Le mouvement de grève continue au centre courrier de La Mure

sep article
48 € par an pour louer un vélo : et si c

La grève se poursuit au centre courrier de La Mure, où des débrayages matinaux des facteurs perturbent la distribution normale du courrier.

 

 

En grève mercredi 11 octobre, les facteurs de La Mure ont décidé de poursuivre le mouvement. Les employés dénoncent toujours la restructuration de leur centre courrier, et demandent son annulation ou, au moins, son report au printemps 2018 afin d’avoir plus de visibilité. En particulier après la période des Fêtes et ses nombreuses livraisons de colis.

 

Les salariés ont ainsi observé une heure de débrayage ce jeudi 12 octobre au matin, durant la

période de tri, dans le but de perturber la distribution du courrier. Opération réussie, puisque la quasi-totalité des facteurs participent à la grève, selon Sud PTT. Le même débrayage devrait avoir lieu vendredi 13 et samedi 14 au centre courrier, avant une journée d’action le lundi 16 octobre sur le marché de La Mure.

 

Le sénateur Guillaume Gontard doit rendre visite aux salariés grévistes © Joël Kermabon - Place Gre'net

Le sénateur Guillaume Gontard doit rendre visite aux salariés grévistes © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Les syndicalistes de Sud PTT ont pris contact avec les élus locaux. Ils devraient recevoir ce vendredi 13 octobre au matin la visite du nouveau sénateur de l’Isère, Guillaume Gontard (divers-gauche), et seraient en lien avec la sénatrice Frédérique Puissat (Les Républicains). Ont également été sollicités Marie-Noëlle Battistel, députée de la 4e circonscription de l’Isère ainsi que les maires des communes de La Mure et des alentours.

 

 

Une réorganisation nécessaire dans le centre courrier, estime La Poste

 

 

De son côté, La Poste assure « la nécessité de la mise en place d’une nouvelle organisation sur l’établissement de La Mure ». Une réorganisation qui, dit-elle, ne comportera aucune suppression d’emplois, mais simplement des non-remplacements de départs. Ce qui ne risque pas de satisfaire les syndicats, qui demandent pour leur part l’embauche de nouveaux postiers.

 

La grève des facteurs du centre courrier de La Mure continue, sous forme de débrayages le matin, en attendant une journée d'action lundi 16 octobre.

Pas de suppression d’emplois à La Mure, assure la Poste © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

L’entreprise répond également aux critiques sur les conditions de travail : « Afin de prendre en compte les spécificités de certaines tournées (conditions climatiques, topographie), La Poste équipe ses facteurs et ses véhicules : chaussures à crampons, voitures 4×4, véhicules à motricité renforcée », écrit-elle.

 

Quant à la question des colis en abondance sur la période de fin d’année, La Poste rétorque : « Sur la Plateforme de distribution du courrier [centre courrier, ndlr] de La Mure, deux renforts seront mis en place, du 16 octobre jusqu’au 31 janvier ». Et n’oublie pas de spécifier que « d’éventuelles heures supplémentaires seront payées, en fonction des dépassements horaires ».

 

 

Sud PTT dénonce des « pressions » sur les grévistes

 

 

Autant d’assertions qui ne semblent pas convaincre Sud PTT, bien décidé à continuer le mouvement. Au moins jusqu’à une journée d’action sur le marché de La Mure lundi 16 octobre, à grand renforts de tracts et de pétitions.

 

Sud PTT. De gauche à droite : François Marchive, Régis Blanchot et Nicolas Bouhdjar. La grève des facteurs du centre courrier de La Mure continue, sous forme de débrayages le matin, en attendant une journée d'action lundi 16 octobre. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Sud PTT. De gauche à droite : François Marchive, Régis Blanchot et Nicolas Bouhdjar. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Le dialogue est-il rompu ? « La seule réponse que l’on a, c’est que La Poste ne reculera pas la réorganisation parce que c’est une question de principe. Quand on a des gens qui répondent ça, on n’a pas une direction qui cherche à dialoguer ! », juge François Marchive, délégué Sud PTT.

 

Un délégué qui décrit même des « velléités de répression vis-à-vis des agents ». « Comme ça les énerve beaucoup, alors que ça s’appelle le droit de grève, il y a des menaces de sanction si les facteurs refont demain une heure de débrayage et ne passent pas au tri général », affirme encore François Marchive.

 

FM

 

commentez lire les commentaires
1415 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.