Suppression de postes administratifs dans l’académie de Grenoble : le rectorat reporte sa décision

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EN BREF – Mobilisés depuis désormais quelques semaines, les personnels et les enseignants de différents lycées de l’académie de Grenoble se sont (ré)invités sur le parvis du rectorat, ce lundi 26 mars, au matin. L’objectif : s’opposer à la possible suppression de six postes administratifs dès la rentrée prochaine. Une décision que le comité technique académique a dû reporter à une date non précisée suite à l’opposition des syndicats.

 

 

Quelques jours après leur pre­mière mobi­li­sa­tion, les membres du per­son­nel du lycée Roger Deschaux de Sassenage sont reve­nus à la charge, ce lundi 26 mars. Ils étaient à 9 heures, place Bir-Hakeim, sous les fenêtres du rec­to­rat de Grenoble pour faire entendre leur voix lors de la réunion du comité tech­nique aca­dé­mique (CTA) qui s’est tenu hier dans la mati­née.

 

Rassemblement devant le rectorat de Grenoble des membres du personnel du lycée Roger Sechaux de Sassenage le 14 mars 2018, contre la suppression de postes dans plusieurs lycées professionnels et technologiques. © Léa Raymond - placegrenet.fr

Rassemblement devant le rec­to­rat de Grenoble des membres du per­son­nel du lycée Roger Deschaux de Sassenage le 14 mars 2018, contre les sup­pres­sions de postes dans plu­sieurs lycées pro­fes­sion­nels et tech­no­lo­giques. © Léa Raymond – placegrenet.fr

Annulé une pre­mière fois faute de quo­rum, le CTA était en effet appelé à se pro­non­cer sur la pos­sible sup­pres­sion de six emplois admi­nis­tra­tifs au sein de divers lycées pro­fes­sion­nels et tech­no­lo­giques de l’académie de Grenoble, à par­tir de sep­tembre 2018. Une mesure minis­té­rielle très contes­tée contre laquelle les cinq éta­blis­se­ments concer­nés ont choisi de faire front com­mun.

 

 

Un front commun contre des suppressions qui « impactent tout le monde »

 

« On est là tous ensemble, parce que cette déci­sion impacte tout le monde » déclarent presque d’une seule voix les secré­taires et les ensei­gnants du lycée poly­va­lent Louise Michel de Grenoble, pré­sents eux aussi au ras­sem­ble­ment.

 

Les sécretaires et les enseignants du lycée Louise Michel ont rejoint la mobilisation, ce lundi 27 mars. © Giovanna Crippa - Place Gre'net

Les secré­taires et les ensei­gnants du lycée Louise Michel ont rejoint la mobi­li­sa­tion, ce lundi 27 mars. © Giovanna Crippa – Place Gre’net

Déjà tou­chés par la sup­pres­sion d’un emploi en 2017, ces der­niers redoutent de voir leur équipe d’administration se réduire encore davan­tage à comp­ter de la ren­trée pro­chaine. Et ce, sans qu’il y ait paral­lè­le­ment « une chute d’effectifs », pré­cisent-ils.

 

En plus d’accueillir quelque 1 800 élèves ins­crits dans dif­fé­rentes filières pro­fes­sion­nelles et tech­no­lo­giques, ce lycée gre­no­blois offre nombre de for­ma­tions en BTS (bre­vet tech­no­lo­gique supé­rieur). Autant d’élèves en « situa­tions sociale et finan­cière dif­fi­ciles » qui néces­sitent « d’être aidés à mon­ter un dos­sier pour une bourse d’études ou à effec­tuer les démarches d’inscription », explique une membre du per­son­nel admi­nis­tra­tif du Louise Michel.

 

« Ce sont tou­jours les plus faibles qui sont tou­chés », résume au bas mot Christine Favaro, secré­taire d’intendance auprès du lycée Roger Deschaux de Sassenage. Qui enchaîne : « Avec moins de per­son­nel, nous ne pour­rons plus assu­rer les mêmes mis­sions. »

 

 

La décision officielle… reportée à une date ultérieure

 

« Qui s’occupera du tra­vail sup­plé­men­taire ? », dénoncent de leur côté les membres du per­son­nel du lycée Louis Armand de Chambéry, venus exprès du dépar­te­ment de la Savoie pour pro­tes­ter contre les coupes dans le per­son­nel admi­nis­tra­tif au sein de leur éta­blis­se­ment.  « Aujourd’hui, nous sommes douze mais, dès sep­tembre, nous sommes cen­sés pas­ser à dix…tout en gar­dant la même charge de tra­vail. »

 

Les délégués du lycée polyvalent Louis Armand. © Giovanna Crippa - Place Gre'net

Les délé­gués du lycée poly­va­lent Louis Armand. © Giovanna Crippa – Place Gre’net

Une inquié­tude par­ta­gée par tous les mani­fes­tants, Isérois et Savoyards confon­dus. D’où leur déci­sion d’envoyer un groupe de délé­gués au sein du CTA.

 

« Nous avons été reçus par le direc­teur du cabi­net du rec­teur, par la direc­trice adjointe des res­sources humaines et par la res­pon­sable du ser­vice qui s’occupe des sta­tis­tiques », détaille Christine Favaro.

 

« Ils nous ont tout sim­ple­ment réex­pli­qué que cette mesure vient du minis­tère qui a demandé de sup­pri­mer six emplois d’administration dans les éta­blis­se­ments publics locaux d’enseignement (EPLE) de notre aca­dé­mie. »

 

Une fois la délé­ga­tion par­tie, le débat s’est pour­suivi à huis clos. Résultat ? La déci­sion a été repor­tée à une date ulté­rieure non pré­ci­sée, les syn­di­cats* ayant voté contre. Et la secré­taire d’intendance du lycée sas­se­na­geois de conclure : « un nou­veau comité tech­nique va être convo­qué ».

 

GC

 

 

* Parmi eux, Force ouvrière, FSU, CFDT et l’Unsa.

 

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