Le collectif grenoblois pour la gratuité des transports publics réclame une étude de faisabilité

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FIL INFO – Alors que Paris a annoncé le lancement d’une réflexion autour de la gratuité des transports en commun, à Grenoble, le collectif pour la gratuité des transports publics réclame une étude de faisabilité. Et appelle au rassemblement vendredi 6 avril devant les portes du conseil métropolitain.

 

 

Depuis le 1er septembre, la hausse de + 278% du tarif de l'abonnement aux transports publics dans la Métropole grenobloise (réseau Tag) concerne la majorité des plus de 75 ans.© Séverine Cattiaux - Place Gre'net

© Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Le collectif pour la gratuité des transports publics dans l’agglomération grenobloise réclame le lancement d’une étude de faisabilité. Et il entend bien le faire savoir en appelant à un rassemblement vendredi 6 avril à 17 h 30 devant les portes du conseil métropolitain.

 

Ce jour-là, les élus se penchent en effet, après Grenoble, sur la feuille de route tracée par le préfet pour espérer atteindre une meilleure qualité de l’air dans la cuvette. Et accessoirement rassurer Bruxelles. « Au moment où pour tenter d’appliquer une directive européenne sur la pollution atmosphérique, le gouvernement demande aux agglomérations comme Grenoble de remédier à celle-ci, la gratuité des transports publics serait une incitation majeure à délaisser l’automobile », plaide le collectif dans un communiqué.

 

Dans l’agglomération grenobloise, le sujet n’est manifestement pas sur la table. Promesse de campagne du maire de Grenoble à l’adresse des jeunes en 2014, mais jamais appliquée, la gratuité des transports en commun, comme une éventuelle étude, sont absentes des mesures mises en avant par le préfet de l’Isère.

 

 

Des tarifs qui, au contraire, vont en augmentant

 

Pire, pour le collectif, la politique appliquée depuis plusieurs années va à son encontre. « Depuis quelques années, les tarifs des transports publics augmentent dans la métropole. Rappelons qu’il y a une quinzaine d’années, ils étaient gratuits pour les plus de 60 ans et quasi-gratuits pour les chômeurs. Avec la baisse des subventions de la Métropole et du Département de l’Isère, les tarifs, excepté les tarifs solidaires comme ceux concernant la jeunesse, augmentent plus que le taux d’inflation. Le pire fut l’augmentation, fin 2017, de 261 % de l’abonnement annuel des plus de 75 ans ! »

 

Eliane 85 ans, Paulette 88 ans. Depuis le 1er septembre, la hausse de + 278% du tarif de l'abonnement aux transports publics dans la Métropole grenobloise (réseau Tag) concerne la majorité des plus de 75 ans.© Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Éliane, 85 ans, et Paulette, 88 ans. Depuis le 1er septembre 2017, la hausse du tarif d’abonnement aux transports publics dans la Métropole grenobloise (réseau Tag) concerne la majorité des plus de 75 ans.© Séverine Cattiaux – Place Gre’net

 

En France, une vingtaine de réseaux, sur deux cent cinquante, appliquaient la gratuité totale en 2016, selon l’union des transports publics et ferroviaires. Dernière en date, Dunkerque, où la gratuité mise en place les week-ends va être généralisée cet automne. Paris, elle, a annoncé le lancement d’une réflexion sur le sujet, dont les conclusions devraient être connues en 2020, année des municipales. En Europe, les villes sont de plus en plus nombreuses à sauter le pas. En Allemagne, Bonn, Essen et Mannheim envisagent ainsi de tester la gratuité des transports en commun.

 

PC

 

 

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Commentaires 1
  1. Ils sont drôle ce collectif!

    Bien sûr que c’est faisable. Il suffit de le décider. Le problème est de savoir combien cela va côuter!
    Plutôt que de demander cela, ce collectif dans un premier ferait de se poser la question de la manière dont son organisés les TC dans la Métro: le SMTC ne sert à rien depuis la métropolisation et avec la gratuité la SEMITAG n’aura plus aucune raison d’être car alors on passe en régie directe, dans ce cas de la Métro (est-ce une bonne idée qd on voit comment la métro fonctionne?).

    Bref, c’est parfaitement faisable. Le problème c’est le coût, la capacité d’investissement pour le développement du réseau et la mise à la porte de certains « intérêts » tant politiques que financiers…

    Mais faisable, ça l’est, ya pas de doute.

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