Forte baisse du prix des appartements sur Grenoble : un signe de « paupérisation » des acheteurs ?

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FOCUS – Grenoble, ville record de la baisse des biens immobiliers ? C’est ce qui ressort d’une étude publiée par les Notaires de France : la comparaison entre le premier trimestre 2017 et le premier trimestre 2018 du prix de vente médian au mètre carré des appartements anciens montre une baisse de 6,4 % pour la capitale des Alpes. Alain Carignon monte au créneau et dénonce une « paupérisation générale de la ville »… De son côté, le président de la FNAIM Isère constate que les signes sont bien là, tout en relativisant.

 

 

Grenoble détient-elle le record natio­nal de la chute des valeurs des biens immo­bi­liers ? C’est ce que pro­clame dans un com­mu­ni­qué Alain Carignon, en lice pour les muni­ci­pales de 2020, pour­fen­deur acharné des poli­tiques menées par ses suc­ces­seurs à la mai­rie de Grenoble, Michel Destot et Éric Piolle. L’ancien ministre RPR s’ap­puie sur une note de conjonc­ture immo­bi­lière publiée fin juillet par les Notaires de France, et notam­ment reprise par Le Monde.

 

Dans cette note, qui concerne le pre­mier tri­mestre 2018 com­paré à celui de 2017, les Notaires de France signalent ainsi que la plu­part des grandes villes de France ont vu le prix médian au mètre carré des appar­te­ments anciens aug­men­ter. Des hausses par­fois modé­rées (comme à Toulouse ou Montpellier) ou d’im­por­tance (à Bordeaux, Reims ou Metz).

 

Entre le premier trimestre 2017 et le premier trimestre 2018, Grenoble enregistre une baisse de 6,4 % sur le prix au mètre carré des appartements anciens © Notaires de France

Entre le pre­mier tri­mestre 2017 et le pre­mier tri­mestre 2018, Grenoble enre­gistre une baisse de 6,4 % sur le prix au mètre carré des appar­te­ments anciens. © Notaires de France

 

Quelques rares villes font cepen­dant excep­tion et affichent une baisse au comp­teur. La région Auvergne-Rhône-Alpes en compte deux à elle seule : Saint-Étienne, où les appar­te­ments anciens perdent 3,3 % de leur valeur… et Grenoble, où la baisse enre­gis­trée est de 6,4 %. Avec, tout de même, un prix au mètre carré qui se main­tient à 2 040 euros. Soit sen­si­ble­ment supé­rieur à des villes comp­tant une popu­la­tion rela­ti­ve­ment équi­va­lente, telles Clermont-Ferrand ou Dijon.

 

 

Un « tourbillon de baisse » pour certains quartiers

 

Toujours est-il que la capi­tale des Alpes enre­gistre bien la plus forte baisse natio­nale, ce qu’Alain Carignon per­çoit comme un signe de « pau­pé­ri­sa­tion géné­rale de la ville enga­gée depuis une quin­zaine d’années ». Une « dérive » que l’an­cien maire appelle à contrer en « requa­li­fiant les quar­tiers par un autre équi­libre entre HLM, pro­prié­taires et acti­vi­tés, [en] créant des parcs et jar­dins, une acces­si­bi­lité et une flui­dité du tra­fic, des actions fortes pour réta­blir la sécu­rité et la pro­preté ».

 

Vincent Delaunois, dirigeant de l'agence immobilière Audras & Delaunois et président de la FNAIM 38 depuis 2013. DR

Vincent Delaunois, diri­geant de l’a­gence immo­bi­lière Audras & Delaunois et pré­sident de la FNAIM 38 depuis 2013. DR

Le pré­sident de la FNAIM Isère (Fédération natio­nale de l’im­mo­bi­lier) Vincent Delaunois ne cache pas sa « sur­prise » devant le chiffre avancé par l’é­tude, et ceci d’au­tant plus qu’il ne concerne bien que la ville, et non l’en­semble de l’ag­glo­mé­ra­tion.

 

Mais l’agent immo­bi­lier n’en décrit pas moins, sur cer­taines zones, des biens pris « dans un tour­billon de baisse, et qui n’ont pas encore atteint le plan­cher ».

 

Par exemple ? « Je pense aux quar­tiers sud de Grenoble, et même les grands bou­le­vards », nous confie encore Vincent Delaunois. Sollicités par Place Gre’net, les Notaires de France confirment que les Grands Boulevards tirent les sta­tis­tiques à la baisse. Les autres sec­teurs concer­nés ? Berriat, les Eaux Claires, ou encore Patinoire Bajatière. « Dans les autres quar­tiers, les prix sont en légère hausse (entre 1 et 3 %) », ajoutent les notaires.

 

 

Un signe réel de paupérisation des acheteurs

 

Quoi qu’il en soit, Vincent Delaunois rela­ti­vise : « Il faut se remettre dans le contexte des hausses ver­ti­gi­neuses entre 1998 et 2007. La baisse est plu­tôt inquié­tante, mais si l’on se place sur des temps longs, nous avons eu des niveaux tel­le­ment extra­va­gants que l’at­ter­ris­sage n’est pas catas­tro­phique… sauf évi­dem­ment pour les gens qui ont acheté au mau­vais moment », estime-t-il.

 

Ce qui n’empêche pas le pré­sident de la FNAIM d’ex­pri­mer de l’in­quié­tude, en obser­vant un signe bien réel de pau­pé­ri­sa­tion des ache­teurs : « Nous avons un mar­ché plu­tôt por­teur, et consta­tons tou­jours des baisses de prix. Si le mar­ché était à plat, il n’y aurait pas de demande et l’offre s’ef­fon­dre­rait, mais l’offre conti­nue à atter­rir alors que la demande est là ». Conclusion ? « La demande a moins les moyens qu’a­vant », se désole Vincent Delaunois.

 

Contrairement aux appartements, le prix des maisons anciennes sur Grenoble est à la hausse. Mais l'agglomération est comprise dans le calcul. © Notaires de France

Contrairement aux appar­te­ments, le prix des mai­sons anciennes sur Grenoble est à la hausse. Mais l’ag­glo­mé­ra­tion est com­prise dans le cal­cul. © Notaires de France

 

Reste une deuxième don­née dif­fu­sée par les Notaires de France, plus encou­ra­geante, et qu’Alain Carignon oublie (oppor­tu­né­ment ?) de men­tion­ner : le prix de vente médian des mai­sons anciennes au pre­mier tri­mestre 2018 est à la hausse sur Grenoble. Il aug­mente ainsi de 4,2 %, se fixant à 297 000 euros, un mon­tant très cor­rect au regard des autres ter­ri­toires.

 

Un bémol tou­te­fois : contrai­re­ment aux appar­te­ments, la sta­tis­tique sur les mai­sons anciennes concerne la ville et son agglo­mé­ra­tion. Sans comp­ter que le parc immo­bi­lier privé de Grenoble compte en majo­rité… des appar­te­ments.

 

Florent Mathieu

 

 

Grenoble Finaliste pour le concours de Capitale Verte
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Commentaires 53
  1. Quand à Grenoble chaque habi­tant (loca­taire et pro­prio) concède moins de 10€ au col­lec­tif immo­bi­lier (entre­tien et réno­va­tion des espaces com­muns des bâti­ments col­lec­tifs), à Lille chaque habi­tant débourse 50€. Pourtant Lille est (tou­jours) pré­sen­tée comme une ville (de tra­di­tion) ouvrière. Ma source : Un pro­fes­sion­nel gre­no­blois de l’im­mo­bi­lier.
    Dans cer­tains col­lec­tifs gre­no­blois, le parc d’as­cen­seurs a été rénové et fait l’ob­jet d’un contrat qui a coûté très cher aux pro­prié­taires ces der­nières années. Auparavant, les grands bou­le­vards ont vu leurs façades réno­vées aussi – OPATB. De nom­breux immeubles Hausmaniens du centre se sont tein­tées d’une jolie palette de colo­ris et d’ocres (ins­pi­rée de la Toscane joyeuse). La place Hubert Dubedout – Entrée de ville Bastille – a été entiè­re­ment rava­lée. Les quar­tiers Saint-Bruno et centre ancien ont été réha­bi­li­tés. Mais cela, mal­heu­reu­se­ment, ne suf­fit pas. Ce ne sont que des gestes de façades.
    Les bailleurs font des tra­vaux d’i­so­la­tion à l’emporte-pièce et enre­gistrent pour cela des bonus fara­mi­neux.
    Le chauf­fage urbain, qui nous pol­lue aussi, per­met encore d’as­su­rer aux plus dému­nis, aux sans-emploi, aux mères de famille cloi­trées, un cer­tain confort domes­tique (qui c’est vrai n’existe pas tou­jours ailleurs).
    La ville est pauvre. Car les reve­nus des gens ne suf­fisent pas.
    Ici comme ailleurs en France, nous subis­sons le but com­mun (et non avoué) des élus fran­çais dans leur ensemble, qui consiste à main­te­nir les fran­çais dans une cer­taine forme de misère et d’in­di­gnité. Comme si le fran­çais était d’une espèce par­ti­cu­lière. Comme si à lui aussi il fal­lait bien ser­rer le kiki, au cas où il se reprenne à pro­tes­ter et à tout envoyer voler en éclats.
    Savez-vous bien que 51% des fran­çais ne payent pas d’im­pôts (joli réser­voir de voix pour la gauche ou assi­milé, et pour les extré­mistes de tous bords) et Grenoble se situe bien au-des­sus de ce chiffre.
    Pourquoi ? Sommes-nous tous si insuf­fi­sants que cela ?
    Grenoble est une ville centre pauvre. La misère finit pas se voir … dans les chiffres. Et les (belles) paroles des poli­tiques n’y font rien.

    Avec Piole et sa poli­tique au rabais, même les colonnes Morris ont dis­pa­rus. Cette mocheté nous ren­voie à la misère (morale) qui est la nôtre, comme une fata­lité qui nous frappe, depuis trop long­temps main­te­nant.

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  2. A un moment du man­dat de Monsieur Piolle,maire de Grenoble,
    l’in­for­ma­tion sui­vante qui cir­cu­lait dans les jour­naux « qu’il était
    l’ad­mi­nis­tra­teur de la société Raise Partener, dont le siège social
    était basé à Singapour », cette société était spé­cia­li­sée dans la ges­tion
    des risques finan­ciers.
    j’ose espé­rer , qu’il n’a pas incité ses clients à inves­tir dans l’im­mo­bi­lier
    à Grenoble ‚car si c’é­tait le cas, il a pro­vo­qué pas mal de faillites et mis
    sa société en dan­ger de liqui­da­tion judi­ciaire …

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  3. Qu’on le veuille ou non la société civile avec Alain Carignon sont les seuls à pro­po­ser un plan glo­bal avec des solu­tions concrétes et leur finan­ce­ment pour re-qua­li­fier la ville. Ce que la presse a appelé le big bang. (http://grenoble-le-changement.fr/2018/03/07/le-big-bang-dalain-carignon-pour-requalifier-grenoble/) Et quoi qu’on pense de Carignon tout le monde sait bien au fond de lui qu’il est bien le seul avec une nou­velle équipe à avoir le cou­rage et l’expérience pour le mettre en oeuvre

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    • sep article
    • troll !
      Plus d’é­lus condam­nés, qu’ils passent à la suite
      Si cette per­sonne aime « sa » ville qu’il com­prenne que pas­ser la main sera la meilleure chose, cela ne l’empêchera pas de pro­po­ser des idées.
      Mais le pou­voir, ah ! le pou­voir…

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    • Le « Big Bang » peut se pro­duire à la seule condi­tion que l’on oblige
      le per­son­nel poli­tique grenoblois,dans son ensemble à aller vivre
      à l’Arlequin,Mistral,Villeneuve,Teisseire .je recon­nais que j’ai une
      pen­sée par­ti­cu­lière, pour ceux qui prônent la mixité sociale pour
      les autres et sur­tout pas pour eux mêmes …

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  5. Qu’on le veuille ou non la société civile avec Alain Carignon sont les seuls à pro­po­ser un plan glo­bal avec des solu­tions concrétes et leur finan­ce­ment pour re-qua­li­fier la ville. Ce que la presse a appelé le big bang. (http://grenoble-le-changement.fr/2018/03/07/le-big-bang-dalain-carignon-pour-requalifier-grenoble/) Et quoi qu’on pense de Carignon tout le monde sait bien au fond de lui qu’il est bien le seul avec une nou­velle équipe à avoir le cou­rage et l’expérience pour le mettre en œuvre.

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    • troll !
      Plus d’élus condam­nés, qu’ils passent à la suite
      Si cette per­sonne aime « sa » ville qu’il com­prenne que pas­ser la main sera la meilleure chose, cela ne l’empêchera pas de pro­po­ser des idées.

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  6. Que le 1er magis­trat de Grenoble, Eric Piolle fasse enfin sont tra­vail afin de sécu­ri­ser notre ville, la net­toyer et la rendre attrac­tive, ça chan­gera de son laxisme au quo­ti­dien comme celle de sa muni­ci­pa­lité et majo­rité Métropolitaine.

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    • Il est cer­tai­ne­ment plus por­teur pour Monsieur Piolle, pour sa pro­mo­tion médiatique,de déco­rer Cédric Herrou, jugé à plu­sieurs reprises pour avoir enfreint la loi dans la val­lée de la Roya ‚que d’ad­mi­nis­trer la ville qui lui a été confiée. Son cal­cul devait lui rap­por­ter une belle popu­la­rité, puis­qu’il fai­sait réagir le pré­fet, auquel il a répondu , « condam­nez-moi ». Très bien mon­sieur Piolle , vous êtes d’un huma­nisme excep­tion­nel…!

      Pourriez- vous, vous pen­cher sur le drame qui vient de mar­quer notre agglo­mé­ra­tion gre­no­bloise. En effet, Adrien Perez a été assas­siné, en por­tant secours à un couple d’a­mis, ne serait-il pas cou­ra­geux de le déco­rer à titre post­hume et faire en sorte d’ap­pli­quer la « tolé­rance zéro » pour les inci­vi­li­tés , afin de rendre notre ville vrai­ment apai­sée…

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  7. Ce qui importe n’est pas tant le taux d’é­vo­lu­tion à court terme que le point de départ : plus de 2000€ le m2, c’est évi­dem­ment beau­coup trop cher. Il faut donc que cela baisse dans l’in­té­rêt des familles, et non des ren­tiers repré­sen­tés par Carignon.

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    • Autant je n’aime pas Monsieur Carignon et pour que bien de notre ville je consi­dère qu’il devrait arrê­ter la poli­tique locale… ou trou­ver une autre loca­lité.
      Autant là ; il n’y est pour rien.
      Presque 10 000/m2 à paris, 5 000 /M2 à Lyon en centre ville.
      La ques­tion est plu­tôt celle de la richesse du tra­vail VS patri­moine ou com­ment en tra­vaillant toute sa vie hon­nê­te­ment il n’est plus pos­sible d’a­che­ter un loge­ment « moyen » (par moyen j’en­tend agréable, pas une mai­son à l’Ile verte ou à Bivier).

      Toute la créa­tion de richesse / valeurs de ces der­nières années s’est basée sur une valo­ri­sa­tion du patri­moine – donc emprunt pour les nou­veaux arri­vant sur le mar­ché et non par la créa­tion de richesses col­lec­tives (créa­tion d’en­tre­prises, emploie, hausse de salaires lié à l’ac­ti­vité éco etc…)

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  8. Je pense que l’é­co­no­mie d’une ville est direc­te­ment liée au com­por­te­ment de
    ses habi­tants, le prix de l’im­mo­bi­lier dépend direc­te­ment du nombre d’in­ci­vi­li­tés.
    Les inci­vi­li­tés sont en aug­men­ta­tions dans la plu­part des quar­tiers de gre­noble
    il est logique que le prix de l’im­mo­bi­lier dégrin­gole. pour toute per­sonne sen­sée
    cet « axiome » devrait paraître évident . hélas, sur Grenoble les idéo­logues pensent
    que cette logique n’existe pas…
    La réa­lité est, que demain mer­credi 8 Août à 16 h, les amis d’Adrien Perez,appellent
    à une marche blanche qui par­tira de la place de Verdun, dans la dignité et le silence.
    cette marche blanche en mémoire de leur ami assas­siné, aura pour but de dénon­cer
    l’in­sé­cu­rité de plus en plus pré­sente sur l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise…
    Nous sommes tous invi­tés à y par­ti­ci­per.

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    • Savez-vous qu’Adrien Perez a été assas­siné à Meylan ?

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      • …par des gens (pré­su­més inno­cents) de SMH

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        • Même pas ! D’après « Le Monde.fr » de ce jeudi 9 août, « Younes et Yanis El Habib, deux frères habi­tant le quar­tier Teisseire, sec­teur dif­fi­cile de Grenoble ».….
          De toute façon, ce type d’er­go­tage est assez symp­to­ma­tique d’une idéo­lo­gie pré­ten­du­ment pro­gres­siste dont on sait qu’elle est défi­ni­ti­ve­ment fâchée avec le réel.

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  9. A Une bonne nou­velle pour les futurs primo-accé­dants comme moi. Encore trop cher à mon avis, ces vieux immeubles où l’on suf­foque l’été ne valent pas la moi­tié de leur prix.

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  10. L’immobilier c’est tou­jours un bon mar­ron­nier 😀

    Ce qui est inté­res­sant dans les échanges, ce sont les sujets de dis­cu­tions : tout tourne autours de la sécu­rité / inci­vi­lité. Pour le « com­mu­nau­ta­risme » il fau­dra un jour mettre un mot sur ce terme poli, on ne peu tou­jours par­ler des Auvergnat, de leur langue, leur culture etc.…

    Sujets peu trai­tés par Place Gre Net – alors je dis traité je ne veux pas faire du sen­sa­tion­na­lisme mais essayer d’être fac­tuel sur des chiffres, ne pas jouer sur la peur (= faire mon­ter les mau­vaises droites) mais regar­der le sujet tel qu’il est.

    Sur le rôle des uns et des autres, je serai un jour sin­cè­re­ment curieux de ren­con­trer les com­men­ta­teurs. Le GAM est il tou­jours seul ? Caro se lève t elle sur tous les sujets contre vents et marée ? Fais je tou­jours du mau­vais esprit ?
    Reste que d’un point de vue fac­tuel, cet indi­ca­teur de prix consti­tue un très mau­vais signe. Et que Grenoble, comme Marseille ou les villes amé­ri­caines à ses « ban­lieues » intra muro, et que tous fuient au plus proche ou jus­qu’a Voiron.

    En terme d’at­trac­ti­vité (et c’est ma marotte), a quand un train TGV digne de ce nom ? et un sys­tème de train local pour des­ser­vir entre Voiron / cen­tralp / Grenoble / ZIRST / Meylan / Montbonnot etc… (je vous laisse ajou­ter tous les arrets que vous vou­lez, Pont de Claix, Echirolles etc…)

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  11. Chère Caro, l’é­du­ca­tion com­mence à la mai­son, pas dans la rue. Par ailleurs une col­lègue qui vient des quar­tiers et habite désor­mais en péri­phé­rie, m’a dit der­niè­re­ment qu’elle ne vou­lait pas ame­ner ses enfants à la fête de la musique, dans ces quar­tiers en par­ti­cu­lier, par crainte des débor­de­ments et vio­lences en géné­ral. Tpit le reste n’est que dis­cours. Cordialement

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    • Chère Gilce. L’éducation com­mence à la mai­son, sans doute. Mais quand les parents sont au chô­mage depuis des années, sont dis­cri­mi­nés et courbent l’é­chine, quel exemple donnent-ils aux enfants ? com­ment les inci­ter à tra­vailler à l’é­cole pour deve­nir chô­meur quand ils seront grands ?
      Ne vau­drait-il pas mieux revoir le fonc­tion­ne­ment entier de la société pour que cha­cun y ait une place ?
      On va à la catas­trophe, par­tout, pas seule­ment à Grenoble. Je suis très pes­si­miste sur notre ave­nir, sur­tout quand on a en face de soi un pro­cu­reur qui ne sait que jeter de l’huile sur le feu.
      Bonne jour­née

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      • Discours misé­ra­bi­liste et vic­ti­maire clas­sique. En fai­sant por­ter tout le poids des pro­blèmes éco­no­miques et sociaux sur la société, on occulte la res­pon­sa­bi­lité indi­vi­duelle. JE connais assez bien le milieu de l’en­sei­gne­ment dans les quar­tiers pour affir­mer cela. Comment vou­lez-vous que ces gamins ne déve­loppent pas une haine de la société, lors­qu’on leur assène en per­ma­nence que celle-ci est la source de tous leurs maux ? Donc, il est temps de consi­dé­rer que les parents concer­nés ne sont pas tous au chô­mage ; que cer­tains jeunes s’en sortent bien mal­gré le fait qu’ils aient grandi dans un milieu défa­vo­risé ; et que l’ir­res­pect en géné­ral, tra­duc­tion concrète de l’in­di­vi­dua­lisme libé­ral-liber­taire touche tous les milieux, y‑compris les plus aisés. Certes, tout le monde n’a pas les mêmes chances de réus­site selon que l’on pro­vienne d’un milieu favo­risé ou non ; mais ils est temps de sor­tir du dis­cours vic­ti­maire qui ne conduit qu’à encou­ra­ger la haine de la société.
        En ce sens et pour contri­buer à com­battre la catas­trophe qui s’an­nonce, je ne peux que vous encou­ra­ger à lire « Allah est grand, la République aussi », de Lydia Guirous (je vous l’offre si vous le dési­rez).

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        • « Discours misé­ra­bi­liste et vic­ti­maire clas­sique »
          réponse tout ce qu’il y a de plus clas­sique 😉
          CQFD

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  12. « Place des Géants, excédé par le bruit la nuit, un habi­tant a répandu de l’huile par­tout où on pou­vait s’asseoir, y com­pris sur les jeux d’enfants. Piscine Jean-Bron, les familles ont dû aban­don­ner les bas­sins parce qu’une rixe avait éclaté entre une ving­taine de per­sonnes. Quartier Hoche, un res­tau­ra­teur a été dans l’obligation de fer­mer, ne pou­vant plus faire face aux menaces. Rue de Strasbourg, un com­mer­çant a donné sa caisse à un homme armé. Rue Dr-Mazet, pen­dant des semaines, une bande péné­trait dans les maga­sins pour voler de la mar­chan­dise. Grenoble bat des records de délin­quance. Déjà, en 2014, le niveau était supé­rieur de 63 % à la moyenne natio­nale. :
    « Le niveau de vio­lence dans l’agglomération gre­no­bloise est inad­mis­sible. »
    Le pro­cu­reur de la répu­blique Jean-Yves Coquillat a publi­que­ment déclaré qu’il
    n’a­vait jamais vu une ville aussi pour­rie »…
    Comment peut-on pen­ser que Grenoble puisse atti­rée des inves­tis­seurs aver­tis ?

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  13. C’est une pub pour le retour de Carignon ? Pourquoi pas ? Il se fera laminé s’il se pré­sente :-))
    Est ce qu’il n’y aurait pas de meilleurs résul­tats s’il y avait plus de moyens ?
    Par exemple si le conseil dépar­te­men­tal n’avait pas sup­primé nombre
    de postes d’educateurs de rue ? Comment faire pour que les jeunes aient un emploi au lieu de dea­ler ?
    On attend quelques pro­po­si­tions inté­res­santes des pour­fen­deurs et pour­fen­de­resses des racailles.
    Pourquoi la popu­la­tion se pau­pé­rise ?
    N’est ce pas nor­mal que le prix au m2 retrouve un niveau nor­mal, jus­te­ment ?
    Et si de plus en plus de gens trou­vaient qu’ette pro­prio n’etait pas la pana­cée ?
    Cette étude est un simple constat sans ana­lyse des causes.

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    • L’éducateur de rue est une per­sonne qui gagne moins de 1500 euros pour exer­cer un métier, qui n’ap­porte pas de solu­tions et ne peut pas chan­ger les men­ta­li­tés des déviants qui selon l’ac­ti­vité exer­cée peuvent gagner jus­qu’à 10 fois son salaire.

      Sur Grenoble comme à Marseille, les classes moyennes supé­rieures quittent les villes et vont s’ins­tal­ler à l’ex­té­rieur, car que nous le vou­lions ou pas celles-ci deviennent dan­ge­reuses.
      Sur Grenoble, des huma­nistes bien­veillants ont ins­tallé des nou­veaux arri­vants dans les quar­tiers déjà satu­rés de per­sonnes en dif­fi­cul­tés .Le bilan est,la pros­ti­tu­tion et la men­di­cité aux car­re­fours des rues est en aug­men­ta­tion, avec les risques que cela comporte,sans que per­sonne ne puisse pro­po­ser de solu­tions aux inci­vi­li­tés récur­rentes .

      Notre per­son­nel poli­tique élu, à pour prio­rité le devoir de pro­tec­tion de la popu­la­tion qu’il est censé repré­sen­ter, ce n’est hélas pas le cas. Il suf­fit de regar­der le nombre de rixes qui font au mieux des bles­sés et sou­vent des morts, pour com­prendre qu’au mieux le per­son­nel poli­tique gre­no­blois est incom­pé­tent et au pire mal­veillant envers ses admi­nis­trés.

      Je pense que l’a­ve­nir de Grenoble sera catas­tro­phique, si la fer­meté (tolé­rance zéro ) ne devient pas le seul mode d’ac­tion avec les déviants. j’ha­bite un quar­tier qui était censé être la vitrine de Grenoble et qui est en per­di­tion totale.

      PS ; il est bien évident que si vous contes­tez la réa­lité de mes dires, je vous invite à venir chez moi , pour vous mon­trer ce qui se passe dans la réa­lité gre­no­bloise …

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    • Une simple ques­tion , où allez-vous trou­ver les moyens finan­ciers pour appli­quer votre géniale poli­tique ?

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    • L’étude est le reflet d’une poli­tique de laxisme sur la sécu­rité, la saleté, et d’une façon géné­rale sur la quasi non construc­tion pen­dant le man­dat de Piolle.
      Aujourd’hui si vous pen­sez résoudre la cri­mi­na­lité crois­sante avec de l’éducation de rue, tant mieux. Personnellement je ne prends pas une bou­teille d’eau pour éteindre un incen­die.
      Les non sens sur la sécu­rité (aban­don de la vidéo sur­veillance, la reponse ultra tar­dive aux incen­dies d’EDF et des gen­dar­me­ries, pour finir avec la Casemate) a condamné toute chance d’avoir la police de proxi­mité du gou­ver­ne­ment. À force de cri­ti­quer tout pou­voir cen­tral voilà où nous en sommes. Recul sur l’attractivité, repli sur soi et glo­ba­le­ment des résul­tats dans le rouge.
      La saleté est incroyable, visible de par­tout, l’avenue Alsace Lorraine est par endroit immonde et peu fré­quen­table la nuit.
      Enfin les loge­ments neufs sont où ? À Fontaine, St EgrÈve, Seyssinet, Seyssins…les gens quittent Grenoble ville, pour aller en péri­phé­rie, ils attendent néan­moins des solu­tions aux bou­chons qui cein­turent Grenoble.
      Là encore notre chère Municipalité jugera le pro­jet de l’A480 nui­sible…
      Nuisible posons nous bien la ques­tion, qui rend la ville nui­sible ? J’en viens à regret­ter Destot, fran­che­ment quelle décep­tion moi qui adore cette ville qui croyais que Piolle la ren­drait belle et attrayante. Hormis aux yeux des der­niers éco­los convain­cus, tous les indi­ca­teurs sont au rouge comme sur cette carte…

      sep article
      • Franchement, Erwann, connais­sez-vous vrai­ment Grenoble ?
        Etes-vous aller faire un tour vers le nou­veau quar­tier de la Presqu’ile ? et Flaubert ? et ce que devien­dra l’Esplanade ? etc
        Grenoble se construit et les appar­te­ments se vendent, puis­qu’il y a par­tout des familles et de nou­velles écoles.
        D’après l’INSEE, la popu­la­tion avait beau­coup baissé entre 1968 et 1990 mais depuis ne cesse de mon­ter, même depuis l’ar­ri­vée du maire écolo …
        Si la ville vous parait sale, pre­nez-vous en d’a­bord à ses habi­tants qui jettent n’im­porte quoi par terre pour évi­ter de faire 100 m et mettre leurs déchets dans une pou­belle. Trouvez un moyen de les édu­quer. Ce serait pas mal !

        sep article
        • Grenoble j’y suis né, j’y ai vécu ma jeu­nesse, j’ai bougé puis suis revenu.
          Grenoble c’etait La ville de l’innovation, du CEA, de la véri­table construc­tion citoyenne, des asso­cia­tions…
          Grenoble était ancrée dans la cri­mi­na­lité mafieuse, mais pas celle du crime, de l’incendie des forces publiques, etc…
          Grenoble était attrac­tive.
          Les indi­ca­teurs éco­no­miques étaient verts. Croissance, écoles, centres de recherches, urba­nisme, musée, tram, etc…Grenoble plai­sait.
          Honnêtement Caro je ne vous convain­crez pas. Même avec une étude aussi fac­tuelle que celle réa­li­sée à l’echelle natio­nale sur la pierre. Économiquement c’est un très mau­vais signe, pré­oc­cu­pant, nous per­dons de la vitesse, et au lieu de se poser les ques­tions de ce marasme vous pré­fé­rez pré­tendre que l’Esplanade est le sym­bole du renou­veau. Restez dans vos cer­ti­tudes. Je regrette sim­ple­ment que l’opposition de gauche ne soit pas plus pré­sente, car vos cer­ti­tudes ces­se­raient en mars 2020…indicateurs au rouge c’est fac­tuel, conti­nuez à le nier, quelles études sérieuses montrent que l’economie, le loge­ment vont bien à Grenoble ?

          sep article
          • Je suis née à Grenoble aussi et j’y suis reve­nue il y a déjà fort long­temps après quelques années d’ab­sence.
            Grenoble est tou­jours une ville aussi attrac­tive et c’est la CCI qui le dit
            http://www.grenoble.cci.fr/presentation-de-l-activite-economique-de-la-region-grenobloise – 19148.kjsp
            « 1er pôle de recherche publique fran­çais après Paris-Ile de France, 1re ville où il fait bon étu­dier.  »
            Ce n’est pas du tout le marasme que vous énon­cez. Grenoble a perdu l’é­co­no­mie tra­di­tion­nelle et on peut fort le regret­ter, la gan­te­rie, les usines anciennes des bis­cui­te­ries, du cho­co­lat, Neyrpic (nom qui parle aux vieux gre­no­blois) etc, je le regrette, mais a gagné dans les nou­velles tech­no­lo­gie, dans l’é­co­no­mie sociale et soli­daire, c’est une ville très dyna­mique.
            La pro­preté de la ville est affaire de tous, mais les arrê­tés muni­ci­paux ne sont pas res­pec­tés en ce qui concerne les trot­toirs, par exemple
            « Le balayage des voies publiques est assuré par les rive­rains en ce qui concerne les trot­toirs et par le Service de la Voirie muni­ci­pale, en ce qui concerne la chaus­sée. »
            (Art. 187 du Règlement sani­taire dépar­te­men­tal) »
            Des habi­tants n’ont tou­jours pas admis que l’é­quipe Destot ait été bat­tue et font tout pour dézin­guer l’é­quipe de Piolle, sans vou­loir prê­ter atten­tion à ce qu’elle fait. Pas sûr qu’elle se repré­sente en 2020, mais, pour moi, elle aura fait du bon tra­vail, après tâton­ne­ment dû à son inex­pé­rience et per­sonne n’est venu l’ai­der, contrai­re­ment à l’é­quipe de Carignon quand il a débar­qué à la Mairie et qu’une escouade de RPR était venue de Paris lui expli­quer com­ment diri­ger une ville.
            J’entends les Grenoblois se plaindre sans arrêt, sans regar­der ce qui se passe ailleurs en sou­vent bien pire. Grenoble ne fait pas par­tie, et de loin, des villes où les com­merces ont le plus fermé
            https://c.ledauphine.com/france-monde/2017/02/11/fermetures-de-commerces-quelles-sont-les-villes-les-plus-touchees
            C’est une ten­dance géné­rale, liée à l’e-com­merce, aux grandes sur­faces ou à la pau­pé­ri­sa­tion de la popu­la­tion, ce n’est pas spé­ci­fique à Grenoble, contrai­re­ment à ce que veulent faire croire les oppo­sants.
            Il faut peut être suivre l’é­vo­lu­tion et mettre aussi la main à la pâte. Un peu facile de ne faire que dézin­guer sans rien pro­po­ser. Rien n’est par­fait, tout peut être amé­lioré.

            sep article
            • Votre réponse est le reflet du déclin effec­tif que nous consta­tons. Comment expli­quer que Bordeaux, Lyon, Rennes, Nantes ou Montpellier res­tent en ten­dance posi­tive dans l’enquete men­tion­née.

              Les enquêtes natio­nales pointent le retard sur l’immobilier, l’attractivité recule éco­no­mi­que­ment et la délin­quance aug­mentent. C’est fac­tuel.

              Que la CCI de Grenoble, que Digital Grenoble, que xxxx Grenoble disent que Grenoble est dans le pelo­ton de tête éco­no­mi­que­ment heu­reu­se­ment il ne man­que­rai plus que les chambres consu­laires ou autres clus­ters pré­tendent le contraire.

              Ce que je vois c’est la ten­dance, ce signe lent mais visible d’un manque de pro­jec­tion sur l’emploi, sur le renou­veau du loge­ment, sur l’incapacité à atti­rer des investisseurs,…nous recu­lons.

              Quand un nou­vel élu ins­tallé inflé­chit néga­ti­ve­ment des sou­tiens aux indus­tries de pointes et aux pôles de com­pé­ti­ti­vité vers ceux qui ont rem­placé Neyrpic ou Xavier Jouvin, on s’enterre soi même. Quel signal sinon le Maire a‑t-il donné a des inves­tis­seurs et à ces socié­tés qui emploient nombre de sala­riés et sous-trai­tants ? En quoi une poli­tique dont les signes sont main­te­nant visibles est tour­née vers l’economie sociale et soli­daire à l’echelle d’une ville de 160 000hts ?

              Vous savez j’admire votre cou­rage de défendre encore l’indéfendable bilan de la muni­ci­pa­lité mais les petits signes accu­mu­lés comme des « vic­toires » se retournent contre la majo­rité : vidéo­sur­veillance, biblio­thèques fer­mée, loge­ment, Esmonin, la Casemate, l’ecole Berriat, le dos­sier de l’Esplanade fina­le­ment peu abouti, baisse dras­tique des sub­ven­tions aux pôles de com­pé­ti­ti­vité, vote « dog­ma­tique » à la Métro sur l’A480 des élus écolos…sur ces dos­siers il y aura tou­jours des diver­gences mais ils res­te­ront dans un bilan au final néga­tif nui­sant à l’attrait de la ville.

              Des com­pro­mis avec des modé­rés comme moi auraient pro­ba­ble­ment per­mis de croire encore en Piolle, aujourd’hui si Gemmani se pré­sente je le rejoin­drai.

              sep article
              • Bonne jour­née, je tire l’é­chelle, dans le marasme natio­nal actuel, même Gemmani (que je connais et que j’aime bien) ne pour­rait pas grand chose. Il va se cas­ser les dents sur le manque de sub­ven­tions et sur le désen­ga­ge­ment de l’Etat.
                Vous refu­sez de voir ce qui se fait de posi­tif, le prix du m2 des loge­ments n’est pas un indi­ca­teur, plus il est élevé, moins les gens achètent et plus ils vont dans la péri­phé­rie. C’est comme ça que meurent les villes, Grenoble n’en est pas là et heu­reu­se­ment.

                sep article
                • euh… non c’est l’in­verse.
                  Si toutes les com­munes autours sont plus chère c’est que c’est Grenoble qui est « pauvre ».

                  Il y a deux sujets :
                  1) le fait de pou­voir ache­ter un loge­ment décent en tra­vaillant pour le plus grand nombre (et là on parle de pou­voir d’a­chat)
                  2)la richesse / pau­vreté rela­tive

                  En sui­vant votre rai­son­ne­ment Paris est cher et il n’y a pas de tran­sac­tion ou St Étienne est peu cher et il y a énor­mé­ment de demande (= de tran­sac­tion).
                  Ce que vous met­tez en avant est l’ef­fet « Berlin »= loyer peu cher (il y avait plus de loge­ments que d’ha­bi­tants) ce qui a per­mis (le loyer à payer en moins) un déve­lop­pe­ment cultu­rel alter­na­tif.

                  Revenons en France : St Étienne a le même sou­cis de Grenoble =les gens avec de l’argent sont allés vivre en dehors de la ville. La ville était belle (j’ai été étonné des façades et bâti­ments du centre) pour­tant c’est « gore » en terme de popu­la­tion quand on se bal­lade là bas. Et coté effort, c’est 00 fois ce qui est fait ici, mais les gens ne revien­drons plus au centre ville (peur des agres­sions et des tra­fics). Autre point : une ville per­met des trans­ports en com­mun, éta­ler les gens ou les pous­ser vers des péri­phé­ries créée une civi­li­sa­tion de la voi­ture.

                  sep article
  14. La pro­blé­ma­tique est très simple : les bobos et « bour­geois » fuient tous les quar­tiers où pro­gressent racailles/incivilités/délinquance/communautarisme et se retrouvent, pour ceux qui pré­fèrent res­ter à Grenoble intra-muros, tous à Championnet, dans l’hy­per-centre et à l’Île verte, car c’est ce qu’ils pré­fèrent pour eux et leurs enfants – et ils ont bien rai­son. C’est comme pour la carte sco­laire : mal­gré tous les beaux dis­cours qu’on peut entendre voire tenir soi-même au sujet du « vivre-ensemble » et de la mixité sociale, peu de monde sou­haite voir ses enfants sco­la­ri­sés avec des racailles.

    Je rejoins ainsi ceux qui disent qu’il ne s’a­git pas d’une pau­pé­ri­sa­tion, mais plu­tôt une fuite à la péri­phé­rie. Ne res­tent que ceux qui n’ont pas les moyens de fuir, exac­te­ment comme cela s’est passé pour les grands ensembles, d’où la pau­pé­ri­sa­tion évo­quée, qui n’est pas la cause mais la consé­quence de la fuite de cer­tains habi­tants.

    Dommage, car dans l’en­semble je par­tage nombre de pré­oc­cu­pa­tions éco­lo­giques de la majo­rité actuelle à la mai­rie de Grenoble ; le pro­blème étant que celle-ci a oublié que ne pas trai­ter les pro­blèmes de délin­quance voire encou­ra­ger ou excu­ser le com­mu­nau­ta­risme était loin de rendre ser­vice aux popu­la­tions dans les « quar­tiers » (au sens large).

    sep article
  15. Ce n’est pas les ache­teurs qui se pau­pé­risent , c’est la ville de Grenoble, qui croule sous le poids des inci­vi­li­tés, sans que le moindre remède ne soit appli­qué.
    Il y a encore quelques quar­tiers qui résistent à l’i­mage de l’île verte …

    sep article
  16. Pas vrai­ment, c’est juste que plus per­sonne ne veut ache­ter…

    Il ne s’a­git pas de pau­pe­ri­sa­tion mais d’une fuite vers la péri­phé­rie.

    Il drôle de pré­sident de la FNAIM : « Il faut se remettre dans le contexte des hausses ver­ti­gi­neuses entre 1998 et 2007. La baisse est plu­tôt inquié­tante, mais si l’on se place sur des temps longs, nous avons eu des niveaux tel­le­ment extra­va­gants que l’atterrissage n’est pas catas­tro­phique… sauf évi­dem­ment pour les gens qui ont acheté au mau­vais moment »

    Donc tous ceux qui ont acheté entre 1998 et 2017…

    CVCM, revi­ta­li­ser ?

    sep article
    • J’approuve votre phrase très révé­la­trice de l’am­biance qui pré­do­mine chez les rési­dents gre­no­blois, « il ne s’a­git pas d’une pau­pé­ri­sa­tion, mais d’une fuite vers la péri­phé­rie ». Un son­dage a été orga­nisé par la mai­rie de gre­noble et la société SAGES, auprès des habi­tants de la ZAC Vigny/Musset .
      Il res­sort du son­dage qu’un pour­cen­tage non négli­geable des rési­dents de ce quar­tier n’ont qu’un sou­hait, c’est de fuir Grenoble et ses inci­vi­li­tés …

      sep article
  17. Ce n’est pas les ache­teurs qui se pau­pé­risent, c’est la ville de Grenoble qui est vic­time des inci­vi­li­tés qui sont tolé­rées dans pra­ti­que­ment tous les quar­tiers de Grenoble. Il y a quelques endroits pro­té­gés, comme l’île verte.

    Tant qu’il n’y aura pas une volonté poli­tique de dis­ci­pli­ner les
    déviants, Grenoble ne pourra que som­brer. Notre très huma­niste dans les dis­cours, et en inca­pa­cité à mettre de l’ordre dans sa ville,en faillite …

    sep article
    • que pro­po­sez-vous pour « dis­ci­pli­ner les déviants » ?
      D’abord que veut dire « dis­ci­pli­ner » dans votre phrase ?
      Qu’entendez-vous par « déviants » ?

      sep article
      • Les déviants sont les hors la loi (ceux qui pra­tiquent les inci­vi­li­tés).

        Discipliner,veut dire faire com­prendre que com­mettre un délit qui nuit à la société et crée de la souf­france à autrui est condam­nable.

        Pour ce qui est de l’argent néces­saire pour redres­ser la situa­tion, Grenoble est en faillite et les très riches sont par­tis sous d’autres cieux. Il ne reste qu’une classe moyenne appau­vrie et une classe de pauvres qui sont dans l’at­tente d’aide à laquelle il faut rajou­ter les nou­veaux arri­vants des pays de l’Est de l’Europe et des afri­cains …

        Il est bien évident que j’ha­bite un quar­tier qui se pau­pé­rise et je ne veux pas rece­voir des leçons de morale par quel­qu’un certes sym­pa­thique, mais qui ne vit pas dans un quar­tier devenu défa­vo­risé.

        La par­tis poli­tiques toutes sen­si­bi­li­tés confon­dues, ne sont que des trem­plins à la réus­site per­son­nelle du militant,qui une fois élu;agit d’une manière mal­fai­sante envers le peuple qui l’a élu. Carignon,Desto et Piolle, ne sont pas les bien­fai­teurs de Grenoble

        sep article
        • Avez-vous tenu compte de la baisse des dota­tions de l’Etat ?
          De plus enplus de maires démis­sionnent, ne pou­vant plus assu­mer les fonc­tion
          http://www.lepoint.fr/politique/forte-vague-de-demissions-chez-les-maires-de-plus-en-plus-uses-par-leur-fonction-01 – 08-2018 – 2240570_20.php
          Il fau­drait arrê­ter de consi­dé­rer Grenoble comme le centre de l’u­ni­vers, oups au moins de la France, du point de vue de la vio­lence et de l’i­nef­fi­ca­cité de la mai­rie. C’est un pro­blème beau­coup plus glo­bal et vu le com­por­te­ment autiste de ceux qui nous gou­vernent, je suis de plus en plus pes­si­miste.

          sep article
          • Je suis triste, ter­ri­ble­ment triste.
            Je relis les com­men­taires, l’immense majo­rité tourne autour des pro­blèmes de sécu­rité qui vont cres­cendo à Grenoble.
            Ceci nous le savions.

            Ce matin en regar­dant quelques médias écrits natio­naux, je tombe sur un article où Alliance le syn­di­cat poli­cier dénonce une dérive sans com­mune mesure avec des villes de cette taille (+60% de cri­mi­na­lité par rap­port aux villes com­pa­rables).
            Le pro­cu­reur le disait.

            Maintenant nous avons non plus des res­sen­tis mais des chiffres.
            Les poli­tiques locales trop per­mis­sives au nom de la liberté n’ont fait qu’accentuer le pro­blème. Reconnaissons que la poli­tique sécu­rité de Piolle est quasi inexis­tante et comme je l’indiquais à force de cri­ti­quer tout pou­voir cen­tral il est dif­fi­cile de don­ner confiance pour expé­ri­men­ter des poli­tiques de police de proxi­mité par exemple.
            Les prix de l’immobillets baissent dans la ville centre où la classe moyenne pré­fère la péri­phé­rie, la sécu­rité revient en tête dans l’image néga­tive qu’est deve­nue Grenoble. Et ceci est certes un fait glo­bal au niveau local il est sans com­mune mesure avec la cri­mi­na­lité d’une ville de cette taille.

            Signal rouge écar­late, la sécu­rité est ce que des élus doivent fon­da­men­ta­le­ment à leurs admi­nis­trés, il serait bon de com­po­ser avec les ser­vices de l’etat plu­tôt que de conti­nuer à les cri­ti­quer en per­ma­nence chez Monsieur le Maire de GRenoble et ses amis.

            Je suis triste car je crois encore dans un rebond gre­no­blois, j’espère que l’on prend pas la route sté­pha­noise.

            sep article
            • Il suf­fit en fait de regar­der les ana­lyses réelles sur le prix de l’im­mo­bi­lier à Grenoble en ten­dance courte et longue. Vous aurez donc les vrais chiffres et non ceux ceux très orien­tés de l’ar­ticle qui per­met de don­ner des tri­bunes poli­tiques et qui ne concernent que des quar­tiers plus dif­fi­ciles..
              La pro­gres­sion des prix de l’im­mo­bi­lier de Grenoble se situe entre 1 et 2 %.

              sep article
              • FM

                20/08/2018
                10:17

                Bonjour. Les chiffres comme l’ar­ticle ne sont nul­le­ment orien­tés : ils sont le fruit d’une moyenne pré­sen­tée par les Notaires de France. L’article lui-même indique que cer­tains quar­tiers pré­sentent une hausse modé­rée quand d’autres font chu­ter (lour­de­ment) la moyenne.

                sep article