.

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    • FM

      14/08/2018
      0:14

      Primo : nous précisons dans l’article que deux des jeunes mis en examen sont issus du quartier Teisseire, d’où les attaques contre la municipalité grenobloise.
      Deuzio : nous signalons que la famille a dénoncé la récupération politique suite au mouvement identitaire. Nous ne manquons de respect à personne.
      Tertio : nous « n’entonnons aucune trompette », nous relayons plusieurs paroles politiques qui se sont exprimées, et nous sommes parfaitement objectifs.
      Merci pour votre attention.

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    • Il faut parler de l’insécurité à Grenoble, c’est vrai, mais il y a bien d’autres « affaires » des tirs, des gens blessés etc. C’est dommage que vous partiez uniquement du meurtre d’Adrien Perez, puisque, comme le dit l’avocat des parents :
      « La famille d’Adrien s’érige contre toute récupération politique du drame qu’elle vit. En aucun cas le beau visage d’Adrien ne saurait devenir l’étendard de la haine et du racisme ».
      Or, il y a bien le visage d’Adrien sur une affiche d’extrême droite en plein dans l’article.

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      • … et je ne parle pas de la photo de Une …

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        • FM

          14/08/2018
          0:28

          Une grande partie de l’article étant consacrée aux propos à connotation identitaires qu’a suscité le fait-divers, la photo de une représentant cette manifestation à Grenoble de Génération identitaire est parfaitement logique. Merci.

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      • FM

        14/08/2018
        0:27

        L’article est consacré aux réactions face à ce meurtre, c’est donc des réactions face à ce meurtre dont nous parlons. Les identitaires ont choisi de manifester en exhibant le visage d’Adrien Perez, nous avons publié une photo factuelle de cette manifestation afin que chacun puisse voir ce qu’il en était. Merci.

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    • Bonjour Caro,
      Cela devient gênant. soyez plus pondérée, la précision Maylanaise vous met dans le même panier que ceux qui affirment que le nuage de Tchernobyl s’est arrété à la frontière française. Vous êtes intelligente, et vous savez que ce type de remarque ne convaincra personne et et vous desservira.

      Oui, la famille s’est exprimée contre les récupération, notamment par les extrêmes droites, c’est une bonne remarque (je crois aussi qu’ils étaient contre la marche blanche) – mais cela ne peut empêcher un journal de traiter un sujet. Sujet traité sans racolage, il n’y a pas de détails racoleurs (ex: les titres à la voici, voilà ou détective du style « la terrible soirée »)

      Il y a un ressenti à Grenoble (j’utilise le mot ressenti, je ne sais dans les chiffres la réalité) et c’est un sujet qu’il vaut mieux traiter en amont avant que d’autres prennent ces prétextes pour arguer de mauvaises choses et diviser).

      (à noter: sans rire, ne trouvez vous pas qu’il y a quand même une agressivité latente dans cette ville et un certain malaise? petit j’allais du jouer au Village Olympique et à Villeneuve, y iriez vous avec vos enfants? il y a quand même des sujets à regarder en face pour traiter les problèmes et inclure TOUS les grenoblois dans la ville)

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      • oui Il y a un malaise certain a Grenoble devant tant de violence. Il y a ceux qui qui proposent des solutions et ceux qui ne font que dénoncer mais surtout pas le nombre de policiers qui a diminué, de même que les éducateurs de rue etc tous ceux qui faisaient du travail de terrain et Collomb qui s’en mêle parce qu’il fait passer la politique politicienne avant les habitants.
        En fait de solutions il faudrait un peu innover … la vidéo surveillance n’a jamais rien prévenu comme à. Nice. Et vu lebnombre de tues ou blesses pas arme blanche ou balles sur le territoire il faudrait agir globalement et pas qu’a Grenoble.

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        • Hydratez vous et ne mélangez pas tout.
          Certes vous êtes contre tout en ensemble de choses (police, vidéosurveillance….)
          Et oui apparemment la vidéosurveillance semble couter cher au budget de fonctionnement des communes. Et des boites privées en vivent grassement.
          Mais ne mélangez pas tout, surtout avec un camion fou qui a foncé dans la foule à Nice.

          Le soucis de Grenoble est double:
          – une perception des habitants sur la violence / saleté = les incivilités,
          – une réalité compliquée nécessitant un travail de fond,

          Je n’ai pas d’expériences dans le sujet, n’ai pas de baguettes magiques, n’aime pas les extrêmes.
          Mais à un moment il faut proposer quelque chose. Et ne pas dénigrer en disant qu’il y a des malheurs partout (ce qui est vrai par ailleurs). : l’ambiance à Grenoble reste quand même particulière…
          Alors faire à New York avec une tolérance zéro pour tous? (du mégot jeté à la crotte de chien, du port d’un couteau suisse à une arme de poing?)
          Laisser en l’état?
          Mettre plus de policier? ou des éducateurs qui constaterons que les dealeurs peuvent rouler en porche Cayenne alors que un salarié va rentrer chez lui en puant l’huile de friture en bossant dans un snack?
          soyez juste plus pondérée et constructive; Personne ne vous agresse, et ce qui se joue c’est aussi le fait de ne ps avoir un « mauvais » politique car que l’on le veuille ou non tous ces sujets parlent au Grenoblois, et qu’il faut mieux les traiter maintenant plutôt que d’avoir une bête escalade sécuritaire plus tard.
          Bonne journée à vous,

          sep article
          • Bonsoir lasavanne. Je ne mélange pas, j’ai parlé de la vidéo de Nice déjà dans un autre commentaire parce que la vidéo ne sert pas à la prévention et j’ai donné l’exemple du camion de Nice, exemple donné par Murchielli dans un article sur la vidéosurveillance. En effet, après le drame, les vidéosurveillants se sont aperçus que le camion est venu plusieurs fois reconnaitre le terrain et pourtant ils n’avaient rien trouvé à redire.
            J’ai quand même passé quelques années dans la sémiologie … il m’en est resté quelque chose, comme cette explication de « l’Education aux médias » sur la une d’un journal qui est la même chose que la Une des articles de Place Gre’net :

            « La Une d’un journal et sa composition.
            La Une d’un journal de presse désigne sa première page.
            C’est généralement la seule qui sera visible avant l’achat du journal. Elle renseigne
            utilement sur le contenu du journal. Elle doit donc attirer l’œil du lecteur (l’abonné, le
            lecteur occasionnel, le passant dans la rue).
            La finalité de la Une est de faire vendre le journal. »
            C’est bien le rôle de la photo des identitaires. C’est le boulot du journaliste, ce n’est pas la peine de lever les bras au ciel en parlant d’injure.
            Je me tire et me retire.
            Bonne nuit.

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