Opération de sauvetage des amphibiens : la LPO Isère cherche des bénévoles

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La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) en Isère organise une opération de sauvetage des amphibiens du 6 au 23 février. L’objectif ? Éviter que ceux-ci ne se fassent écraser en tentant de traverser la route pour rejoindre leur lieu de reproduction. Pour ce faire, la LPO lance un appel aux bénévoles afin d’installer des dispositifs sur le bord des routes iséroises.

 

 

La Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) en Isère organise une opération de sauvetage des amphibiens du 6 au 23 février 2018.Grenouille

Des milliers d’amphibiens sont écrasés chaque année alors qu’ils tentent de rejoindre leur lieu de reproduction (image d’illustration). DR

Chaque année, des milliers d’amphibiens se font écraser sur les routes aux alentours de février-mars, alors qu’ils tentent de rejoindre leur lieu de reproduction. Une véritable hécatombe qui menace la survie de certaines espèces et perturbe l’équilibre de la faune.

 

C’est pourquoi, la Ligue de protection des oiseaux (LPO)  organise depuis 1996 des opérations de grandes ampleurs sur les routes iséroises. L’objectif ? Installer des filets sur les bords de voies routières, afin d’éviter que ces amphibiens ne se fassent écraser par les automobilistes. Ceux-ci seront capturés et remis en liberté de l’autre côté de la route.

 

 

« Toute aide est la bienvenue »

 

« Toute aide est la bienvenue », assure la LPO Isère qui recherche activement des bénévoles. En effet, de grands chantiers se dérouleront du 6 au 23 février, en partenariat avec le Département de l’Isère. Des dispositifs seront notamment installés sur des “sites prioritaires”, à savoir Chirens, Bilieu, Moras, Notre-Dame-de-l’Osier, la Combe-de-Lancey, Entre-Deux-Guiers et Charavines.

 

« Sur cette route, 320 amphibiens sauvés », peut-on lire sur le panneau © LPO Isère

En plus de préserver la faune, cette action permet de localiser précisément les couloirs migratoires. La LPO recueille ainsi des témoignages sur les sites d’écrasement. « Toute information concernant des amphibiens sur les routes (vivants ou morts) est intéressante », explique-t-elle. De quoi identifier les tronçons de routes dangereux et réfléchir aux solutions envisageables.

 

D’ailleurs, les internautes pourront directement laisser leurs commentaires à ce sujet par le biais du site faune-isere.org. À terme, l’idée est de construire des passages à petite faune aux endroits les plus fréquentés.

 

L’Isère n’est pas le seul département à déployer d’importants moyens en faveur du sauvetage des amphibiens. À Saint-Malo, par exemple, une route est fermée pendant trois mois, afin de laisser les amphibiens se reproduire sans danger.

 

AMa

 

 

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