Déchets alimentaires et cartons : premier bilan positif des expérimentations sur Grenoble et Échirolles

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FIL INFO – La Métropole de Grenoble livre les premiers résultats de son expérimentation de collecte des déchets alimentaires auprès d’habitants et de commerçants de l’agglomération grenobloise. Un bilan à mi-parcours jugé très encourageant, tant pour l’adhésion des foyers qu’en matière de quantité de déchets collectés.

 

 

L’expérimentation de la col­lecte de déchets ali­men­taires menée par Grenoble-Alpes Métropole sur trois zones de l’ag­glo­mé­ra­tion gre­no­bloise livre ses pre­miers résul­tats. Depuis la fin de l’an­née 2017, les com­mer­çants du centre-ville gre­no­blois ainsi que les habi­tants du quar­tier Capuche de Grenoble et du sec­teur de la Commanderie à Échirolles étaient invi­tés à tes­ter un nou­veau dis­po­si­tif pour ce type de déchets.

 

Lancement de l'expérimentation de collecte des déchets alimentaires. © Giovanna Crippa - Place Gre'net

Lancement de l’ex­pé­ri­men­ta­tion de col­lecte des déchets ali­men­taires. © Giovanna Crippa – Place Gre’net

 

Premier motif de satis­fac­tion : seul 1 % des foyers pré­sents sur les zones d’ex­pé­ri­men­ta­tion n’ont pas voulu par­ti­ci­per. Une grande majo­rité des 3 200 foyers pré­sents à Grenoble et Échirolles ont donc accepté chez eux les bio­seaux et sacs com­pos­tables, à dépo­ser une fois pleins dans de nou­velles pou­belles mar­rons. Semaine après semaine, assure la Métro, la qua­lité du tri est res­tée de mise. « Les habi­tants ne font qua­si­ment jamais d’er­reur », se réjouit-elle.

 

 

Près de 110 tonnes de déchets alimentaires collectés

 

Seule une cin­quan­taine de com­mer­çants du centre-ville étaient ini­tia­le­ment concer­nés par l’ex­pé­ri­men­ta­tion, mais celle-ci a été éten­due à l’en­semble des échoppes le 1er juin 2018. Les com­mer­çants s’é­tant por­tés volon­taires pour l’o­pé­ra­tion pour­ront pro­chai­ne­ment valo­ri­ser leur démarche à l’aide d’un auto­col­lant indi­quant « Ici les déchets ali­men­taires sont valo­ri­sés en com­post ».

 

Les poubelles marrons destinées à recevoir les déchets alimentaires. DR

Les pou­belles mar­rons des­ti­nées à rece­voir les déchets ali­men­taires. DR

 

Au total, 109 tonnes de déchets ali­men­taires ont été col­lec­tées depuis le début de l’o­pé­ra­tion : 65 pour les habi­tants et 44 pour les com­mer­çants. « Extrapolé sur une année entière, cela abou­tit pour les ménages à envi­ron 20 kilos par an et par habi­tant, soit le tiers du volume total de déchets ali­men­taires pro­duits en moyenne par un habi­tant », note la Métro. Un chiffre, ajoute-t-elle, qui cor­res­pond à la « valeur-cible » qu’elle s’é­tait fixée.

 

 

FM

 

 

LA COLLECTE DE CARTONS ÉGALEMENT EN EXPÉRIMENTATION

 

Autre élé­ment de l’ex­pé­ri­men­ta­tion de Grenoble-Alpes Métropole, la col­lecte des car­tons des com­merces de l’hy­per­centre gre­no­blois est éga­le­ment à l’heure du bilan. Deux modes de ramas­sage étaient tes­tés : une col­lecte à vélo des car­tons dépo­sés devant les com­merces, et des points de dépôts tem­po­raires.

 

« C’est [le] deuxième test qui a donné les résul­tats les plus encou­ra­geants en terme de volume col­lecté et de flexi­bi­lité de dépôt pour les com­mer­çants », indique Grenoble-Alpes Métropole. Plus de 110 com­mer­çants volon­taires ont ainsi uti­lisé les points de dépôts, per­met­tant la col­lecte et le recy­clage de plus de 18 tonnes de car­ton.

 

Les commerçants de l'hypercentre de Grenoble peuvent désormais déposer leurs cartons dans des points de collecte © Chloé Ponset - Place Gre'net

Les com­mer­çants de l’hy­per­centre de Grenoble peuvent désor­mais dépo­ser leurs car­tons dans des points de col­lecte © Chloé Ponset – Place Gre’net

 

Face à ce suc­cès, la Métro fait savoir que deux nou­veaux points de dépôts tem­po­raires ont été créés, afin d’é­tendre le péri­mètre de la zone de test. Ils sont à pré­sent au nombre de six, ouverts en mati­née : rue Félix-Poulat le mardi, rue Pierre-Duclot le mer­credi, place Vaucanson le jeudi, place Claveyson le ven­dredi, place Victor-Hugo et place de la Cymaise le samedi.

 

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Commentaires 1
  1. Les habi­tants de « Montpellier Méditerranée Métropole » uti­lisent depuis plu­sieurs années de pou­belles (de cou­leurs Orange) pour col­lec­ter les bio-déchets.
    Selon « Montpellier Méditerranée Métropole » Les bio-déchets sont les déchets bio­dé­gra­dables solides pro­duits par les ménages. Ils com­prennent les déchets ali­men­taires (de la pré­pa­ra­tion ou de restes de repas), les petits déchets verts, les papiers et les car­tons souillés. Ce qui cor­res­pond aux les déchets orga­niques de l’expérimentation de Grenoble & Echirolles).
    Pendant la sai­son chaude « Montpellier Méditerranée Métropole » four­nit des sacs Bio bio­dé­gra­dables. L’utilisation de ces sacs spé­ciaux bio­dé­gra­dables per­met d’éviter les écou­le­ments et les mau­vaises odeurs de ces pou­belles.
    Les tem­pé­ra­tures esti­vales de Grenoble & Montpellier sont simi­laires.
    Je suis étonné que l’article ne parle pas de ces pos­sibles incon­vé­nients (écou­le­ment et odeurs). Normal, car l’expérimentation n’a débuté que fin 2017 !
    Même bio­dé­gra­dables ces sacs sont des déchets et selon cer­taines sources, ils n’ont pas les ver­tus envi­ron­ne­men­tales qu’on leur prête. La ver­sion « éco­lo­gique » du poly­éthy­lène pour­rait se révé­ler beau­coup plus nocive que prévu …
    J’aimerai avoir un retour sur l’expérimentation à la fin aout ou début sep­tembre.
    Cdlt

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