FOCUS – À quelques jours de la Toussaint, la Ville de Grenoble a présenté, mardi 27 octobre 2026, un nouvel espace d’inhumation naturelle aménagé au sein du cimetière Saint-Roch au titre de la transition funéraire prônée par la municipalité. Sur plus de 2 100 m², la Ville entend ainsi proposer des sépultures moins impactantes pour l’environnement, tout en poursuivant la végétalisation de ses cimetières. Un premier ensevelissement a déjà eu lieu l’été dernier, avant l’inauguration officielle prévue le 16 novembre.
Une simple croix en bois, quelques fleurs et plantes disposées à même la terre, au pied d’un vieux mur recouvert de végétation. Rien qui ressemble aux imposants monuments funéraires des sépultures voisines. C’est pourtant bien là, dans le cimetière Saint-Roch de Grenoble, qu’une jeune femme a choisi l’inhumation naturelle durant l’été 2026, conformément à ses dernières volontés.
En l’occurrence, une première pour ce nouvel espace, présenté à la presse mardi 27 octobre par Karim Sellami, adjoint à l’Immobilier municipal, l’Administration générale, l’État-civil et au Service aux usagers. À quelques jours de la Toussaint, la Ville de Grenoble entendait ainsi proposer une autre manière d’être enterré, plus respectueuse de l’environnement et potentiellement moins coûteuse pour les familles.

Une première tombe a été aménagée au cours de l’été 2026 au sein de l’espace dédié à l’inhumation naturelle du cimetière Saint-Roch, à Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Pour l’élu, cette initiative répond à la volonté de permettre aux Grenoblois de « réduire leur empreinte environnementale, y compris au-delà de leur vie terrestre ». Une démarche volontaire qui ne remet pas en cause les modes de sépulture traditionnels, mais vient compléter l’offre funéraire municipale.
Une inhumation plus naturelle, mais toujours encadrée par la loi
Concrètement, les personnes souhaitant bénéficier de ce dispositif doivent adhérer à une charte d’inhumation naturelle. Celle-ci impose notamment l’utilisation d’un cercueil en bois non traité ou en carton, des vêtements en fibres naturelles et l’absence de soins de thanatopraxie.
L’inhumation s’effectue directement en pleine terre, sans caveau ni monument funéraire traditionnel. « Tout en restant dans le cadre légal, on veut faire en sorte que tout soit respecté pour être le plus durable possible et le moins impactant pour les sols », a expliqué de son côté Rosie Lazzarima, responsable de l’unité gestion des cimetières de la Ville de Grenoble.
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